métaphore

Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 19:52
Communiqué par Benestel :
"...entendu dans 'vis ma vie'(1). C'était un chef cuisinier de la région auxerroise qui sortait ça à Nikos Alliagas (2) qui mettait dix plombes à faire je sais plus quoi (3).

Il faut bien dire qu'une métaphore de ce genre montre la créativité sans limite du populo. On imagine assez bien qu'elle ait pu être inventée au pays de Daudet...ou dans le Poitou...là où les ânes ont marqué peut-être plus qu'ailleurs l'imagerie locale.
Mais tuer un âne à coup de casquette a quelque chose de surréaliste au vrai sens artistique du terme.



(1) Emission de TF1 que, évidemment, personne ne regarde
(2) Célèbre animateur de la Star Academy que, évidemment, personne ne regarde
(3) Comme je le connais, il devait pas en branler une
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 20:37
Je suis assez crasse en mécanique, depuis toujours, et quand j'entendais, dans mon enfance, quelqu'un dire qu'il avait coulé une bielle, j'imaginais qu'un truc en ferraille vachement important pour le fonctionnement d'une bagnole avait fondu, tellement fondu que le métal coulait et que la bagnole était condamnée à s'arrêter avant que le moteur ne coule tout entier. Le mec avait dû rouler sans huile peut-être... Je n'ai pas progressé en mécanique, même si j'ai coulé plusieurs moteurs.
Mais je sais aujourd'hui que couler une bielle, au sens métaphorique, c'est péter les plombs, péter une durite, perdre les pédales, perdre pied.
 
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 21:00
On peut avoir le coeur brisé, alors votre coeur se casse en deux ou trois morceaux en faisant un bruit de verre brisé : kling, klang ! comme dans Tommy, l'opéra-rock de Peter Townshend (Franck, c'est bien les Who, non ? Je les ai vus à Bercy ou un truc dfans ce genre) que j'aime presque autant que l'apéro on the rocks. Il s'agit alors d'un mal d'amour ou d'amitié. On a tort de négliger l'amitié, c'est fort l'amitié, très fort. Honte à ceux qui la galvaudent ! C'est dur l'amitié, c'est même plus compliqué que l'amour, non ? Y a même pas le cul pour l'entretenir !
Tu me fends le coeur ! disait Panisse (si je me souviens bien) à son connard de partenaire qui n'entravait que tchik dans une des trois pièces de la trilogie (pléonasme assumé). Peut-être que Zulunation pourrait me donner un coup de main pour être plus précis. Si vous connaissez pas Zulunation, c'est que vous n'êtes qu'un lecteur occasionnel. Je vous conseille donc de feuilleter ce blog pour échafauder comme moi des hypothèses et améliorer des stats qui ne vont pas si mal merci sauf le week-end à croire que les gens lisent mon blog au boulot que c'est de l'abus de biens sociaux et que quand on met le doigt là-dedans on court au plus vite vers la concussion, la prévarication et la corruption.
Quand, donc, on a le coeur brisé, il faut mettre quelque chose sur le bobo. Quoi de mieux qu'un baume sur le bobo ? Sorte de concentration huileuse (zulu ?) qui n'a rien à voir avec le Baume de Venise qui me paraît être une sorte de vin capiteux, de vermouth ou quelque chose de ce genre (Zulu ?). Qui m'évoque par contiguïté mais je délire le Làcrima Christi (in nomine patris et filiu etc.)
Parfois on a besoin que quelqu'un vous mette un peu de baume au coeur, ce qui est, vous en conviendrez plus poétique, que le beurre au cul tel que Marlon Brando le convoque dans Le dernier Tango à Paris.
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 21:07
Astringent, aigre, doux, aigre-doux, sucré, acide ou acidulé, âcre, fruité, amer...Les goûts se métaphorisent aussi puisqu'on peut parler d'un ton aigre, acide, aigre-doux, etc.
Garder un mauvais goût dans la bouche, comme si on avait avalé quelque chose de désagréable, c'est garder un mauvais souvenir avec une notion d'indéfinissable, de flou. On dit parfois : "cette histoire m'a laissé un goût amer".
Avoir la gueule de bois peut être double-métaphoriquement (allons-y ! (vous connaissez mon goût (immodéré)) pour la double triple, quadruple ! (point d'exclamation) parenthèse )))uniquement quand c'est moi qui l'utilise...))))C'est moi le chef !)))))
Et quintuple !
Tout ça n'a pas de sens, c'est comme un béret. Mais
ça m'éclate !
En fait, pour ne pas garder un mauvais goût dans la bouche, il vaut mieux avaler, non ?
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 20:50
C'est vrai que c'est plus facile que de se regarder le trou du cul. Egotique, égocentrique, égocentriste, égoïste, je m'en vas cette semaine me glorifier de mon 100 000è visiteur, de mes 300 000 pages vues, de mes 120 à 250 visiteurs quotidiens pour mes 764 articles publiés et 1500 expressions citées par association,de mes 32 abonnés fidèles. Je vous aime : surtout que dans les 32, il y a moi, moi, moi ! Je me vous aime très fort.
Depuis des mois, les expressions les plus visitées sont : se battre contre les moulins, les fleurs à cocus, n'avoir que la bite et le couteau. Autant dire que mes lecteurs sont majoritairement portés sur les chèques.
Qui se ressemble s'assemble !

Le commentaire de Michelle D. (solognote) :
  • "en bonne solognote, ma mère me disait aussi pour me tirer d'une contemplation narcissique :"tu ne vas pas rester là à regarder si ton ventre fait des plis". Pas mal,  non ? quelques explications pour "la moumoute de travers". Dans mon jargon cela veut dire "être décoiffé un tantinet". Point de sous entendu grivois dans cette belle expression qui je le conçois peut prêter à interprétations multiples. Il va de soi que ma contribution à ce site n'a pour objectif que l'élévation de son niveau culturel et intellectuel. Je félicite de tout coeur le créateur de ce lieu magique! "
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 20:29
Un article du Nouvel Observateur (supplément télévision), signé Maryvonne Ollivry, s'intéresse à une étude de Pamela Druckerman "L'Art d'être infidèle", Editions Saint-Simon, 2009. Tromper son conjoint, comme tous les "interdits" provoque ou convoque un langage métaphorique, censé adoucir la dureté de la situation décrite. L'article est intitulé "La femme d'à côté", comme le film de Truffaut...
"Les Japonais prennent la tangente, les suédois tournent à gauche, les Anglais vont jouer sur un autre terrain, les Français vont voir ailleurs (...) les Chinois mènent deux barques en même temps, les Israéliens mangent à la table d'à côté, tandis que les Indonésiens, heureux poètes, vivent une selingkuh, c'est-à dire (...) une parenthèse enchantée".

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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 21:56
Tu me broutes le pistil pour tu m'ennuies, tu me fais chier, tu me pompes, tu me les brises, etc. : l'expression  devrait être exclusivement utilisée par la gente féminine puisque le pistil n'est autre que l'organe femelle des plantes à fleurs. De manière très édulcorée, c'est une manière de dire "tu me suces la chatte et ça m'agace !" (ah, le gazon maudit !). Fort heureusement j'entends aujourd'hui (rarement toutefois) des femmes dire : ça me pète les couilles ! Je me sens donc autorisé comme élément mâle à peu près assuré à dire : tu me broutes le pistil, connard !
Et ce soir pas mal de choses me pèlent les couilles
.
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 19:42
"Quand il y a de la pluie et du soleil en même temps, on dit que c'est un mariage de singes" dit Ruth (toute jeune fille) à Will (tout jeune garçon) au détour du roman du sud-africain George Hagen : La Famille Lament (10/18 domaine étranger). Je ne connais pas d'équivalent en français de cette jolie expression. Et vous ?
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Linguapop


Linguapop est un blog pour aimer une langue populaire, créative, qui s'invente chaque jour. Verte, savoureuse, vulgaire ou malséante, élégante ou déjantée, affectée ou provocante, la langue française nous intéresse dans tous ses états.

 



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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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