métaphore

Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 18:58

Equivalent : Etre coiffé comme un dessous de bras.

C'est vrai, dès lors qu'on est en vacances, on traînaille le matin, on passe à la douche un peu plus tard qu'à l'ordinaire et, bien sûr, si on ne s'est pas peigné le cheveu encore chaud, on a la tignasse en pétard, la tête complètement ébouriffée.

D'ailleurs, l'expression s'être coiffé avec un oreiller est maintes fois attestée (1). On trouve aussi :

se peigner avec un clou, se peigner avec un râteau, se peigner avec les pieds du réveil (joli non ?).

 

(1) Cf. l'excellent ouvrage de Charles Bernet & Pierre Rézeau : On va le dire comme ça, Editions France Loisirs, 2008

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Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /Juil /2010 14:18

Merci à Michel T. pour cette contribution.

Rien de scabreux dans cette expression : Ne pas avoir de porte de derrière, c'est être franc du collier, c'est-à-dire loyal; ne pas chercher les évitements, ne pas chercher à s'enfuir à la moindre alerte.

Parfois, les gens francs comme l'or me paraissent abrupts, secs, voire un peu obtus. En fait, j'aime bien une dose de roublardise, disons donc de diplomatie chez les autres. Suis-je bien normal docteur ?

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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 21:38

Il était difficile de ne pas donner d'écho à cette métaphore actuellement si utilisée, même si cela peut-être considéré par d'aucuns comme un peu poujadiste et assimilé au fait de hurler avec les loups, ce qui, il est vrai, ne me rend jamais bien fier. Les fromages de la république, ce sont tout bonnement les privilèges accordés à des "serviteurs" de l'état sous la forme de sinécures, parfois très bien payées (voir à cet égard l'article un peu ancien -2004- mais édifiant de Marianne2). Le député de l'Aisne, René Dosière, pourfend depuis longtemps certaines dépenses erratiques de l'état français et il en donne de nombreux exemples.

En ces temps de vaches maigres pour beaucoup de Français, les avantages (privilèges) consentis à quelques amis du pouvoir renvoient à ceux qui ont amené à la nuit du 4 août 1789. Exagérée la comparaison ? Voire ! La manière honteuse dont les nantis s'en mettent plein les poches aux détriments de la classe moyenne, la mise à l'encan de tous les services publics (à quand la vente par lots de l'éducation nationale ?), les pressions grandissantes sur le système de retraite par répartition pour amener sans trop tarder les grands groupes financiers à gérer des retraites "volontaires".

En fait, ça commence vraiment à sentir le fromage, mais le fromage qui pue.

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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 19:38

En d'autres termes, c'est disjoncter, péter un plomb pour filer la métaphore électrique signifiant une crise  caractérisée, de la crise de nerfs à la crise de folie en passant par la crise existentielle.

On peut dans le même genre péter un câble, péter une durite.

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Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /Mai /2010 20:09

Cette expression s'applique à une personne un peu simplette, ou sotte. Elle est très péjorative, voire insultante mais on peut trouver pire encore : être fini au pipi...(1)

 

Plus poétique mais tout de même péjorative est l'expression "il lui manque un quart d'heure de cuisson" qui tout en notant l'insuffisance mentale file une autre métaphore sur la gestation. La cuisson se réfère à la qualité ou à la durée de cette gestation. Avoir une brioche au four indique par exemple l'état de grossesse d'une femme.

 

Plus détournée mais en rapport avec cette cuisson-grossesse, l'expression : il lui a manqué un fagot (ce qui signifie que la cuisson au four n'a pas pu être complète).

 

A relever, de manière connexe, l'expression : "avoir eu un fagot de trop", c'est-à-dire approximativement être trop cuit. Cette expression désigne une personne qui a les cheveux roux.

 

  

(1) On consultera avec bonheur : On va le dire comme ça, Dictionnaire des expressions quotidiennes, de Charles Bernet et Pierre Rézeau, France-Loisirs qui développe et exemplifie ces expressions

 

 Variante "proposée par Cat  : en allemand l'équivalent peut être : Ne pas avoir toutes les tasses dans l'armoire".

 Autre variante : avoir une case de moins ou il (lui) manque une case 

 

 

 

 

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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /Mai /2010 18:58

I'm back !

Après un mois d'escapade très dense au cours de laquelle je n'ai pas encombré vos boîtes à lettres, pourquoi ne pas vous faire profiter de cette expression qu'on n'a nul besoin d'expliquer ?  Je l'extrais d'un de ces livres extraordinaires et faciles qui fulgurent et ne nous emmerdent pas : Le mec de la tombe d'à côté, de Katarina Mazetti, Babel. De ce roman d'une suédoise ou norvégienne (de là-haut, en tout cas) a aussi été tirée une adaptation théâtrale qui devait valoir le coup (j'ai lu une critique très favorable dans le Canrd Enchaîné).

 

 

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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 18:51

Dans son Petit lexique amoureux du théâtre (que je n'ai malheureusement plus sous les yeux !), Philippe Torreton évoque cette expression qui signifie qu'un comédien -quand il joue- laisse paraître des trucs, des procédés, de manière un peu voyante. Il utilise les ficelles du métier. Dès lors le personnage est "fabriqué" et le spectateur un tant soit peu critique a du mal à se départir du sentiment de voir un peu trop les coutures du costume qu'a endossé le comédien.  Dans d'autres domaines, on dira qu'on fait voir tous les rouages de l'action.

Philippe Torreton évoque une autre expression des théâtreux : "apporter son manger"(1) qui signifie qu'avec certains metteurs en scène peu imaginatifs, peu clairs, peu doués, il vaut mieux pour le comédien d'avoir des propositions à faire car ces "directeurs d'acteurs" n'ont rien dans la tête.

 

Autrefois, à la porte de certains bistrots une pancarte le plus souvent en belles lettres cursives signalait : On peut apporter son manger, ce qui voulait dire qu'on pouvait déballer son pique-nique sans craindre le courroux du patron, charge au pique-niqueur de consommer.

 

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 18:55

 

On devrait utiliser le mot perlimpinpin pour apprendre aux enfants que le "n" des nasales se transforme en "m" devant m, b, p... car on y voit certes "m" devant "p" mais aussi "n" devant "p". Ainsi, on y prouverait que le français est fait de règles et d'exceptions qui confirment la règle. Diantre il n'y a pas que "embonpoint" qui soit tordu (mais lui, pour partie, car son orthographe s'explique aisément par la contraction de en bon point, CQFD). Mon passé de donneur de leçons ressurgit.

Ce soir,  à mon médecin qui me demandait si tout allait bien, je répondis que oui et que j'avais juste seulement mal au dos, la nuit, depuis deux ans, de façon insoutenable mais néanmoins soutenue. Je l'ai un peu heurté d'un humoristique : "et je sais que ça ne vous intéresse pas !". Il a rigolé et m'a dit en plaisantant qu'il faudrait que je prenne un autre rendez-vous. Je déconne bien avec lui, même s'il a systématiquement une heure de retard et qu'il s'en bat les balloches depuis deux ans de mon mal au dos. Il y a des douleurs qu'il faut donc soigner à la poudre de perlimpinpin, c'est-à-dire par la magie ou l'effet placebo, voire la méthode Coué. En attendant le médecin, je lisais justement dans le Point (eh oui !) (1) que la majorité des compléments alimentaires sont inutiles ou dangereux. Il en va de même, sans doute, de tous ces trucs et machins aux plantes plus ou moins efficaces. Donc je n'utiliserai pas pour mon mal au dos de poudre de Perlimpinpin.

J'ai eu la chance de rencontrer récemment une naturopathe (pas psychopathe) qui m'a conseillé le drap de cuivre (une sorte de tapis de cuivre et coton qu'on glisse sous le drap et qui agit en bien sur le mécanisme inflammatoire...Je compléterai ceci par un oreiller en balle d'épeautre et je deviendrai peut-être le roi du pétrole. C’est ce soir que je commence, justement ! Que de hasards concourants pour un con qui marche !

Je vous tiendrai au courant....

 

(1)  Les ravages des gélules miracles, par Violaine de Montclos (sic), Le Point, 25 mars 2010

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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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