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Quel lien peut-on établir entre ces deux images ? Sachant qu'il s'agit d'un procédé littéraire qui n'est pas sans rapport avec les mathématiques...Au cas où vous
existeriez vraiment, vous pouvez répondre en commentaire.
De l'aneth redevenu sauvage
La Vache qui rit est bien sûr une marque déposée
C'est déjà gagné !
Voici la réponse de Zulunation : "Le dessin de La Vache qui Rit utilise le procédé de "mise en abime" ce qui signifie que l'on retrouve dans plusieurs (ou dans une seule) parties du dessin l'intégralité de celui-ci ; dans l'Aneth, on retrouve à l'état naturel ce procédé de
répétition (qu'il convient de ne pas assimiler aux fractales)."
Merci Zulunation, c'est vrai, il s'agit d'évocations imagées de la mise en
abyme (on préférera l'orthographe avec "y", pour avoir l'air plus savant bien sûr...). En littérature, on évoque souvent Michel Leiris à propos de la mise en abyme : "
(...) l’emboîtement
des images sur la « boîte de cacao » où il découvre « l’infini », a « quelque chose de trouble », évoque les jeux de
miroir dans lesquels on jouit érotiquement et infiniment de sa propre image : « caractère hallucinant et proprement insaisissable de la jeune Hollandaise, répété à l’infini comme
peuvent être indéfiniment multipliées, aux moyens des jeux de glace d’un boudoir savamment agencé, les visions libertines. » Si bien que cette boîte de cacao devient la représentation
emblématique de l’Age d’homme , et que le chapitre qui lui est consacré constitue l’un des plans de la construction en abyme de l’œuvre
entière."
Voir le site dont provient cette citation : http://www.berthologica.info/articles.php?lng=fr&pg=171
Je n'ai malheureusement plus la mémoire de quelle marque de cacao se servait
Leiris (je crois qu'elle figure dans un article de l'Ecncyclopediae Universalis dasn un article consacré à la critique littéraire, mais je n'ai pas moi-même la chance de posséder ce précieux
ouvrage).
Quant aux fractales qu'évoque Zukunation, je croyais qu'on pouvait les assimiler à des mises en abyme. J'ai vu il y a moins d'un mois un film d'animation à partir d'images fractales: c'est
prodigieux et effectivement on atteint la "notion" d'infinitude (Film de Philippe Sevestre, dont j'ai oublié le titre. Appelons-le donc "Fractales")
La référence aux mathématiques concernait bien sûr la relation d'homothétie.
Nouvelles précisions de Zulunation qui m'a l'air d'être un puits de science ou un Pic de la Mirandole du web. Voyez plutôt :
"Petites précisions :
1) c'est Gide qui pour l'aspect littéraire à inventé l'expression "mise en abyme" - avec "Paludes" où il raconte qu'il écrit "Paludes" - pour
évoquer un texte dans un texte, :
Big fleas have little fleas
Upon their back to bite 'em
And little fleas have lesser fleas
And so ad infinitum.
les grosses puces ont des petites puces
sur leur dos pour les mordre
et les petites en ont d'encore plus petites
et ainsi de suite à l'infini
2) "Fractale" est un concept
mathématique mis-au-point dans les années 70 par Benoist Mandelbrot qui concerne une classe de figures géométriques où la dimension fractale quantifie le degré d’irrégularité et
de fragmentation d’un ensemble géométrique, dont la « forme est soit extrêmement irrégulière, soit extrêmement interrompue ou fragmentée, quelle que soit l’échelle d’examen".
La "mise en abyme", au sens esthétique de l'expression, joue sur le principe d'invariance d'échelle : les mêmes éléments
structurants se trouvent reproduits et rétrécis à mesure que l’on s’approche de l'oeuvre, effet qui est parfois renforcé par une séparation des plans. C'est exclusivement sur cette
invariance d'échelle que s'appuie la transposition du concept mathématique au concept esthétique mais naturellement sur rien d'autre."
Et comme il est très complet, ce (cette) Zulunation, il (elle) nous envoie l'adresse de la fameuse boîte de cacao :
"Ha ! j'ai oublié le presque principal : la boite de cacao de Michel Leiris !!
les anglo-saxons parlent de "Droste Effect" pour la "mise en abyme" et ceci précisément en rapport à cette image sur une boite de cacao
: http://www.josleys.com/htmlgalleries/droste/droste.jpg"
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journal intime d'une délicieuse inconnue
Gaston Couté, poète paysan et libertaire
allez donc lire un poème au hasard
Le pitch
C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.
Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?
Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.
En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour. Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.
Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.
C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.
Ach !
No problemo
Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".
Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !
J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....