Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 19:51
En fait, je me rappelle maintenant que cette expression courait les rues de mon village (disons de ma petite ville (car entre 5 000 ploucs et 7 000 red necks (cul-terreux in french)), il n'y a que les parigots têtes de veaux ou les parisiens têtes de chiens qui osent dire qu'il s'agit d'un village, heu là faut-y ! (sous entendu faut-y qu'y soyent cons, ces parigots !) (fermez la multi-parenthèse))), autrefois, et donnait lieu à des déformations comme seule la langue populaire sait les inventer : être un drôle de loulou*, may-be pour être un drôle de loustic, être un drôle de loubard (apocope* redoublée), ou être un drôle de zouzou, peut-être pour double-apocoper** zouave dans "être un drôle de zouave"  (celui dans la culotte duquel ma propre soeur que pourtant je vénère a osé mettre la main et dont je ne sais vraiment ce qu'elle y a trouvé, à supposer qu'elle y ait trouvé quelque chose). Je sens, mais pas trop fort tout de même, et je m'en félicite, que vous allez décrocher pour aller vous mettre entre parenthèses...ous Vous auriez tort.
Un Zoulou, c'était un sauvage, avant, un voyou, un blouson noir comme on disait en 59.

Un de mes lecteurs (et c'est à cet hommage que je voulais en venir) signe ses messages du terme de "zulunation" ( nation zouloue ?). Il a la délicatesse ou la modestie d'utiliser le contact au lieu de mettre directement un commentaire. Il se trouve que ce zélé zoulou comme je l'allitère*** affectueusement me paraît être un Pic de la Mirandole, ou un excellent documentaliste. Bref, il m'apporte régulièrement des compléments d'information plutôt autorisés. Il suffit parfois que je pose une question pour qu'il me donne la réponse, et toujours en loucedé. Merci Zoulou.

Voyez plutôt son commentaire sur l'article ci-dessous (c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres) :
"pour ce qui me concerne aucune "contradiction" et je dirai même plus une forte adhérence avec la "mise en abyme" au centre de cette expression ! Par ailleurs il me semble que cette expression est toute récente puisque, à ma connaissance, elle n'a pas 10 ans : j'en situe la naissance en 2000 chez les scénaristes Michel MUNZ et Gérard BITTON qui l'ont mis dans la bouche de Dov MIMRAN (Gad ELMALEH) pour le film "La Vérité Si Je Mens ! 2". Depuis elle se multiplie allègrement ...
." Zulunation dixit

* apocope : quand on ne retient que le début d'un mot pour l'ensemble du mot (ciné pour cinéma, télé pour télévision). Mais il se trouve qu'une apocope à une syllabe (lou) ne jouerait pas son rôle et serait sans doute assez peu discriminante, d'où le redoublement qui donne un volume sonore et sémantique suffisant. J'appelle ça de mon rporpe chef : double-apocopeCa vous berce toutes mes conneries ?
** mots inexisistants sauf pour le petit michaud illustré, édition 2012

N.B. Voyez donc wikipedia où il appert entre autres que le zélé zoulou aurait peut-être un rapport avec le hip-hop :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Universal_Zulu_Nation
J'ai un mien neveu qui anime sur une radio clermontoise un émission de radio hebdomadaire de hip-hop américain. Voici ce qu'il en dit :
"La Zulu Nation est un mouvement positif qui émerge dans les années 70, dont Afrika Bambatta est l'instigateur.
La devise est "Peace, Love, Unity and Having Fun" et prône un retour aux racines africaines des afro-américains. Elle vise à contrer la consommation massive de crack dans le Bronx, Harlem.... par une hygiène de vie irréprochable et un état d'esprit positif."
Il joint ce lien



Moi, j'en étais resté au Zoulou blanc, Johnny Clegg, merveilleux souvenir, même si un peu suranné may-be.

Découvrez Johnny Clegg!
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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