Dimanche 11 juin 2006 7 11 /06 /Juin /2006 10:23

Se creuser le ciboulot

Réfléchir, imaginer, "se creuser la tête", "se creuser les méninges". Ciboulot figure au Robert et vient de ciboule (l'oignon). Analogie liée à la rondeur ? En tout cas, l'oignon -quand il image une partie du corps- ne désigne pas la tête...

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Dimanche 11 juin 2006 7 11 /06 /Juin /2006 10:21

Tomber sur le pied

Ca ne va pas te "tomber sur le pied". Expression bizarre que l'on entendait dans l'enfance, chez moi. Ma mère nous le disait quand nous ne voulions pas manger. C'était en rapport sans doute avec une idée de faible quantité.

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /Juin /2006 23:04

S'en battre la gidouille

Ca remplit de joie de faire la découverte d'une expression qu'on ne connaissait pas. L'expression est utilisée par Jean-Luc Porquet dans un article du Canard Enchaîné (31-05-06) dont on se bat la gidouille du contenu mais qui contient cette phrase : "Normalement, les simples citoyens auraient dû s'en battre la gidouille." 

Je mets à profit ma logique et rapproche l'expression de "On s'en bat les couilles" (expression très à la mode !), "on s'en bat l'oeil", "on s'en tape le coquillard" etc. Un bonheur n'arrive jamais seul et le soir-même, je vous jure que c'est vrai, je découvre le mot gidouille dans un poème de Couté (si vous suivez mon blog vous savez que je vous le recommande). Dans le poème Les Ch'mins, Couté dit "deux femm's fir'nt chouér eun' bessounné d'leu' gidouille ronde". Vous imaginez le sens que j'ai prêté un instant à "gidouille"...Et puis j'ai vérifié dans mon glossaire : la gidouille, c'est le ventre. Précisons que les bessons, bessonnes sont des jumeaux ou jumelles et une bessounné c'est l'équivalent d'une "portée" de jumeaux (oui, je sais, l'homme n'est pas un animal. Encore que d'aucuns...).

Donc s'en battre la gidouille, c'est se taper sur le ventre.

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Mardi 6 juin 2006 2 06 /06 /Juin /2006 23:16

La nuit vient le soir

Jolie coquecigrue, beau truisme, belle tautologie.

J'aime cette phrase que disait souvent mon voisin Daniel, du temps où les travaux que nous faisions dans nos domiciles respectifs nous poussaient fort tard le soir.

C'était manière de dire : "le moment est venu de s'arrêter" (de plier les gaules). Malicieux on peut y ajouter que "Demain il fera jour".

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Mardi 6 juin 2006 2 06 /06 /Juin /2006 23:14

Habillé comme un enfant sans mère

C'est être mal fagoté, ou encore habillé à l'as de pique (ou comme l'as de pique).

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /Juin /2006 08:12

Un boubique

Ce mot valise formé à partir de l'apocope de bouc désigne une personne à la fois bouc et bique (chèvre), c'est-à-dire ne révélant pas une différenciation sexuelle prononcée. 

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /Juin /2006 08:09

Passer huit jours sous la beune

C'est une nouvelle variante de "Passer huit jours sous la berthe" déjà deux fois notée. Elle nous est communiquée par Patrick L. Cette variante est utilisée en Allier, près des rives méconnues mais si jolies de la Sioule.

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /Juin /2006 08:04

Vendre des pois qui ne veulent pas cuire

Fort justement rappelée par Martine R. , cette expression évoque la bouderie.  "On dirait que je lui ai vendu des pois qui ne voulaient pas cuire" signifie  "il ou elle me fait la tête".

Variante utilisée dans ma famille : "Vendre des haricots qui ne veulent pas cuire"

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Linguapop


Linguapop est un blog pour aimer une langue populaire, créative, qui s'invente chaque jour. Verte, savoureuse, vulgaire ou malséante, élégante ou déjantée, affectée ou provocante, la langue française nous intéresse dans tous ses états.

 



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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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