métaphore

Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 21:08
L'autre soir, j'allais devisant benoîtement, un verre à la main, vide (le verre). C'est vrai que le vide de mes verres devient vite vertigineux. "On taraude à sec ! " m'exclamai-je in petto. C'est alors que mon voisin m'indiqua que de son côté on dit : "eh ! on gâche à sec !". C'est vrai, chez les maçons, on ne peut évidemment faire du ciment ou de la chaux sans mouiller...Chez les mécanos, c'est le taraud qu'il faut humecter.
Il faut donc abreuver la bétonneuse et le maçon, bien sûr.
Cela me rappelle que mon père disait que les maçons appelaient autrefois la bouteille de rouge à étoiles le boulon de 33. Parce que cette bouteille (de Castelvin, par exemple) mesurait 33 cm.
Peut-être quelqu'un serait-il capable de nous en calculer le diamètre ?
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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 18:55
Cette expression est citée par Claude Gagnière dans Pour tout l'or des mots, Bouquins, Robert laffont. Elle se rapporte à une personne qui a les jambes arquées...Nous disions, nous, autrefois : "cette personne doit faire du cheval", ce qui est, vous l'avouerez, un poil plus élégant ! Mais nous disions aussi : "elle a dû faire du cheval sur une barrique !"  C'est vilain de se moquer, mais on adore ça !
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /Oct /2009 16:29
Cette expression viendra compléter pour désigner la ladrerie et même la lésinerie (1) celle que nous avions rapportée naguère et que XII avait bien voulu illustrer : avoir un portefeuille en peau de hérisson.
Comment en effet iriez-vous chercher quelque thune au fond de votre poche si des oursins y font barrage ?
Molière a fait de son Harpagon dans l'avare un mot commun qui se peut écrire sans majuscule. N'oublions pas non plus ce savoureux nom-composé métaphorique et synonyme d'avare : fesse-mathieu (littéralement d'après Petit Bob: qui fout la fessée à St Matthieu (patron des usuriers) pour en tirer de l'argent.

Avoir un portefeuille en peau de hérisson


(1) Avarices extrêmes
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 17:18
Variante : C'est tellement bon qu'on en mangerait sur la tête d'un pouilleux.
Cette expression que nous a communiquée Michel T. n'est pas facilement classable dans l'ensemble des figures rhétoriques ou stylistiques. Je sais, vous allez me dire "on s'en branle ! le principal c'est que ça nous fasse marrer." Certes,le principal c'est l'essentiel (tautologie !)! mais moi, devant une telle expression, je suis comme une poule qui aurait trouvé un couteau et finalement, à y bien regarder, ça me troue le cul de ne pas avoir de réponse absolument claire du côté des sciences du langage même si j'ai quand même l'impression là de sodomiser les mouches. Et j'ajouterai tout de même que votre manque de curiosité me désole et ne m'étonne pas du tout. Quel siècle !
à croire qu'avec BAC+1 vous vous verriez déjà diriger un EPAD !
On peut partiellement parler de métaphore puisqu'en l'occurrence (et c'est vraiment le cas de le dire) "la tête d'un teigneux"(beurk !) se substitue à (on en mangerait) n'importe où (sous-entendu : peu importe dans quelles conditions y compris les plus dégueulasses). Mais par ailleurs, l'introduction d'un quantifiant "tellement bon que" nous amène du côté de la comparaison.

Autre expression contiguë par la notion de propreté vs saleté :
Chez eux,
c'est tellement propre qu'on pourrait manger sur le carrelage.
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 10:29
Marie-Odile M. nous signale l'expression "gueuler au charron". L'expression a deux sens principaux relativement proches : crier au voleur ou protester, se plaindre avec force, voire même publiquement.
L'origine du mot charron est uniquement et partout décrite comme relative à la fabrication de roues de chars, de carrosses, de charrettes, ce qui ne semble pas une piste cohérente par rapport au contexte. Alors, doit-on mettre en relation charron et "charre" qui, en argot, signale des mensonges ou tromperies ? Je n'en suis pas sûr.
Toi, tu me racontes des charres, tu me racontes des craques.

Sortons le joker et voyons si un zélé zoulou devenu silencieux ces derniers temps ne nous donnerait pas de nouvelles pistes ?

Expressions connexes liées au fait de brailler :
Gueuler comme un veau, gueuler comme un putois, gueler comme si on (vous) égorgeait; gueuler comme un cochon qu'on égorge, hurler au loup


La Fête à Loulou est chantée par Yves Montand

Viens casser la graine
Viens boire un p'tit coup
Viens, y a pas de gêne
On est entre nous
On va s'gondoler
Quand l'chef d'atelier
Fera son discours
Y a la grande Léa
Qu'a une jolie voix
Dans «Plaisir d'amour»

Et si les voisins gueulent au charron
On leur répondra du haut du balcon :
"Oh ! Y a de la joie
On a bien le droit
De faire les fous
Eh, montez chez nous
C'est la fête à Loulou !"

http://www.deezer.com/listen-4299466
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 19:59
Un grand coup de pied au cul permet de propulser quelqu'un (plus) haut dans l'espace social. Un coup de piston donné par quelqu'un possédant une position élevée dans cet espace social l'aspire tout également du côté de la France d'en-haut. De mauvaises langues vont tout de suite y voir un lien avec l'actualité de Jeannot Lapin. Il est vrai que Petit Jean commençait à végéter. Et que le département où il se traîne manque de bras et d'intelligences supérieures.
Je suis fier de vivre dans un pays où l'ascenseur social permet à tout un chacun  de s'extraire d'une multitude pour accéder à des situations élevées. Fort heureusement, c'est ça la revanche de la République sur un système monarchique où il suffisait d'être bien né pour ne pas à avoir à attendre le nombre des années.
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 18:55

Dans les années 50-60 - et avant bien sûr- , danser ne pouvait être un acte solitaire : il s'agissait d'une affaire de couple, presque exclusivement. C'était avant le jerk, et bien avant l'électro ou la tectonique. A l'époque, on dansait lors de bals (bals populaires, bals parquets, soirées), la plupart du temps au son de l'accordéon. Les garçons seuls ne pouvaient danser que si une fille répondait à leur invitation (sans faire la mijaurée) et les filles seules, elles, ne dansaient que si un garçon les invitait. Comme bien souvent, le garçon seul jouait sa réputation sur ces soirées, les filles moins jolies ou un peu nunuches avaient moins de chances d'être invitées et elles pouvaient passer leur soirée sur les banquettes. J'en ai vu, j'avais de la peine pour elles, mais je jouais moi aussi ma réputation. Et puis j'étais un pezu timide aussi.
L'expression faire banquette est aujourd'hui utilisée - à juste titre - pour les joueurs de foot qui, éternels remplaçants, restent toujours sur le fameux banc des remplaçants.
Par extension, faire banquette signifie ne pas participer parce qu'on n'y est pas invité. La nuance de rejet qui l'accompagne fait penser à la fameuse mise au ban (de mettre au ban), qui issue de bannir, signifie être mis à l'écart, être rejeté, être exclu.

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 18:52
Merci à James M. pour cette expression apportée sur un plateau et en trinquant à la bonne santé de Pierre et Paul (et Cie) qui, comme chacun sait, étaient des fameux apôtres, sans doute des saintes nitouches (les saintes n'y touchent), et qui, à coup sûr, évitaient de faire le jacques parce que le barbu prophète en son pays, ce beau jésus, un vrai dieu, les aurait menacés de ne pas les laisser entrer au Paradis, que le Paradis ils ne pensaient qu'à ça.
Vous remarquerez à quel point je maîtrise les digressions puisque je n'ai nullement besoin de commencer mon sujet avant de digresser. Je digresse d'abord, ce qui fait que le sujet digresse par rapport à la digression ! (et là mon index tourne autour de ma tempe comme celui de Perceval dans le trop fameux Kameloot (enfin la série va reprendre à la télé, je suis fan !)). Fermez les parenthèses.
Ores doncques (comme dit Christine qui peut-être l'écrirait autrement), cette expression qui n'a rien de sexuel mais qui l'eût pu avoir (quelque chose de sexuel !) évoque cette bien vivance qui consiste à se murger sévère, au cours d'une nuit pleine de verres pleins et de regards vides et à repartir par exemple au petit blanc ou à la bière dès potron-jacquet. Ainsi, le four métaphorique n'a pas eu le temps de refroidir.
J'avais en son temps noté l'expression à moi offerte par René B. "rallumer la chaudière" (cf.archives) qui évoque le besoin qu'on a, un lendemain d'excès alcoolique, de boire à nouveau de l'alcool pour être en forme (on sait évidemment que le corps, après une cuite -et donc un excès de sucre- se retrouve en manque : en hypoglycémie. Quoi de mieux alors que de reprendre du sucre sous forme alcoolique,  donc de rallumer la chaudière ?)
James qui s'y connaît m'a illustré le bidule en évoquant les gaziers (ceux qui fabriquaient autrefois jadis naguère) le gaz de ville en enfournant du coke dans les fours. Je te parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Ils avaient chaud au cul. Ils avaient chaud partout. Ils étaient bien obligés de boire. A de certaines époques, l'eau était suspecte : on lui préférait le pinard. Ainsi, on redémarrait le four chaud.
C'est clair ?
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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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