Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 18:55
Jadis et jusqu'à naguère, j'imaginais que se faire plomber, c'était se prendre une volée de plomb, une baltos, se faire canarder, quoi ! Mais, j'ignorais, tel l'enfant qui vient de naître, que de fait, dans la langue populaire, cela signifiait "se faire refiler une chtouille ou pour parler corrèque une MST" (j'avoue que ma naturelle timidité et toute ma complexitude m'ont mis à l'abri des chaudes-pisses et autres maladies qui font pisser des lames de rasoir).
Et de qui je l'apprends (revoir le début si vous manquez de mémoire immédiate) ? d'un certain Gilou le Flahute (je vous cache pas que je préfère vraiment son vrai nom (que je ne vous dirai pas), car comme vous l'avez subodoré (San A. aimait bien ce mot (1)), il s'agit d'un faux-nez (un faux blaze comme dirait San Antonio et comme aurait dit Frédéric Dard que ce Gilou vénère au point de se faire préfacer par le fils d'icelui qui publie des romans inspirés que j'avoue je n'ai point (encore ?) lus). Brèfle, comme dirait Béru, ce Gilou a publié un recueil de grilles (voir colonne de gauche) et dans sa grande bonté, il m'autorise à publier quelques grilles libres de droits (ouf!) que je souhaite mettre à la disposition de votre proverbiale et silencieuse sagacité. Ne vous comportez pas comme des nazes (1), essayez, écrivez-nous ! La solution dans un délai raisonnable, disons, le 36 du mois ?

(1) Gilou, le mec dont auquel je vous causais m'a appris un autre truc (et apparemment il est bien renseigné (ça m'en fait un deuxième avec zulunation (là je parle pour les habitués, ça se mérite !)) )et je ferme la triple parenthèse ! Donc, Gilou m'a appris que le mot être nase ou naze (moi j'acris toujours naze, ça fait plus kéké) signifie être contaminé par une MST.

(2) Ce que Gilou ne sait sûrement pas, c'est que j'ai lu toute l'oeuvre de Frédéric Dard (ça fait déjà lontemps). Selon quoi, il n'y a pas de hasard !

Voici donc la grille du Flahute :

 

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

I

 

 

 

 

 

 

 

 

 

II

 

 

 

 

 

 

 

 

 

III

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IV

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VII

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VIII

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HORIZONTALEMENT

 

I          Ne valent pas un coup de cidre

II         Peinard

III       Mis au bigne

IV       A pattes, c'est un basset

V         Un drôle de culot. Détenus

VI       Ont des relents de cambrousse

VII      A son pont à Paname. Personnel

VIII    Tout le saint-frusquin. Un précurseur de la bonne ferte      

IX       A les mêmes activités que le ferrailleur

 

VERTICALEMENT

 

1          Petites limaces nocturnes, nullement nuisibles

2          S'est fait plomber, mais pas par le dentiste

3          Peut fort bien s'exprimer en jars

4          Jonc qui laisse le truand indifférent

5          Mauvais poil

6          Symbolisent la robustesse. En Moldavie

7          Hausser le ton. Lorgne

8          Escroque

9          Lessiveuses qui assurent un parfait nettoyage. Fin de participe peu banale

 

Par Jacques Michaud - Publié dans : mots croisés en langue verte - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 21:49
Les larrons les plus connus sont le bon larron - qui devait être à dextre, je suppose- et le mauvais larron-lui à senestre- qui ont accompagné la crucifixion et la mort du Christ (selon, bien sûr, les Evangiles qui ne sont pas parole d'évangile pour tout le monde). Sauf qu'on ne dit jamais qu'eux aussi se sont pris un grand bout de ferraille au travers du buffet (mais je crois qu'ils n'ont pas connu l'éponge vinaigrée, c'est toujours ça ! on a les joies qu'on peut.).
Essayez donc de mourir le même jour que quelqu'un de célèbre : on vous oublie carrément. Jean Cocteau, qui n'était pas un inconnu a eu le tort de mourir le même jour que sa copine Edith Piaf. Tac ! Edith a eu la vedette et lui a fait les pages intérieures ! C'est vrai qu'il chantait vachement moins bien Jean Cocteau.
La racine latine "latro" a donné aussi "ladron"  en espagnol (accent tonique et graphique sur le on, désolé, mon ordinateur ne connaît pas la Guardia Civil, je veux dire la police espagnole, c'est malin !). Un larron, c'est donc un brigand, un voleur, une racaille quoi !
S'entendre comme larrons en foire, c'est donc pour deux ou plusieurs personnes être dans une pleine complicité pour vivre une aventure un peu en marge ou accomplir toutes sortes de méfaits que la société est censée leur pardonner car ils accomplissent des forfaits qui les font rire et qui, normalement, si tout va bien, doivent faire rire les autres...
La particularité des larrons en foire est leur certitude d'être les meilleurs et par conséquent d'être garanti dans une certaine invulnérabilité...Je m'y connais.
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 21:32
Anne-Laure B. (bienvenue) nous propose cette métaphore contextualisée : "à propos d'un aménagement qui était assez ancien dans une maison, quelqu'un a dit : "celui qui a fait ça, il y a longtemps qu'il n'a plus mal aux dents".
J'ai déjà eu l'occasion de mettre en évidence l'aspect socio-linguistique de la métaphore qui, sous couvert d'humour ou de poésie, permet de ne pas énoncer, de ne pas prononcer certains mots tabous comme : il est mort depuis longtemps (1).
Anne-Laure se demande si l'expression qu'elle a relevée est locale (dans son cas : la Dordogne). Non, ici sur les bords de Loire, entre Beauce et Sologne, j'ai entendu moi aussi cette expression.
Rien ne vous empêche de me proposer de nouvelles occurrences mais vous pouvez en trouver tout au long des 770 articles de ce blog (avoir un costume en sapin, passer l'arme à gauche, avaler son bulletin de naissance, manger les pissenlits par la racine, passer de l'autre côté du miroir, etc.). 


(1) On retrouve un fonctionnement similaire de dérivation des tabous dans les nombreuses métaphores sexuelles comme par exemple, descendre à la cave (pour faire l'amour).
 
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 19:52
Communiqué par Benestel :
"...entendu dans 'vis ma vie'(1). C'était un chef cuisinier de la région auxerroise qui sortait ça à Nikos Alliagas (2) qui mettait dix plombes à faire je sais plus quoi (3).

Il faut bien dire qu'une métaphore de ce genre montre la créativité sans limite du populo. On imagine assez bien qu'elle ait pu être inventée au pays de Daudet...ou dans le Poitou...là où les ânes ont marqué peut-être plus qu'ailleurs l'imagerie locale.
Mais tuer un âne à coup de casquette a quelque chose de surréaliste au vrai sens artistique du terme.



(1) Emission de TF1 que, évidemment, personne ne regarde
(2) Célèbre animateur de la Star Academy que, évidemment, personne ne regarde
(3) Comme je le connais, il devait pas en branler une
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 20:37
Je suis assez crasse en mécanique, depuis toujours, et quand j'entendais, dans mon enfance, quelqu'un dire qu'il avait coulé une bielle, j'imaginais qu'un truc en ferraille vachement important pour le fonctionnement d'une bagnole avait fondu, tellement fondu que le métal coulait et que la bagnole était condamnée à s'arrêter avant que le moteur ne coule tout entier. Le mec avait dû rouler sans huile peut-être... Je n'ai pas progressé en mécanique, même si j'ai coulé plusieurs moteurs.
Mais je sais aujourd'hui que couler une bielle, au sens métaphorique, c'est péter les plombs, péter une durite, perdre les pédales, perdre pied.
 
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 21:00
On peut avoir le coeur brisé, alors votre coeur se casse en deux ou trois morceaux en faisant un bruit de verre brisé : kling, klang ! comme dans Tommy, l'opéra-rock de Peter Townshend (Franck, c'est bien les Who, non ? Je les ai vus à Bercy ou un truc dfans ce genre) que j'aime presque autant que l'apéro on the rocks. Il s'agit alors d'un mal d'amour ou d'amitié. On a tort de négliger l'amitié, c'est fort l'amitié, très fort. Honte à ceux qui la galvaudent ! C'est dur l'amitié, c'est même plus compliqué que l'amour, non ? Y a même pas le cul pour l'entretenir !
Tu me fends le coeur ! disait Panisse (si je me souviens bien) à son connard de partenaire qui n'entravait que tchik dans une des trois pièces de la trilogie (pléonasme assumé). Peut-être que Zulunation pourrait me donner un coup de main pour être plus précis. Si vous connaissez pas Zulunation, c'est que vous n'êtes qu'un lecteur occasionnel. Je vous conseille donc de feuilleter ce blog pour échafauder comme moi des hypothèses et améliorer des stats qui ne vont pas si mal merci sauf le week-end à croire que les gens lisent mon blog au boulot que c'est de l'abus de biens sociaux et que quand on met le doigt là-dedans on court au plus vite vers la concussion, la prévarication et la corruption.
Quand, donc, on a le coeur brisé, il faut mettre quelque chose sur le bobo. Quoi de mieux qu'un baume sur le bobo ? Sorte de concentration huileuse (zulu ?) qui n'a rien à voir avec le Baume de Venise qui me paraît être une sorte de vin capiteux, de vermouth ou quelque chose de ce genre (Zulu ?). Qui m'évoque par contiguïté mais je délire le Làcrima Christi (in nomine patris et filiu etc.)
Parfois on a besoin que quelqu'un vous mette un peu de baume au coeur, ce qui est, vous en conviendrez plus poétique, que le beurre au cul tel que Marlon Brando le convoque dans Le dernier Tango à Paris.
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 21:07
Astringent, aigre, doux, aigre-doux, sucré, acide ou acidulé, âcre, fruité, amer...Les goûts se métaphorisent aussi puisqu'on peut parler d'un ton aigre, acide, aigre-doux, etc.
Garder un mauvais goût dans la bouche, comme si on avait avalé quelque chose de désagréable, c'est garder un mauvais souvenir avec une notion d'indéfinissable, de flou. On dit parfois : "cette histoire m'a laissé un goût amer".
Avoir la gueule de bois peut être double-métaphoriquement (allons-y ! (vous connaissez mon goût (immodéré)) pour la double triple, quadruple ! (point d'exclamation) parenthèse )))uniquement quand c'est moi qui l'utilise...))))C'est moi le chef !)))))
Et quintuple !
Tout ça n'a pas de sens, c'est comme un béret. Mais
ça m'éclate !
En fait, pour ne pas garder un mauvais goût dans la bouche, il vaut mieux avaler, non ?
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 19:46
Comparaison utilisée dans le sport ou dans les affaires ou encore dans tout autre domaine où il convient de mettre en relief l'appétit de vaincre, de dézinguer, de bouffer l'autre, d'être le meilleur. Evidemment, cela s'explique : un affamé (mort de faim est pris dans son sens métaphorique puisque la première qualité du mort de faim c'est justement de n'être pas mort...Vous me suivez ?) n'a d'autre ambition que d'assouvir sa faim. CQFD.
J'ai regardé d'un oeil distrait (ouais, réellement car j'ai raté tous les deux buts) hier soir les Barcelonais foutre la peignée (la branlée) aux Angliches. Merde alors, les Angliches doivent être trop bien nourris. Au Barça, en revanche, ils sont morts de faim. Ils vont pouvoir s'acheter des tonnes de cacahuètes, eux. Ils en veulent tellement que rien ne leur résiste ( ce que je dis ici est d'une navrante* platitude, ça clichouille dur, certes, et j'en suis conscient. Ca prouve que la génialitude (pour les gens de gauche) ou la génialance (pour les gens de drouate, salut Raff') n'est pas constante chez moi. Ne m'en veuillez pas ! Mais dans deux mois, vous allez voir ce que vous allez voir....
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Linguapop


Linguapop est un blog pour aimer une langue populaire, créative, qui s'invente chaque jour. Verte, savoureuse, vulgaire ou malséante, élégante ou déjantée, affectée ou provocante, la langue française nous intéresse dans tous ses états.

 



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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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