métaphore

Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 19:47

 

L'expression est plutôt : on ne peut pas faire de l'or avec du plomb. C'est une phrase un peu fétiche de l'encore premier ministre de la France qui s'appelle François Fillon. Sous-entendu : avec la dette que supporte la France, avec les difficultés liées à l'emploi, au déficit de la sécurité sociale, au déséquilibre de la balance commerciale, au moral des ménages, à la grogne ambiante, je ne peux pas faire de miracles.

Mais l'important pour lui, c'est de faire des réformes, même si elles sont mauvaises pour le peuple de France. C'était déjà le credo d'un certain Raffarin qui n'a pas laissé un souvenir impérissable. Du moment que le CAC 40 est heureux...Et puis, elles, les entreprises du CAC à rentes, elles savent bien transformer le plomb en or.

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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 21:18

Même si l'expression peut paraître surannée, voire désuète, elle est encore couramment utilisée par une bonne tranche d'utilisateurs : les critiques, les commentateurs ou journalistes politiques, les polémistes de tout poil s'en servent pour indiquer le caractère avalancheux  ou diluvien de certains événements ou d'occurrences de toutes natures. Le Canard Enchaîné, par exemple,  qui aime manier la métaphore en fait un usage récurrent (on ne dira jamais assez combien ce journal satirique sait utiliser largement la langue avec efficience, humour, poésie parfois et jamais en la ringardisant. Il exploite dans les grandes largeurs l'efficacité redoutable de la métaphore populaire).

A l'origine, on utilisait l'expression pour qualifier des pluies ou des grêles très fortes. C'est donc, en quelque sorte, de déluge dont il était question. Cela s'originait dans un déluge de feu historique, celui de la bataille de Gravelotte, dans l'est de la France, au cours de la guerre franco-prussienne de 1870.

Wikipedia précise :

"On ne sait si c'est la densité du tir des armes à feu et des canons ou le nombre de soldats tombés sur le champ de bataille qui a donné naissance à l'expression « ça tombe comme à Gravelotte » ou « pleuvoir comme à Gravelotte » lorsqu'il pleut ou grêle énormément.

(...). Les Prussiens occupent alors le village de Gravelotte et le côté ouest du ravin de la Mance, tandis que les Français occupent le côté est du ravin sur les hauteurs (...)  Les Prussiens ont rencontré une vive résistance française, sans jamais réussir à déstabiliser l'organisation adverse. Au prix de pertes terribles, ils réussissent à prendre la ferme de Saint-Hubert. La nuit mettra fin au carnage. On déplore près de 5 300 morts et 14 500 blessés du côté prussien et 1 200 morts, 4 420 disparus et 6 700 blessés du côté français. Malgré l'indécision des combats, l'armée française choisit alors d'abandonner le terrain pour se réfugier à Metz."

 

Pour mémoire :

It's raining cats and dogs
Pleuvoir comme vache qui pisse 

vache-pisse-metaphora-blog-jacques.jpg

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 19:09

Franck W. , un rare et excellent ami dont autre chose que la rareté fait l'excellence bien sûr - toujours faire gaffe aux compliments qui se retournent - m'envoie une photo issue d'une visite au Festival international desx Jardins de Chaumont-sur-Loire.

On-est-pas-le-cul-sorti-des-ronces.JPG On-a-pas-le-cul-sorti-des-ronces.jpg

 

Elle illustre une métaphore populaire que Linguapop avait publiée en son temps et dont l'article était quelque peu bâclé. Je me fais donc un plaisir de vous la ressortir en essayant d'être un peu plus performant...

Il semble que l'expression soit typiquement méridionale et d'Oc, en tout cas, en atteste le fait que deux Toulousains me l'ont enseignée fort complaisamment comme issue de leur in situ, hic et nunc, ce qui pour un nonchalant comme moi constitue un début de preuve tangible. En Oïl - et en Touraine notamment-  nous eussions dit "On a pas le cul sorti des ronces ou des orties" (1). Ah, la belle affaire que la langue quand elle sait s'étirer d'un côté et de l'autre, se baguenauder dans maints azimuts et nous donner un plaisir chaque fois renouvelé.  Con !

Typiquement de Touraine est l'expression équivalente : On est pas rendu à Loches...Les Occitans (va la cruche à l'eau !) (oui, je sais !) pourraient l'adapter en "Ah, on n'est pas rendu à Castelsarrazin !" (3).

On est pas sorti de l'auberge dit-on aujourd'hui...alors qu'il est très rare de parler d'auberge de nos jours. Selon quoi (pour changer de comme quoi !) les expressions métaphoriques traversent aisément le temps, mieux même parfois que le lexique commun qui lui, s'appauvrit ou se renouvelle selon qu'on se sent passéiste ou futuriste. Et vous comment ça va ?

Eh ben, on est pas arrivés ou on est pas sortis ou on est pas rendus dit-on plus couramment aujourd'hui, par économie et malveillante neutralité !

 

Notons que parmi les oeuvres jardinesques présentées à Chaumont, un certain Jean-Michel Vilain a mis en végétation de cour à jardin un "vilain petit jardin" qui illustre deux autres expressions ainsi que la culotte du Père et de la Mère Tatezy (ce qui constitue un zeugme, zeugme qui est pouyr moi fondateur de mon goût immodéré de la langue fureteuse). La cabane au fond du jardin est une sorte de cerise sur le gâteau.

Tu-me-cours-sur-le-haricot.JPG  Tu-me-cours-sur-le-haricot_.jpg

Faut-pas-pousser-Meme-dans-les-orties.JPG Faut-pas-pousser-Meme-dans-les-orties_.jpg

 

 Le vilain petit jardin de Jean-Michel Vilain 

 

Les-culottes-des-Tatezy.JPG  La-cabane-au-fond-du-jaaaaardin.JPG

(1) Toujours rien à battre des censeurs qui voudraient que je mette la négation au bon endroit et que je supprimasse le "s" en présence du on neutre. J'ai gagné le droit de m'en taper le coquillard jusqu'au trognon...

(2) Une chanson méconnue, voire inconnue de Jean Ferrat -Je vous aime- métaphorise la ronce "ce jardin de douce ronce"

(3) Ousque le papa et la maman de Pierre Perret ils avaient leur rade...

 

 

 


Je vous aime Ferrat
envoyé par Brel12. - Regardez d'autres vidéos de musique.

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Dimanche 19 septembre 2010 7 19 /09 /Sep /2010 12:32

Mon oeil structure l'espace et l'image se crée instantanément. Cette expression est tellement visuelle qu'elle mériterait qu'on la scénarise et qu'on la filme. Un homme, un  enfant dans ses bras, un mur. L'amour de l'homme pour son enfant. Il le berce pour l'endormir. Le mur l'endort. Il pose alors délicatement le bébé dans le joli berceau Ikéa que lui et sa femme sont allés acheter un samedi. Il y avait beaucoup de monde. Et chez Ikéa, il n'y a pas de caddies pour mettre les enfants. En tout cas, elle (l'expression) désigne quelqu'un que la nature n'a pas forcément gâté et qui garde quelques séquelles d'un démarrage ou d'un développement difficiles. Tendresse !

 

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 18:32

 

 

 

Photo : Museum d'Histoire Naturelle de Neuchatel. Ce Musée a produit une exposition illustrant des expressions métaphoriques de la langue française. Il est intéressant de voir se confronter le deuxième degré que représente l'expression prise en métaphore et une illustration au premier degré.

 

Autrefois, on aimait l'ordre binaire et particulièrement la symétrie. C'était la société des couples. Tout allait par deux et ses multiples. L'imparité faisait figure de bizarrerie. L'image du couple était majoritaire.

Sur les cheminées trônaient souvent des objets décoratifs associés par deux. C'est le cas par exemple de chiens en faïence parfois beaux mais souvent laids qui se regardaient librement ou semblaient se voir au travers d'objets qui les séparaient (par exemple quand ils servaient de serre-livres). 

Se regarder en chiens de faïence, c'est se regarder sans se parler, avec animosité ou rancune et tout au moins sous l'emprise d'une lourde charge mentale. Ainsi les couples désunis se regardent-ils en chiens de faïence avant peut-être de se traiter comme des chiens et de se déchirer comme chiens et chats.

 

Jeanne Cherhal Les chiens de faïence :  
 
 
Une fois comme ça
tu serais venu vers moi
t'aurais parlé
très peu mais juste assez
un mot idiot
ça peut quand même tenir chaud
c'est là tout bas
et c'est dit rien que pour toi

Silence on pense
on est des chiens de faïence
les yeux peureux
on a les mêmes mon vieux
tu vas pas bien
et moi je trace mon chemin
t'es là tu doutes
tu reconnais plus la route

Moi qui n'ai jamais rien su faire
je veux te sortir de l'hiver

Un mur c'est dur
à démolir ça c'est sûr
et là tu vois
y a un mur autour de toi
il est discret
mais plus solide que jamais
c'est con le béton
quand ça prend c'est pour de bon

Tu pleures du coeur
t'es enfermé dans ta peur
tu perds tes repères
mais t'es toujours mon père

Moi qui n'ai jamais rien su faire
je veux te sortir de l'hiver

Mais un matin
tu diras je reviens de loin
t'auras retrouvé
le goût de respirer
ton mal enfin
ira crever dans un coin
et en riant
tu marcheras droit devant

Ce matin-là
tu t'approcheras de moi
pour me parler
très peu mais juste assez
des mots très beaux
qui sauront me tenir chaud
dans la lumière
tu seras sorti de l'hiver
dans la lumière
tu seras sorti de l'hiver
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 10:49

 

Cité dans le blog Ma vie sans moi, un blog du quotidien plutôt agréable à lire.

 

Dans les entreprises performantes ou ailleurs, "On se taillera des pipes un autre jour" indique qu'on n'a pas le temps de discuter aujourd'hui et qu'on le fera plus tard...On a pu voir dans un article précédent que la métaphore est utilisée pour armer les cadres et les commerciaux dans l'exercice de leur divine mission de faire gagner du temps et du pognon à leur entreprise.

Dans l'article de Ma vie sans moi et son forum assez riche, on constate que les femmes apprécient la langue peu châtiée et savent aussi se payer la tronche de leurs collègues qui utilisent la langue de bois.

Par exemple, dans le forum une certaine Ingrid à plumes dit :   " Ah ça me manque le bureau, pour toute la richesse langagière !! et aussi, ces idiomes développés par chaque entreprise, chaque secteur d'activité, au point que dans certaines boîtes on joue au "bullshit bingo" pendant les réunions, on a une grille avec des mots genre "synergie" "usine à gaz" "inventaire à la prévert" qu'il faut cocher quand qqun les prononce..."

Allez donc voir cet article. En attendant, j'en sors un petit florilège :

 

Allez, on se sort les doigts du cul ! pour dire "on se dépêche !"

J'en mettrais mon clitoris sur le billot pour "J'en donnerais ma tête à couper".

Faire cinq litres d'huile avec une noisette dans le cul pour "avoir très peur" (serrer les fesses, donc)

Ca paye sa chatte pour c'est super beau (ou bon ?)

 

"Perdre ses légumes" pour rire tellement qu'on en perd ses organes (à rapprocher de l'expression perdre ses écailles récemment citée)

 

et bien sûr aussi l'ineffable "Y a pas à tortiller du cul pour chier droit" pour c'est pas la peine de chercher des complications, faut y aller !

chier-droit-tortiller-metaphora-blog.jpg

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 09:36

Je ne sais pas où elle est allée pêcher cette expression Maléna (ma petite fille) mais en tout cas, c'était la première fois que je l'entendais...Peut-être que, finalement, les cours d'écoles aussi contribuent à créer du langage. Si d'ailleurs des lecteurs ont d'autres mots d'enfants de ce type, qu'ils ne se gênent pas.

Le "en" pronom a son importance puisqu'il indique la causalité (ce qui provoque la perte des écailles).

Le contexte d'utilisation est celui d'un stress particulier comme la chaleur ("Il fait tellement chaud. J'en perds mes écailles" a-t-elle dit. Une forme de peur peut aussi amener à prononcer cette expression.

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 15:04

 

 

Apparemment la grenouille se prête volontiers au transfert métaphorique; allez donc savoir pourquoi elle, justement, la grenouille, puisque dans chacune des histoires qui suivent, elle pourrait être remplacée par un tout autre animal. L'utilisation du terme "métaphorique" est ici mal adapté; il vaudrait mieux recourir au terme de "parabolique" ou "allégorique" ou encore "fabuleux". Toutefois comme l'histoire suppose un déplacement de sens, il est normal qu'on la rapproche de la métaphore (comme métonymie).

 

Olivier Clerc  raconte l'histoire suivante :

 

"Imaginez une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.

Plongée dans une marmite à 50°, la grenouille donnerait immédiatement un coup de pattes salutaire et se retrouverait dehors.


Cette expérience (que je ne recommande pas) est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte."

Cf.

Présentation de La Grenouille qui ne savait pas [11/04/2006]
…qu'elle était cuite", O. Clerc, Editions JC Lattès, nov. 2005. 216 pages. 10 euros.

Moi je dis qu'aujourd'hui -socialement- on se comporte comme la grenouille qui cuit progressivement...Vous voyez ce que je veux dire ? Mais on peut dire aussi édans le cul la balayette" ou encore "renflé comme un cul de gourde"

Autre histoire (utilisée comme support de formation en management d'entreprise). Déjà le barbu christique utilisait des paraboles pour éclairer les esprits lents ou limités.

 

La course des grenouilles

 

"Il était une fois une course... de grenouilles.
L’objectif était d’arriver en haut d’une grande tour.
Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir. La course commença.
En fait, les gens ne croyaient pas possible que les grenouilles atteignent la cime et toutes les phrases que l’on entendit furent de ce genre :
« Inutile ! ! !
Elles n’y arriveront jamais ! »
Les grenouilles commencèrent peu à peu à se décourager. Les gens continuaient :
« Vraiment pas la peine ! ! !
Complètement stupide ! ! !
Elles n’y arriveront jamais ! ... »
Petit à petit, elles s’avouèrent vaincues. A la fin, toutes abandonnèrent, sauf une qui continuait envers et contre tout...
Cette grenouille, seule, rejoignit la cime.

 

 

Les autres, stupéfaites, voulurent savoir comment elle avait fait. Alors l’une d’entre elles s’approcha pour lui demander comment elle avait fait pour terminer l’épreuve.

 


Et elle découvrit qu’elle... était sourde ! "

 

 La grenouille montée sur une échelle symbolise -elle- la météo.



Voir aussi les deux fables de La Fontaine :

Les grenouilles qui demandent un roi

La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf





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Linguapop


Linguapop est un blog pour aimer une langue populaire, créative, qui s'invente chaque jour. Verte, savoureuse, vulgaire ou malséante, élégante ou déjantée, affectée ou provocante, la langue française nous intéresse dans tous ses états.

 



Pour rechercher si une expression est présente dans Linguapop :

 

Avec l'initiale d'un mot-clé, cherchez parmi les tables ci-dessous dans Pages (attention, pour l'instant, un tiers seulement de linguapop a été mis en table)

 

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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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