Allez, une petite scatologique : lâcher une perle, certes, peut vouloir dire "lancer une petite connerie bien ciselée" mais plus bassement "lâcher un pet". Ca se diasait chez moi, en forme de litote. J'entends par-ci par là quelques inventifs dire aussi : "envoyer un fax" pour évoquer la flatulente émission. C'est vrai, je l'ai moi-même entendue, mais on ne doit pas l'utiliser car "fax" est une marque déposée. Dites plutôt "envoyer une télécopie" et vous comprendrez qu'en aucun cas la métaphore, même triviale, n'est le fruit du hasard.
Mettre de l'huile de coude
Quand j'étais petit, j'imaginais que l'huile de coude était une sorte d'huile végétale. Malheureusement, je n'entendais jamais parler du "coudier", qui n'existait pas. Alors expliquez aux petits enfants que l'huile de coude est une huile virtuelle produite (ou utilisée par) le mouvement du bras qui s'agite pour scier, taper, visser, meuler.
Comme un jésus en culotte de velours
Cette expression que nous rappelle Franck évoque comme vous le savez l'extrême plaisir de sentir passer, dans sa bouche d'abord, puis dans sa gorge, un bon vin. J'avoue que j'aimerais bien que quelqu'un me propose une explication. Mais autant pisser dans un violon.
En tout cas, le vin est velouté, sans aspérité, pas trop vieux, ni trop charpenté.
(être) Comme Jésus en France ou Comme Dieu en France
Je n'ai entendu cette expression que dite par des Allemands. Etre comme Dieu en France, c'est se sentir bien, avoir la bonne vie. Ils sont fous ces Allemands !
Souffler dans les bronches - Se faire souffler dans les bronches -
Enguirlander et se faire enguirlander sont de jolies métaphores équivalentes dont il faut essayer d'imaginer la vision produiite par la notion de guirlande.
Expressions répandues assez semblables à "Mettre une avoinée" ou "prendre une avoinée" . Dans ces expressions, deux stades possibles selon la contextualisation : "engueuler" ou "casser la gueule"
Les expressions métaphoriques servent aussi à donner des noms d'oiseau, des surnoms gentils.
Chaussette à clous pour quelqu'un qui aime faire du bruit avec ses chaussures (le voisin du dessus qui montait les escaliers en râclant se voyait ainsi affubler).
Trotte-menu(e) qui désigne une femme plutôt frêle et marchant à petits pas
Gros sac pour un obèse
Belle en cuisses pour une femme dont on veut moquer la sensualité "visible"
Sec comme un coup de trique
Expression souvent associée à l'acidité d'un vin "sec" : un Gros Plant par exemple.
Utilsée aussi pour désigner une sécheresse de ton.
Sec comme de l'amadou
Expression utilisée pour désigner la sécheresse environnementale : les feuilles des arbres, les légumes non arrosés.
Par extension, on l'utilisait pour désigner des aliments très secs car trop cuits, par exemple.
L'amadou était autrefois une substance très inflammable (briquets à amadou)
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journal intime d'une délicieuse inconnue
Gaston Couté, poète paysan et libertaire
allez donc lire un poème au hasard
Le pitch
C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.
Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?
Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.
En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour. Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.
Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.
C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.
Ach !
No problemo
Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".
Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !
J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....