métaphore

Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 12:22

 

Cette expression typiquement québécoise (selon la Parlure) est un équivalent du français aller à Tatahouine, c'est-à-dire dans un endroit si lointain et isolé qu'on peine à l'imaginer. Je crois que les îles Mouk Mouk n'existent pas, en revanche et par contre et toutefois, Tatahouine existe bel et bien dans une région plutôt désertique du sud tunisien, que j'ai moi-même foulée de mes petits pieds, c'est vous dire si je suis un fucking aventurier.

Autres expressions typiquement françaises :

aller au diable Vauvert (là encore un lieu virtuel, plus ou moins mythique même s'il existe ça et là des lieux afublés de ce toponyme) et plus brièvement aller au diable.

Aller à Péta Ouchneff ou à Péta Ouchnok, expressions dans lesquelles la notion d'éloignement disparaît pour laisser place -si on ose dire et sic- à une notion de n'importe où. On entend bien dans ces deux expressions un tintinnabulement  de sons slaves ou plutôt de ce qu'on s'en représente dans une imagerie sonore populaire. (ouf...). 

 

 

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 12:30

Selon les expatriés au Canada qui souhaitent prolonger leur durée légale de séjour dans ce pays sans avoir à revenir en France, faire le tour du poteau c'est sortir du territoire canadien, pénétrer aux Etats-Unis (par exemple du côté de Niagara Falls) puis revenir au Canada en se faisant dûment repérer par la douane. Et le tout est joué, semble-t-il.

Voir : http://www.immigrer.com/faq/rubrique/Tour-du-poteau-le.html

 

 En ce moment j'ai une accointance avec le Québec, alors j'espère bien pouvoir enrichir ma déjà complète compilation avec des expressions métaphoriques issues de la Belle Province.

 

Je m'en vas vous mettre l'eau à la bouche en citant :

 

"Avoir les yeux comme une chatte qui pisse dans le son "

C'est-à-dire avoir un regard de satisfaction, être en extase, amoureuse.

 

Ben oui, moi aussi ça m'a toujours frappé de voir le regard d'un animal qui pisse ou qui chie, sachant que l'homme est aussi un animal (pour l'homme).

 

Allez donc faire un tour dans le grenier de Bibiane, on y trouve de tout...

 

 

  http://legrenierdebibiane.com/participez/Expressions/quebec.html

 

Mettez-vous dans le creux de l'oreille ces deux si belles chansons de Charlebois (entre autres). J'ai eu la chance de le voir aux Francofolies de La Rochelle il y a quelques années. Il a éclipsé tout le monde, même Cabrel.

 

 

 

 


Robert charlebois & louise forestier "lindberg"
envoyé par GERARDSERGE. - La vie de famille à travers le monde en vidéo.
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 17:56

 

C'est de circonstance, bof !

 

Eh, banane, tu crois au Père Noël ? Sous-entendu, si tu crois que je vais faire ce que tu me demandes, tu te fourres le doigt dans l'oeil et même jusqu'au trognon. En d'autres termes, tu peux (aller) te brosser !

Fourrer un doigt jusqu'au trognon ne semble d'ailleurs avoir aucun sens et pourtant, on l'utilise par association d'idées. Se faire avoir jusqu'au trognon, par exemple, c'est se faire avoir jusqu'au bout, se faire avoir jusqu'à l'os, même dit-on. Le trognon, comme l'os, c'est ce qu'il reste quand on a tout enlevé. Le bout du bout.

 

Noël, c'est aussi l'idée de l'abondance (le réveillon, les cadeaux), ainsi on peut dire "c'est Noël" ou "c'est Noël avant l'heure" quand quelque chose arrive comme un cadeau, un peu plus que ce qu'on espérait. Noël suggère aussi la surcharge (chargé, maquillé, décoré comme un sapin de Noël; un vrai sapin de Noël dira-t-on parfois d'une femme qui aura ostensiblement sorti tous ses bijoux).  

 

On ressortira les métaphores usagées telles : Etre ou ne pas être un cadeau. Une personne qui n'est pas un cadeau peut être aussi bien quelqu'un de moche que quelqu'un d'emmerdant.

 

On va pas faire un réveillon, là-dessus, signifie que quelque chose a déjà beaucoup trop duré et qu'il y faut mettre un terme. Ou encore, on va pas faire réveillon ici, sous-entendu, on va pas s'incruster, on va pas rester plus longtemps.

 


Destinée - Le Père Noël est une ordure
envoyé par Sergent-chef_Cruchot. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 12:10

Il fallait bien une expression qui colle avec ces temps de froidure et de neige. En réalité, avoir les dents en chasse-neige est une métaphore visuelle pour désigner quelqu'un qui a les dents très en avant, en référence à la lame penchée du chasse-neige. De très mauvaises langues utilisent une autre métaphore : avoir les dents en décapsuleur. Et des langues encore plus dévoyées mettent en relation le fait d'avoir des dents en chasse-neige et de possibles risques d'inflation (1). Dans On va le dire comme ça, Dictionnaire des expressions quotidiennes, Charles Bernet et Pierre Rézeau citent  (2) : avoir de l'avance sur le gâteau; avoir les dents qui courent après le bifteck.

 

Voir ce commentaire de Fonnier :

  • "Je ne sais plus quel humoriste(coluche?) avait imagé en disant:

    "Dis donc elle quand elle goûte la béchamel avec la cuillère en bois, elle doit faire des copeaux...""

 

(2)   Editions France Loisirs

(1)

 


Lapsus: Dati confond "inflation" et... "fellation"
envoyé par LePostfr. - L'info video en direct.

 

(2) Editions France Loisirs

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 17:54

En ce moment, et depuis plusieurs mois (cinq !), la presse suppute (toi même !), dissèque, coupe les cheveux en quatre, ergote et glose pour "savoir" quel sera le premier ministre de la République. Comme si ça allait changer quelque chose...En donnant aux journalistes cet os à ronger, notre roué président sait bien que ça occulte d'autant d'autres sujets qui fâchent.  Donc on nous en fait tout un fromage et ça commence à nous gonfler. Si ça se trouve, ça va même faire un peu pschitt.

Je trouve tout de même que ça ne donne pas une image très "décidée" du pouvoir. Lancer quelques ballons d'essai pour sentir la température de l'opinion, ça va bien un peu mais là, à quoi ça rime ?

On va pas nous en faire un plat de ce remaniement. Y a vraiment pas de quoi nous en chier une pendule !

 

http://tout1fromage.canalblog.com/

 

 

 

Pour ceux qui aiment  le fromage, le vrai

 

http://tout1fromage.canalblog.com/

 

Et n'oubliez pas non plus :

 

Y a une couille dans le fromage

 

 

Les fromages de la république
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 19:02

Longtemps que l'idée de consacrer des articles au franglais me titille et me trotte dans la tête (m'en fous si ça redonde, et alors ?). Pas pour condamner ni porter un jugement forcément négatif car comment refuser que les langues convergent afin que l'inter-compréhension humaine soit plus grande ? Et puis, ce qui m'intéresse, c'est observer l'état de la langue, regarder son évolution. J'avoue que ce qui m'ennuie, c'est que l'irruption (je ne dis pas l'intrusion) de l'anglais dans notre langue accompagne un encerclement économique. Ca me fait carrément flipper de constater par exemple qu'on essaie de nous imposer les mesures anglo-saxonnes en pouces (inches). Franchement, quand on décrit la diagonale d'une TV ou un écran en pouces, ça me gonfle grave... En fait on nous prend pour des cons en nous laissant croire qu'on est assez doués pour piger ce nouveau volapük.

L'autre aspect des choses, c'est que notre français superbe -et jadis si "impérial"- n'a pas la simplicité voulue ni la réactivité suffisante pour accompagner les besoins d'une langue moderne : une langue qui s'invente et se crée chaque jour, comme le serine le beau slogan de Linguapop (voir en haut à droite).

Les nouveaux mots en français sont décidés en haut lieu par une commission idoine qui préconise des usages certes intéressants mais qui se posent en prescription en méconnaissant parfois les usages. Il faudrait adopter le mouvement inverse : laisser la langue se créer et accompagner le mouvement. Dans ces cas-là, ladite commission pourrait peut-être influer vraiment. A quoi sert-il de préconiser qu'un tuner doit être appelé syntoniseur ou qu'un week-end doit être appelé dominique si l'usage ne le relaie pas.

Aujourd'hui, c'est le buzz (3) qui fabrique parfois ces mots nouveaux en les adaptant le plus souvent d'une autre langue.

 

Alors quand j'entends parler de "journaliste-baching", je me demande de quoi est-ce qu'on cause. En bon logicien, je me réfère à l'argot bâcher, mettre une bâche, c'est-à-dire claquer le bec ou se moquer avec violence. Je ne suis pas si loin des choses puisqu'un article du site café babel éclaire ce mot issu d'abord de l'anglais puis principalement utilisé en Allemagne avant d'arriver en France (cf. en fin d'article).
L'exemple le plus actuel de journaliste baching est celui pratiqué par Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de Gauche. 


Mélenchon: Les journalistes sont de "petites cervelles"
envoyé par ecoledejournalisme. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

 

Voici ce que dit l'article de café-babel (extrait) 

 

"En anglais, le mot désigne un type de violence exercé à l’encontre d’un groupe ou d’une personne fondée sur l’identité ou les convictions idéologiques. Ce terme traduit ce que l’allemand s’obligerait à exprimer en usant de périphrases tortueuses telles que « cloué au pilori, vouer aux gémonies… » (...) On savait déjà, depuis le dernier championnat du monde de football, que les supporters de l’Allemagne n’assistent plus collectivement à une projection publique sur grand écran, mais à un… Public Viewing. De même qu’ils cancel un vol au lieu de l’annuler, se tartinent de make-up ou effectuent leurs transactions bancaires Online. (...)les Français se battent déjà depuis un certain nombre d’années contre l’invasion du franglais. Ce néologisme créé par le grammairien Max Rat fit son apparition dans les colonnes du quotidien France-Soir en 1960. Il en résulta que face à la recrudescence du full time et autres open spaces, la douce France, si soucieuse de préserver la virginité de son idiome, tenta d’endiguer le phénomène en légiférant. Cette volonté hexagonale de se protéger aboutit en 1994 à la promulgation la Loi Toubon (du nom du ministre de la culture de l’époque). Une mesure que la rue ne manqua pas de brocarder en l’affublant, non sans malice, du sobriquet de loi Allgood. l’E-mail, l’efficacité d’une telle mesure a encore de quoi laisser perplexe."

 

 

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 14:12

Est-ce une légende ou bien plutôt une vacherie qui fait croire que Johnny (1) aurait prononcé la phrase suivante : il faut remettre les pendules à leur... place ?

Remettre-les-pendules-a-l-heure.JPG.

 

Ca amuse un certain nombre d'humoristes de tomber continuellement à bras raccourcis (Abraracourcix est le nom du chef du village Gaulois où s'ébattent Obélix et Astérix (2) (3)) sur ce chanteur (Ah, les parenthèses, ça casse ! mais c'est bien, ça maintient l'attention. Et s'il y a perte d'attention, c'est que c'était pas la peine de se casser le cul pour vous)..

Remettre les pendules à l'heure, c'est mettre les choses au point , mettre à plat, repartir de zéro, etc. En plus de cet aspect technique, il faut bien y ajouter un zeste d'aspect polémique ou a minima dialectique. Remettre les pendules à l'heure, c'est une manière de dire à son interlocuteur des choses désagréables pour battre en brèche des erreurs ou des opinions fausses.

C'est clair ?

Tant pis !

 

(1) Johnny Halliday, chanteur belge ou français, bien connu en France.

(2) Personnage créé par René Goscinny, génial scénariste de bandes dessinéees. Le dessinateur d'Astérix, encore vivant comme moi s'appelle Uderzo

(3) Vous vous demandez pourquoi je donne en (1) et (2) tous ces détails que presque tout français connaît : c'est tout simplement que ce blog est très souvent lu et traduit (automatiquement, ah,,ah !) par des  lecteurs étrangers...

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 18:33

La chanteuse Colette Renard vient de s'éteindre. C'est l'occasion de découvrir ou de réécouter ce bijou que dans la chanson elle se fait chatouiller, une chanson coquine : les nuits d'une demoiselle. Le texte contient une trentaine de métaphores érotico-suggestives évoquant l'acte d'amour du point de vue féminin, ce qui n'est pas si fréquent. Rien que du tendre...Merci à Nathalie C. , comédienne et chanteuse dans le Cabaret des Délicieuses (1) qui nous a communiqué ce lien. Cette chanson fait partie de leur spectacle : le Cabaret des Délicieuses. Allez buzzez...

 

 

 

 

 

D'amour en érotisme, d'humour en fétichisme, trois délicieuses, sorties tout droit d'une baraque for...aine à sensations, vous dévoilent le corps et l'âme avec un bonheur rosi à point de maints plaisirs et désirs charnels.
 
A Saint-Laurent-des-Eaux, Loir-et-Cher, le 16 octobre à 20h30 (Centre culturel Jean-Moulin)
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Linguapop


Linguapop est un blog pour aimer une langue populaire, créative, qui s'invente chaque jour. Verte, savoureuse, vulgaire ou malséante, élégante ou déjantée, affectée ou provocante, la langue française nous intéresse dans tous ses états.

 



Pour rechercher si une expression est présente dans Linguapop :

 

Avec l'initiale d'un mot-clé, cherchez parmi les tables ci-dessous dans Pages (attention, pour l'instant, un tiers seulement de linguapop a été mis en table)

 

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Lexicojolie

 

Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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