métaphore

Jeudi 1 juin 2006 4 01 /06 /Juin /2006 07:33

Souffler dans les bronches - Se faire souffler dans les bronches -

Enguirlander et se faire enguirlander sont de jolies métaphores équivalentes dont il faut essayer d'imaginer la vision produiite par la notion de guirlande.

Expressions répandues assez semblables à "Mettre une avoinée" ou "prendre une avoinée" . Dans ces expressions, deux stades possibles selon la contextualisation : "engueuler" ou "casser la gueule"

 

 

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 29 mai 2006 1 29 /05 /Mai /2006 23:06

Les expressions métaphoriques servent aussi à donner des noms d'oiseau, des surnoms gentils.

Chaussette à clous pour quelqu'un qui aime faire du bruit avec ses chaussures (le voisin du dessus qui montait les escaliers en râclant se voyait ainsi affubler).

Trotte-menu(e) qui désigne une femme plutôt frêle et marchant à petits pas

Gros sac pour un obèse

Belle en cuisses pour une femme dont on veut moquer la sensualité "visible"

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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 09:14

Sec comme un coup de trique

Expression souvent associée à l'acidité d'un vin "sec" : un Gros Plant par exemple.

Utilsée aussi pour désigner une sécheresse de ton.

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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 09:09

Sec comme de l'amadou

Expression utilisée pour désigner la sécheresse environnementale : les feuilles des arbres, les légumes non arrosés.

Par extension, on l'utilisait pour désigner des aliments très secs car trop cuits, par exemple.

L'amadou était autrefois une substance très inflammable (briquets à amadou)

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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 09:07

Sec comme un courlis

Désigne une personne très maigre

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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 09:00

C'est comme un béret (ça n'a pas de sens)

Intéressante comparaison qui ne semble pas encore arrivée à maturité puisqu'elle se sent encore obligée de fournir sa propre explication.

On l'utilise aussi bien abstraitement par exemple "la vie, c'est comme un béret, ça n'a pas de sens" que concrètement à propos d'objets à fonctio réversible.

Cette métaphore, là encore est beaucoup plus solognote que basque. 

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 26 mai 2006 5 26 /05 /Mai /2006 12:41

C'est au pied du lit qu'on voit le mouton

Voilà un proverbe qui ne veut rien dire, encore que ! De toute façon, je l'ai totalement inventé. Enfin, disons que ça peut venir d'une "observance" de la réalité. Mais plus classiquement : "c'est au pied du mur qu'on voit le mur !" (proverbe de maçon).

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 26 mai 2006 5 26 /05 /Mai /2006 12:26

Se faire enculotter

Encore une expression de mon père. Il va falloir que je consente un jour à reconnaître que c'est lui, plus que ma mère, qui m'a donné le goût de la langue en action...

Se faire enculotter voulait dire "se faire avoir", "se faire baiser". De fait dans "culotte", le suffixe "-otte" (les pédants diront peut-être le graphème)  s'est bel et bien rajouté au mot "cul" (XVIè ?). Par conséquent et j'y arrive, "se faire enculotter " n'était rien d'autre qu'une litote pour dire "se faire enculer". Mais au sens figuré.

J'aime la langue verte. Elle est notre patrimoine tout autant que la pédante. Je les manie toutes. A égal niveau. Ca surprend parfois mes interlocuteurs. J'y reviendrai peut-être.

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Linguapop


Linguapop est un blog pour aimer une langue populaire, créative, qui s'invente chaque jour. Verte, savoureuse, vulgaire ou malséante, élégante ou déjantée, affectée ou provocante, la langue française nous intéresse dans tous ses états.

 



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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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