Etre une tête de turc

Publié le par Jacques Michaud

Etre une tête de turc

Dans la longue histoire des conflits entre l'empire ottoman et les empires européens (notamment l'Autriche et l'Allemagne avec leurs anciens noms divers), le Turc a pu devenir l'emblème de la détestation de l'ennemi héréditaire. C'est pourquoi dans les foires européennes, au XIXè siècle, on offrait au passant qui passe l'occasion de se payer une tête de turc en exerçant sa force par un coup de poing le plus violent possible sur un dynamomètre représentant, bien sûr, une tête de turc, selon l'image enturbannée qu'on en a.
A noter que c'est Atatürk, le grand homme laïc de la Turquie qui choisit dans les années 20 d'interdire ce signe extérieur qu'était le turban.

La tête de turc, c'est bien entendu l'équivalent du bouc émissaire ("le beau commissaire", comme aurait dit San Antonio).

Barbaros Hayreddin Pacha (Grand amiral de Soliman le Magnifique)

http://www.byegm.gov.tr/yayinlarimiz/kitaplar/histoire-turquie/c_10.htm

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