Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 20:42
Merci Djipi pour cette contribution. La forme est ambiguë et il est bien nécessaire de l'expliquer. Il s'agit en l'occurrence de considérer ces gros richards, ceux "qui s'engraissent avec la sueur de notre front" (Ionesco/Macbett), ceux qui vous font acheter des assurances-vie à la con dont le capital s'amenuise comme peau de chagrin (évidemment votre capital va in the pocket de moins cons que vous (mais c'est facile, attention, mon vous est un jeu)). Ah, ces enculés de banquiers, je les hais ! Ils nous sucent (ben oui, j'ai mis en gras pasque c'est une métaphore!) sans nous procurer le moindre plaisir...Donc il y en a qui n'ont pas fait leur fortune avec l'air du temps. Sans doute y a-t-il des relents populistes dans l'expression, mais j'en ai marre d'être clean, j'en ai marre d'être anti-poujadiste. J'en ai marre de me faire entuber...
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 21:24
La peur du vide, la peur du nouveau, la peur de l'ailleurs, la peur de l'autre, cette peur d'aller de l'avant paralyse, tétanise, fossilise presque. A certains moments, il faut savoir se jeter dans l'inconnu pour changer, pour se renouveler, pour être, même. S'accrocher à sa situation, à la sécurité d'un monde connu, comme une moule à son rocher, ne permet que de rester une moule. C'est déjà ça diront les velléitaires. Certes, c'est déjà ça !
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 21:11
J'ai une copine qui n'a pas sa langue dans sa poche (en tout bien tout honneur d'ailleurs) et pas les deux pieds dans le même sabot. Elle ne s'en laisse donc pas conter par le premier venu et quand on l'attaque, elle part au combat sans fleur au fusil et sans état d'âme. Elle a un sens aigu de la répartie allié à une susceptibilité sélective (dont heureusement je ne fais guère les frais puisqu'elle reste une bonne copine...ouf ! mais je suis un peu fayot !). Un sieur quelque peu rustaud d'apparence puisqu'il se donne des airs d'être ce qu'il n'est pas semble-t-il, et encore mal convaincu de la pugnacité d'icelle, lui allait baillant qu'elle pourrait être plus aimable dans ses commerces habituels avec les usagers de son commerce habituel. Je n'en dis point trop pour qu'elle demeure patronymement à votre connaissance celée. Seule la belle expression dont elle le cingla, lui dont l'amabilité est loin d'être la qualité première, m'intéresse, car elle est jolie.
C'est l'hôpital qui se fout de la charité, asséna-t-elle avec bravitude et sans émotion. Eh, oui, c'est du vécu. On utilise donc cette expression à l'encontre de ceux qui ont le conseil facile et qui voient la paille dans l'oeil du voisin alors qu'ils ne voient pas la poutre qui est dans leur propre oeil.
 
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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /Avr /2009 13:33

La mode des coiffures hirsutes plus ou moins agglomérées par des gels "coiffants" ou "structurants" donne un relief particulier à cette expression rigolote. Etre coiffé comme un dessous de bras, c'est avoir un chef qui ne ressemble à rien, une espèce de touffe informe, comme le tas de poils qu'on a sous les bras quand on ne l'épile pas...

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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 19:10
Parler de paradis fiscal à Londres, c'est comme organiser une réunion d'alcooliques dans un bar à vin
a (aurait) dit Jacques Attali, le 5 avril dernier (à propos di G20), sur France 5, du moins si nous en croyons le Canard Enchaîné qui, pour être partial, n'en est pas moins (assez)(souvent)(plutôt)(Gooffy) bien informé.
Je ne résiste évidemment pas à (l'idée de) vous livrer cette saillie que peut-être vous ouïtes, comme si je vous faisais un plat de pâtes fraîches, avec grand plaisir.
Ce Jacques Attali bouffe un peu à tous les râteliers, il est souvent clair comme du jus de boudin, il est une pythie lourdingue et fastoche qui prédit que le pétrole va se raréfier (j'invente un peu mais j'ai pas le temps, pas l'envie d'aller picorer dans ses bouquins, même à la FNAC et il n'y a pas de raison que je lise plus les bouquins que les critiques à deux balles des radios et des télévisions), il est loin d'être beau (figure de style aussi) (mais je ne suis pas vraiment bon juge car loin d'être intéressé par les hommes, encore qu'on me dise assez souvent que ma part féminine saute au pif, ce qui fait hurler de rire certaines de mes proximités à qui j'essaie d'avouer mes faiblesses, mes insuffisances). Peut-être qu'il écrit mieux que moi mais j'en doute...Je n'ai rien lu de lui, ça le met au même niveau que moi que personne n'a jamais lieux et tant mu. 
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 18:43


C'est l'alliance de la carpe et du lapin, dit-on quand on constate une alliance surprenante, une espèce de ménage choquant entre deux personnes qui n'ont rien pour aller ensemble. Ca veut bien dire qu'on a toujours des idées préconçues, voire des idées reçues sur ce qui peut constituer un assemblage idéal. Les extrêmes s'attirent, dit-on, mais peut-être plus simplement les solitudes s'attirent-elles à tire d'aile..
En tout cas, et sans barguigner plus dans ces sphères inintéressantes, je proposerai à la sagacité de nos zélés zoulous une question qui m'intrigue. Je trouve des allusions réitérées et récurrentes référant l'expression à une fable qui, de toute évidence, n'est pas de La Fontaine. Je trouve communément la fable ci-dessous que bien des internautes reproduisent sans allusion à l'auteur. Car l'auteur doit bien exister, merdre ! Même si la facture peut paraître un peu commune, en tout cas cela se laisse lire. J'ai ma foi (en fait je ne crois en rien, même pas en moi), j'ai ma foi, disais-je donc avant que vous ne m'interrompissiez (sur les plates-bandes ( S à l'adjectif, S au nom et double parenthèse, (ça y est ça me reprend, donc triple parenthèse))) ; en fait je me suis moi-même interrompu en me prenant pour quelqu'un d'autre, ce qui ne laisse pas de m'interroger sur ma santé mentale, dont je vois céans et to-day qu'elle défaille. Alors de qui donc est ladite fable (un petit poil de cul grivoise) ?

Je ne cite pas les sites...il suffit de goggler "carpe et lapin" . Mais si un zélé zoulou pouvait me dire ce que vient foutre ici le dentiste, je lui en serais moult reconnaissant et doncques le citerais.


Un beau matin
Jeannot Lapin
Lissait sa pelisse,
Se mirant et s’admirant,
Tel Narcisse,
Dans l’eau flatteuse d’un étang.

Dans le reflet du miroir,
Dame Carpe allait nageant
En agitant ses nageoires
Nonchalamment.

Cupidon passait céans
Ayant fort mauvaise mine.
Poussé par une humeur chagrine,
(Une vilaine rage de dents!)
Il voulut que sa flèche aille
Transpercer à la fois le coeur
De la dame aux mille écailles
Et de notre mignon rongeur.

Aussitôt à la folie ils s’aiment
Et veulent devenir amants
Réalisant dans l’instant même
Qu’ils ont chacun leur élément.

C’est bien connu le lapereau
A peur de l’eau!
Pourtant, tout de courage,
Il plonge et nage,
Pour honorer l’oblongue élue.
Las! Ses efforts sont superflus,
Et sans avoir pu consommer,
Le poids de sa pelisse
A tôt fait de l’entraîner
Dans les Abysses.

Dame Carpe, qui ne prononce
Jamais un mot de trop,
En silence le remonte
Sur le rivage, où Jeannot
Boit sa honte mais ne renonce:
Il faudra bien qu’il la monte!

C’est bien aussi dans les idées
De notre carpinidée
Qui sur la berge d’un bond se hisse;
Notre lapin veut faire l’amant
Mais sur le bleu ses assauts glissent
Infiniment;
Bientôt notre pauvre poissonne
Vient à manquer d’eau. Elle suffoque,
L’heure de la retraite sonne;
Foin d’amours loufoques!
D’un coup de rein elle rejoint
Son univers aquatique,
Laissant sur le bord son lapin
Avec sa trique!

Voici pourquoi fut aussi triste
Le mariage de la carpe et du lapin
Tout cela à cause d’un galopin
Qui avait peur du dentiste.

La rubrique du Zoulou (1)
Zulunation, notre zélé zoulou, nous livre un complément comme toujours très documenté :

"... une question à laquelle je n'ai aucune réponse ! sur le domaine je sais seulement cela :
dans son ouvrage de 1880 "Esquisses Morales", L. De Ronchaud nous dit que "cette fable [date de 1854 et] a pour auteur Marie de Flavigny (Contesse d'Argoult) mais seulement pour le fond. Pour la forme, elle est d'un ami qui l'a recueillie un soir de sa bouche et l'a mise en vers".
Mais, à lire le texte, la forme du fameux poëme qu'il rapporte est bien différente de celle ici racontée ! et il se termine par : / Homme, cette histoire est la nôtre : / A chaque être son élément ! / A chaque âme son aliment ! / Ce qui fait vivre l'un fait souvent mourir l'autre. /
c'est donc toujours aussi mystérieux en ce qui regarde le dentiste ...!"

(1) Un lecteur au pseudo de Zulunation (que j'aime allitérer en "zélé zoulou" (2)) nous apporte périodiquement, parfois à la demande, et de façon désintéressée, des renseignements précieux, des compléments, des pistes pour ces chroniques. Il m'arrive même de le solliciter tant il est pertinent et réactif. Ah si tous les lecteurs étaient comme lui, ce blog serait d'une autre richesse ! Hein ? Bande de feignasses ! Ca vous crèverait de m'écrire un peu ?
(2) Allitérer : verbe inexistant sans doute mais qui dit bien ce qu'il veur dire : "faire une allitération"
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 19:50

Il y a les pisse-froid (ah, les joies du pluriel des mots composés) et les pisse-vinaigre (allez, on peut aussi écrire des pisse-vinaigres). On peut donner à ces deux expressions un sens similaire : elles désignent des personnes sans humour, au caractère revêche. Il semble qu'on puisse dire également des pisse-glaçons (aïe, pisser des glaçons, ça fait frémir mais ça doit être moins douloureux (surtout pour un chaud lapin) que de pisser des lames de rasoir, métaphore désignant les douleurs affectant ceux qui ont attrapé une chtouille, une blennoragie qu'on appelle aussi chaude-pisse. Il paraît que de Gaulle avait traité un directeur de quotidien de "pisse-vinaigre prétentieux, maniaque de la chicane" et un autre aussi de "reptile"...
Si quelqu'un de mal élevé (et j'en connais) me dit avec un air courroucé "je te pisse au cul" ou " je te pisse à la raie", j'aurai plus tendance à les traiter de pisse-vinaigre (dénotant une acidité) que de pisse-froid (dénotant plus de passivité).
Cela me rappelle et à d'autres aussi sans doute le Roman de Renart ou Renart n'hésitait pas à compisser, voire à conchier tout un chacun. Et ça s'étudiait en 6è !

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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 18:54
Expression un peu étrange en raison du contexte que crée le mot "seringue" avec ses immédiates connotations de "hôpital" d'un côté ou de "toxicomanie" de l'autre. En réalité, le sens de la métaphore découle du procédé ou processus mécanique qui précède l'injection. Mettre dans la seringue, c'est préparer une action qui peut être réalisée à tout moment. Je l'ai récemment entendue proférée par Alain Juppé mais ne suis malheureusement pas capable de re-préciser comment il l'a employée. En tout cas, elle accompagnait cette interview où il a dit que "ce Pape commence à devenir un problème". Euphémisme mais dans la bouche de cet homme politique l'expression prend un relief particulier. Il pourrait bien finir par se rendre sympathique !
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Linguapop


Linguapop est un blog pour aimer une langue populaire, créative, qui s'invente chaque jour. Verte, savoureuse, vulgaire ou malséante, élégante ou déjantée, affectée ou provocante, la langue française nous intéresse dans tous ses états.

 



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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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