Vendredi 27 août 2010
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Apparemment la grenouille se prête volontiers au transfert métaphorique; allez donc savoir pourquoi
elle, justement, la grenouille, puisque dans chacune des histoires qui suivent, elle pourrait être remplacée par un tout autre animal. L'utilisation du terme "métaphorique" est ici mal adapté; il
vaudrait mieux recourir au terme de "parabolique" ou "allégorique" ou encore "fabuleux". Toutefois comme l'histoire suppose un déplacement de sens, il est normal qu'on la rapproche de la
métaphore (comme métonymie).
Olivier Clerc raconte l'histoire suivante :
"Imaginez une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous
la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu
plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais
elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais
s’être extraite de la marmite.
Plongée dans une marmite à 50°, la grenouille donnerait immédiatement un coup de pattes salutaire et se retrouverait
dehors.
Cette expérience (que je ne recommande pas) est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il
échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte."
Cf.
Moi je dis qu'aujourd'hui
-socialement- on se comporte comme la grenouille qui cuit progressivement...Vous voyez ce que je veux dire ? Mais on peut dire aussi édans le cul la balayette" ou encore "renflé comme un cul de
gourde"
Autre histoire (utilisée comme support de formation en management d'entreprise). Déjà le barbu christique utilisait des paraboles pour éclairer les esprits lents ou limités.
La course des grenouilles
"Il était une fois une course... de grenouilles.
L’objectif était d’arriver en haut d’une grande tour.
Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir. La course commença.
En fait, les gens ne croyaient pas possible que les grenouilles atteignent la cime et toutes les phrases que l’on entendit furent de ce genre :
« Inutile ! ! !
Elles n’y arriveront jamais ! »
Les grenouilles commencèrent peu à peu à se décourager. Les gens continuaient :
« Vraiment pas la peine ! ! !
Complètement stupide ! ! !
Elles n’y arriveront jamais ! ... »
Petit à petit, elles s’avouèrent vaincues. A la fin, toutes abandonnèrent, sauf une qui continuait envers et contre tout...
Cette grenouille, seule, rejoignit la cime.
Les autres, stupéfaites, voulurent savoir comment elle avait fait. Alors l’une d’entre elles s’approcha pour lui demander comment elle
avait fait pour terminer l’épreuve.
Et elle découvrit qu’elle... était sourde ! "
La grenouille montée sur une
échelle symbolise -elle- la météo.
Voir aussi les deux
fables de La Fontaine :
Les grenouilles qui demandent un roi
La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf