Jeudi 25 mai 2006 4 25 /05 /Mai /2006 21:29

En avoir de pendues

Elle est plutôt connue, mais je l'aime bien.

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 25 mai 2006 4 25 /05 /Mai /2006 21:17

Lâche moi les baskets

Expression bien connue qui a fleuri dans les dernières décennies. Je propose une explication qui vaut ce qu'elle vaut, c'est-à-dire pas grand chose si vous en avez une meilleure mais qui vaut son pesant de cacahuètes si vous-même n'y avez pas réfléchi. Remontons aux basques (mot ancien) qui sont les parties flottantes d'une veste. Il est toujours pendu à mes basques indique que l'autre vous colle un peu. Modernisation de basques en baskets ? Par ignorance ? Par jeu ? Qui le sait ?

L''ignorance entraîne parfois de belles images. Un de mes neveux avait écrit un jour à sa mère "oui, tu as découvert le poteau rose...". Joli non ? Je précise pour les jeunes lecteurs : Découvrir le pot-aux-roses...Pour les explications, voyez Duneton.

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /Mai /2006 21:14
Quand ça branle dans le manche, ça risque de chier du poivre...c'est à dire de barrer en couille ! Il faut que je vous fasse un dessin ?
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /Mai /2006 21:08
Cette amusante expression que je connais là encore depuis l'Ecole Normale (Gérard Massé dit Mémé - est-il encore du monde ?- me l'avait apprise) est une des expressions préférées de Jacques Chirac (Cf. Le Canard Enchaîné). Histoire de dire : "j'en ai rien à foutre". D'autres diraient : j"e m'en bats les couilles", ou "je m'en branle". Le machin dit par Chirac, c'est plus joli, non ?
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /Mai /2006 21:00

On pourrait gloser sur le rôle modérateur de la métaphore. En effet, la métaphore évite parfois de dire d'affreuses crudités. Du genre : il a des couilles !

Non, on dira : il en a de pendues.

Cette expression est également utilisée pour dire "il a de la chance" (il a du bol, il a du cul, il a de la moule). Dans ma mémoire, lors de nos interminables parties de tarot à l'Ecole Normale d'Orléans, l'expression était rituelle : il en a de pendues désignait la valeur du "chien" ( le chien est le groupe de cartes retournées et donc inconnues dont hérite celui qui "prend", celui qui ose. Au tarot, un bon chien peut faire gagner ou perdre....Je dis ça pour les beloteurs...)

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /Mai /2006 20:50
Oui, mon père était gendarme. Et il manipulait assez souvent cette comparaison (car  une comparaison est une  métaphore qui nécessite une béquille (métaphore!) : le mot "comme". Il l'utilisait généralement à table pour qualifier par exemple la maturité d'une poire  : "elle vous fond dans la bouche comme un pavé dans la gueule d'un flic !" ou pour réagir à une parole un peu blessante : "ohhhhhm gronk chier ffff un pavé dans la gueule d'un flic" (version plus rare).
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /Mai /2006 20:40

Oui, c'est simple Etienne Chatilliez a inventé 1/500000è (je vous fais un vrac) de notre langue (disons que pour certains "mauvais lecteurs", il en a inventé 1/12000è; je sais je suis gentil; voire je suis brave). Selon son film, un Tanguy désigne communément un enfant, plutôt mâle d'apparence, qui ne se peut  (formule gidienne) éloigner de ses parents, le plus souvent par commodité, confort et parfois pingrerie. Dans le fond, un Tanguy ne cherche pas à téter sa goutte. En conséquence, la personne que je connais qui se croit être un Tanguy (formule proustienne) et qui se reconnaîtra n'est nullement un Tanguy mais un téteur de goutte. Nettement plus sympathique, mais guère plus encourageant !

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /Mai /2006 20:36
Téter encore la goutte, se dit d'une personne encore jeune qui a du mal à se séparer de sa mère et revient souvent rendre visite à sa m'man. Il faut bien dire qu'il s'agit le plus généralement d'un garçon. Etienne Chatilliez a modernisé le concept : voir l'expression suivante.    
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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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