Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /Jan /2008 14:00
Une politique de Gribouille

Il y a quelque temps, je vous demandais -à vous mes lecteurs- de m'aider à définir une "politique de Gribouille", expression que je connais depuis longtemps sans jamais l'avoir comprise. Nul n'est parfait. Merci de vos innombrables réponses. C'était pour voir si vous suiviez.
Y a quelqu'un ?
Je vous livre une contextualisation issue d'un magazine que vous auriez intérêt à lire de temps en temps, en revenant du sauna ou des vacances de ski : Politis. Affreux journal gauchiste que je lisais en d'autres temps car un ami m'y avait abonné gratos.

"les diplomates et les politologues lui ont donné un nom hérité de l’anglais : « Prophétie autoréalisatrice ». Le Français, qui est d’un naturel plus rustique, parlerait d’une « politique de Gribouille ». L’idée en est simple. C’est cette façon irrésistible de provoquer ce qu’on prétend vouloir éviter. Involontairement ou à force de petits calculs machiavéliques. Mais à peu de chose près, le résultat est le même." (cf.
http://www.politis.fr/article873.html)

C'est moins mal que si c'était pire, non ?
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore Voir les 0 commentaires
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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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