Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 10:19
Le survol des métaphores, qui est un régal en français, l'est évidemment tout autant dans les autres langues. Plus encore, il peut être réellement jouissif (jouissateur) de mettre en parallèle une métaphore en français et une métaphore sémantiquement équivalente dans une autre langue.
Ainsi, en français, des expressions sémantiquement équivalentes comme
il pleut des cordes
il pleut des hallebardes
il pleut à vache qui pisse
il pleut des grenouilles
et même paraît-il, il pleut des clous (!)
peuvent se traduire en anglais par :
it's raining cats and dogs (il pleut des chats et des chiens) et peut-être par bien d'autres que point ne conno.
Tout cela est fort heureusement doté d'un surréalisme - surréaliste avant la lettre - de fort bon aloi...André Breton n'aurait-il été qu'un vague opportuniste ? (allez, déchaînez-vous !)
Et là, le compilateur zélé de la chose métaphorique que je suis, hésite devant les deux chemins : dois-je choisir la voie du sens, c'est-à-dire la voie de la langue en action, de la langue hic et nunc ?ou dois-je choisir la voie de la philologie (l'origine, l'explication) ?
Quand on tente une percée pour chercher l'origine de l'expression "it's raining cats and dogs" (cf. réf. ci-dessous), on entre dans une cascade de supputations qui vont de la plus ancienne gréquitude avec des dieux, des déesses (cf. 
http://en.wikipedia.org/wiki/Raining_animals ) jusques (z) aux études des typhons, des cyclones et autres tornados aspirateurs de grenouilles. Dans tous les cas, on est dans la poésie et le non-sens.
J'avoue que l'idée qu'un cyclone aspire des grenouilles, des poissons et des oiseaux pour les déverser à des centaines de kilomètres plus loin, après un voyage supra-atmosphérique, me réjouit au plus haut point. Surtout que j'ai de mes yeux vu à la TV des cyclones aspirer des caravanes, des blocs de béton, des arbres et des cabines téléphoniques, peut-être même un revolver à cheveux bleus...
En tout cas, quand chaque semaine, à jour presque fixe, bien après l'heure où les lions vont boire (Queneau), je rentre chez moi à travers la Sologne, j'espère parfois qu'il va pleuvoir pour apercevoir dans mes phares ces vols de grenouilles qui n'ont rien d'autre à foutre, comme moi sans doute et depuis peu, que de passer d'un côté de la route à l'autre côté de la route. Et quand il ne pleut pas ce sont vols de sangliers, de biches et autres cervidés de toute leur substance que je peux voir passer...
Sont-ils fous ces anglais ? Que nenni ! il n'y a pas plus fou qu'un poète...
Si vous êtes un peu courageux et un peu anglofun, consultez ce site où vous apprendrez entre autres que selon les pays il peut pleuvoir des brouettes, des trollettes (trolls femelles), des girafes , des éléphants (je ne sais pas ce que vaudrait en l'occurrence la théorie du cyclone), des bateaux, des casques, des apprentis cordonniers et tutti quanti.
http://www.omniglot.com/language/idioms/rain.php
Si vous voulez mesurer à quel point on peut supposer, supputer, échafauder, se demander et que vous êtes un peu anglocompatible, n'hésitez pas à consulter les explications dans
http://www.phrases.org.uk/meanings/raining%20cats%20and%20dogs.html
ou encore
http://www.cotf.edu/ete/modules/sevweath/swcatsdogs.html
Allez, quant à moi, en toute subjectivité, je choisis cette explication qui va à l'encontre de l'aspect métaphorique de l'expression :

"The much more probable source of 'raining cats and dogs' is the prosaic fact that, in the filthy streets of 17th/18th century England, heavy rain would occasionally carry along dead animals and other debris. The animals didn't fall from the sky, but the sight of dead cats and dogs floating by in storms could well have caused the coining of this colourful phrase. Jonathan Swift described such an event in his satirical poem 'A Description of a City Shower', first published in the 1710 collection of the Tatler magazine."

Synthèse of my own : la source la plus probable est que dans ces siècles aux rues hautement dégueulasses que furent le 17 et le 18, certaines  pluies torrentielles charriaient des cadavres de chats et de chiens entre autres débris. Jonathan Swift l'aurait confirmé dans l'un de ses poèmes que vous ne lirez sans doute jamais, pas plus que moi. On n'a pas le temps, il faut qu'on avance !

Puisqu'il peut pleuvoir des grenouilles, je dédie le titre suivant à quelqu'un qui se reconnaîtra...
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 23:20
Cette expression déjà publiée dans ce blog mérite d'être rappelée car un de nos lecteurs - Lastic - en a fait une illustration personnelle que je vous livre bien volontiers. Dormir sur la béquille, expression associée à l'homme, signifie "avoir la trique" (bander) mais ne pas pouvoir assouvir son envie de faire l'amopur avec sa partenaire, endormie, pas branchée, ou développant une sérieuse migraine ce soir-là. Rapprochons cette expression de la non moins savoureuse et contiguë expression Dormir à l'hôtel du cul tourné. C'est très visuel tout ça !

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /Sep /2009 13:46
Dans cette histoire, finalement, c'est moi qui suis chocolat !
Etre chocolat, c'est être floué, devenir en quelque sorte le dindon de la farce...Se retrouver donc le con de l'histoire.
L'Express du 14 mai 09, nous livre l'origine de l'expression dans un article très documenté de Boris Thiolay :"(...) l'expression être chocolat est entrée dans le dictionnaire à la fin des années 1890. L'historien Gérard Noiriel; spécialiste de l'immigration et du racisme, a résolu cette énigme en remettant en lumière le destin incroyable mais oublié, du premier clown noir du cirque français. Chocolat, c'était lui. Un "nègre", disait-on alors. Cet auguste souffre-douleur formait avec le clown blanc Footit, un duo très populaire resté en haut de l'affiche pendant quinze ans. (...) Les aventures de Chocolat ont pour toile de fond les ambiguïtés de l'imaginaire national forgé par la IIIè république : droits de l'homme et égalité d'un côté; justification de la conquête coloniale, de l'autre. En cette fin de XIXè siècle, l'universalisme républicain coexiste avec un antisémitisme et une xénophobie exacerbés par l'affaire Dreyfus. C'est dans cette France-là que Chocolat va connaître la gloire..."
B. Thiolay indique que Chocolat est né à Cuba, fils d'esclave, en 1864. Après diverses vicissitudes, il rencontre un clown britannique, Tudor Hall, dit Footit. Leur duo se produit pour la première fois en 1886 et obtient un franc succès (c'est le cas de le dire)
"au Nouveau- Cirque, rue Saint-Honoré avec des ressorts comiques simplistes : Footit, le blanc autoritaire, passe son temps à corriger son bouc émissaire noir, stupide et ridicule. Dans leur plus célèbre numéro, le Chef de gare, l'ex-esclave se fait agonir d'injures - Avance, sale nègre !" et rouer de coups. (...) leur duo symbolisait les relations entre Blancs et Noirs à l'époque. C'était une représentation de la domination coloniale."
Après une belle période de popularité qui culmine en 1905 aux Folies-Bergères, les deux duettistes se séparent en 1910. Chocolat mourra alcoolique et indigent en 1917.

Source des images : L'Express

       

















En 1897, Toulouse-Lautrec le re présente en train de danser dans un bar


        



















Parler petit nègre

La réalité dépasse parfois la fiction et j'ai eu à connaître les désagréments que peuvent occasionner les différences de maîtrise des niveaux de langage alliées à des différences inter-culturelles.
Cette formatrice qui enseignait les gestes de la sécurité à un groupe de stagiaires en formation, buta un jour sur l'incapacité  de deux personnes (dont l'une était noire) à comprendre tel geste ou telle notion. S'interrogeant sur sa propre capacité à faire passer clairement un message, cette expression lui échappa : "je ne parle pourtant pas petit nègre !".
Le mal était fait, ce fâcheux lapsus - car tout montre que la sortie était involontaire- avait produit son effet dévastateur. J'ai pu expliquer à la personne concernée que, effectivement, il existait dans notre langage des expressions fâcheuses subsistant de temps anciens, et qui, il y a encore quelques décennies étaient employées par beaucoup de gens y compris les hussards noirs de la République et qui correspondaient à des legs de notre période colonialiste. Si aujourd'hui nous combattons bec et ongles la xénophobie, le racisme et l'anti-sémitisme, on ne peut oublier que naguère (et parfois encore aujourd'hui) on utilisait des expressions lapidaires pour mettre en évidence l'incompréhension de l'autre :
Je ne parle pourtant pas Chinois ! ou je ne parle pas l'hébreu !

Un symbole du colonialisme ? [modifier]

Le slogan historique de la marque était jusqu'en 1977 « Y'a bon Banania » prononcé par un tirailleur sénégalais. Selon la légende, ce slogan proviendrait d'un tirailleur sénégalais blessé au front et embauché dans l'usine de Courbevoie. Goutant le produit il aurait déclaré en moyadit, « Y'a bon »[9]. Depuis les années 1970, certaines critiques[Qui ?] considèrent ce slogan comme porteur des stéréotypes racistes qui ont nourri la caricature du Noir de l'époque (sourire niais, amis des enfants donc grand enfant et incapable de s'exprimer correctement dans une langue française qu'il se doit de manier) et symbole potentiel du colonialisme (tout comme sa mascotte « L'ami Y'a bon »). Nutrial a utilisé à nouveau ce slogan, ce qui lui a été reproché par des associations comme le Collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais. En 2006, un accord a été trouvé et le slogan à nouveau retiré des produits dérivés de la marque[10].

(source Wikipédia)
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 19:28

C'est "drôle" que je pense à ça justement, aujourd'hui, le jour des chrysanthèmes. Il y a un peu plus d'un an, un copain d'un autre temps, un peu oublié depuis quelques années, a eu la mauvaise idée de mourir après ce que, par litote, on appelle une longue maladie (même quand elle ne dure pas longtemps). Ce vieil anar (cliché), antimilitariste (pléonasme) aurait sans doute préféré que j'use d'une autre expression pour qualifier son départ en voyage : passer de l'autre côté du miroir (behind the curtain pour les anglo-saxons), enfiler un pardessus en sapin, manger les pissenlits par la racine, casser sa pipe, etc.

 

Claude Duneton date cette expression du début du XIXè siècle : elle "vient du maniement des armes, où la position "Repos !" se prenait avec le fusil au pied gauche". Repos comme repos éternel, donc.

 

Pour le site : www.mon-expression.info/passer-l-arme-a-gauche, il y a deux explications possibles (largement appuyées sur celles de Duneton...mais sans rendre à César ce qui est à César...: ) :

 

  1. Au Moyen Âge, les écus de deux familles étaient accolées lors d’une union pour former un nouveau blason. Les armes de l’époux étaient à droite et celles de l’épouse à gauche. Mais à la mort de son époux, la femme transférait les armes de ce dernier du côté gauche et entourait l’écu d’une cordelière. Cependant cette explication ne semble pas remporter les suffrages.
  2. L’explication suivante est sans nul doute la plus vraisemblable.

Cette expression daterait du XIXe siècle où la position de repos du militaire se prenait la crosse de l’arme posée au niveau du pied gauche. (G. Esnault cite pour 1833:L’inspecteur de la charge en douze temps nous tenait trop longtemps avant de nous faire passer l’arme à gauche… l’avant-bras me faisait mal.)

En effet tout dans l’expression “passer l’arme à gauche” signifie la mort:

  • “Passer” qui rappelle les mots “trépasser” et “trépas”.
  • “arme”, évidemment directement liée à la mort de par sa fonction.
  • “à gauche” qui remplace vers le XVe siècle le mot “senestre” d’origine latine -”senester”- et qui signifiait “sinistre”. “A gauche” a donc une forte connotation de malchance, de mal-fait, de mal tourné…ne dit-on pas de quelqu’un qu’il a l’esprit gauche lorsqu’on le dit simplet, qu’il a deux mains gauches s’il est maladroit ou qu’il s’est levé du pied gauche s’il est de mauvaise humeur?

En outre le fait de prendre le repos en posant son arme à sa gauche est, pour un soldat droitier, une exposition à la mort… Il lui est alors difficile de la reprendre pour se défendre et, se trouvant vulnérable, est à la merci d’un “repos éternel”.

 

RIP bros !

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 19:04
En termes triviaux, c'est aller se faire voir ou alors aller se faire foutre quand on a une demande, un désir et qu'on s'y voit opposer une fin de non recevoir.
Va te brosser ou mieux encore tu peux (aller) te brosser...
Mon Solognot de père avait une expression bizarre, un peu mal gaulée : "tu peux toujours vas-y" (pour tu peux toujours y aller).
En fait, tout le contraire de "passer la brosse à reluire", qui signale un fayotage éhonté, évidemment dans le but d'obtenir un avantage ou de la considération. J'avais signalé en son temps une expression connexe : "passer la main dans le dos" à propos d'un sbire fayot et portefaix d'une apparence de pouvoir. J'ai entendu le Raminagrobis caressé dans le dos utiliser cette expression voisine (frotter le dos).
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 19:00
Par Jacques Michaud - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 18:34
Expression relevée dans Le Canard Enchaîné du 12 août 09, à propos de la crise sur les remboursements de primes indûment (semble-t-il) versées à certains agriculteurs. Mettre la poussière sous le tapis, c'est refuser d'affronter un problème qui risque de se révéler plus grave, mais plus tard. C'est donc l'apanage de gens timorés, manquant d'esprit décisif qui remettent à plus tard ce qu'ils pourraient faire le jour-même ou tout simplement ignares et donc incapables de mesurer qu'ils viennent d'allumer une mèche à combustion lente.
Se prendre les pieds dans le tapis, c'est faire une très grosse gaffe ou un beau ratage dans n'importe quel domaine. Evidemment, au sens propre, quand on se prend les pieds dans le tapis, on se casse la gueule. La déduction figurée est évidente ("prégnante" pour les intellos!)
Mettre au tapis, c'est vaincre quelqu'un sans contestation possible. Expression évidemment issue du vocabulaire pugilistique...

http://www.deezer.com/listen-2503470
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 21:51

En son temps, naguère, j'avais noté l'expression "n'être bon qu'à être au cul des vaches", c'est-à-dire fleurer bon ses origines paysannes et, pour les courbés de l'urbanité, n'être bon à rien d'autre qu'à vivre comme un paysan, avec tout ce que ça représente d'idées reçues, de connotations cul-terreux, red neck, etc. Vivre aussi dans le trou du cul du monde pour ceux qui voient encore le paysan comme un demeuré. C'est vrai, il y en a, comme chez les courbés ! Mais ceux que je rencontre car, je vis dans un petit hameau au mlilieu des champs certes entouré d'une voie ferrée, d'une nationale, d'une autoroute, ceux que je rencontre dis-je, me parlent l'un de son prochain voyage à Nouyork, l'autre de son mois annuel (!!!) à Madagascar et de ses virées à moto dans le désert tunisien. D'autres encore vivent la vie qu'ils se sont rêvée, simple, agreste, spartiate, idéale aux deux sens du terme. Je vois pas la différence entre eux et moi...
Sortir du cul des vaches, c'est avoir eu, en quelque sorte, de la promotion entre un état ci-devant cul-terreux et un maintenant autre mais qui toutefois sent la paille et le grain.

C'est vrai aussi que je connais des paysans qui respectent la caricature. Mais je les aime bien.

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Linguapop


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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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