Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /Juil /2008 12:43
Tirer les ficelles

La marionnette n'est qu'une marionnette pour le marionnettiste. C'est beau comme de l'antique ce que je dis, non ?     Je crois que je vais en faire un nouveau proverbe. Ca y est c'est fait. Voir tout en bas.

Il ( le marionnettiste, faut suivre !) en ( des marionnettes car c'est le complément d'objet indirect !) tire les ficelles pour les ( les marionnettes encore, mais là c'est complément d'objet direct) diriger là où il veut (ellipse : qu'elles aillent). Leur propre vie ne tient qu'à un fil. Il en va de même pour nous qui, au moins à certains moments, sommes aussi des marottes à fils. Bon, je sais, ça manque d'originalité mais au moins moi, je me découvre, c'est pas comme vous bande de pleutres qui vous réfugiez derrière votre anonymat (de misaine) (je sais, la corde de mon calembour est un peu grosse : encore qu'en parlant de mât de misaine, je ne devrais pas évoquer la corde (réservée aux pendus sur un bateau) mais la drisse, le (la ?) boute, l'écoute.

Quand on tire sur la corde, là, c'est qu'on abuse d'une situation pour essayer d'en tirer un max de profit (troll au chocolat !). N'importe quoi !

Je connais une nana qui bosse dans un endroit où qu'on réfléchit un max et qui aime bien utiliser le mot métaphoriqué : "détricoter". Le sens dépend du contexte : on détricote souvent quand on cherche à comprendre quelque chose qui avait l'air bien verrouillé, bien balisé. On détricote aussi quand on s'attaque à une organisation, un système, un truc bien stables et qu'on y fout le bordel, tranquillement, progressivement, imperturbablerment, implacablement.

La vie ne tient qu'à un fil. Eh oui, j'avais envie de filer la métaphore et du grain à moudre, ce qui est un zeugme de la plus belle espèce, à moins que vous ne désigniez cela par le terme d'attelage qui linguistiquement est équivalent, non ?

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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