Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 22:18

Donner un baiser de Judas
est l'expression de loin la plus visitée depuis son apparition dans ce blog. Cela n'arrête pas, un peu comme si la motié de la terre avait été trahie par l'autre.
Je ne résiste pas à la tentation de vous la re-fourguer parce que vous me croirez si vous voulez, pour une fois, je trouve mon article plutôt bien...


Depuis les Evangiles selon Machin Chose, on sait que Judas est cette salope d'apôtre qui a vendu le gentil Jésus pour quelques deniers sur le Mont des Oliviers (j'ai de beaux restes). Cette ordure a poussé la traîtrise jusqu'à signaler l'homme à abattre en l'embrassant (je ne sais plus très bien où il l'a embrassé, ah si, sur le Mont des Oliviers ! où avais-je la tête ?). Un coq qui n'avait pas grand chose à foutre à cette heure-là a chanté. Trois fois (il devait être trois heures du mat'), c'est chiant un coq ! etc. Vous connaissez l'histoire grâce à Mel Gibson, je pense.

Les Judas, je le sais, ont la particularité de traiter les autres de Judas. Ben oui, moi aussi j'ai mon Judas. Et ça prouve à quel point mes raisonnement sont cons, sauf que je suis évidemment l'exception qui confirme la règle.
Blague à part : connaître une seule fois la trahison, c'est voir changer le cours de sa vie. Trahir, tout le monde n'en a pas conscience...car la mesure de la trahison n'est que dans la peine profonde que ressent la personne trahie.
 

A propos de coq, et pour pas plomber l'ambiance :  Un jour, un autre connard de coq non évangélique celui-là, est venu s'installer dans notre jardin. Il a choisi une superbe branche d'un super saule qui se trouve à la hauteur de nos super chambres du premier super étage. Et le matin, dès potron-jaquet à l'heure où blanchit la campagne (salut Totor !), il se mettait à gueuler, mettant le branle-bas  de combat dans la maison. Nous, on touche pas aux coqs. Ca a duré trois semaines. Et puis un matin, ça n'a pas cocoricoté. Le machin était mort, bien en équilibre sur sa branche, la tête légèrement sur le côté, comme tout mort qui a du mal à tenir sa tête bien droite (c'est un peu une manie chez les morts). Une copine galloise (!) (gallo- eh oui, c'est pas des conneries, les gallois s'y connaissent super bien en coqs) m'a dit que les coqs sentant leur fin prochaine choisissent l'endroit de paix où ils souhaitent mourir...Elle est belle et vraie cette histoire, mais peut-être ma copine galloise se trompe-t-elle...En tout cas, ma maison est bien un hâvre de pets.

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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