Lundi 30 avril 2007 1 30 /04 /Avr /2007 18:40

Changeille d'idéye comme de jupeye*

Version revuille par Françoise Alliot-Marille de l'expression-ye "changer d'idée comme de chemise". Certes, on pouvait s'attendre à ce qu'une femme comme Catherine-ye Alliot-Marille ne se montre pas macho-ye à ce point-ye. Mais Bécassine Alliot-Marille est dans le mouvement dessiné par le petit Nicolas. Revenir à la période d'avant 1968, sans doute. Ah, gommer toutes ces révoltes ! Ah comme l'obscurantisme avait du bon...La messe du dimanche, les lendits, les uniformes gris, les chefs, ceux qui obéissent aux chefs. En tout cas, à moi, ça me fait peur les gens qui perdent la mémoire et qui ne comprennent pas que c'est le peuple qui fait les révoltes tout en le caressant éhontément dans le sens du poil  ! Quant à Claudine Alliot-Marie, si elle devient première dame patronnesse de France-ye, elle pourra économiser le poste de secrétaire d'état à la condition féminine : il n'y en aura plus besoin ! 

* C'est pas beau de se moquer des accents régionaux-ye ou des langages affectés  !

Par Jacques Michaud - Publié dans : comparaison - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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