Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 12:12
"dans ma prime jeunesse (...) déjà j'avalais goulûment des gâteaux au risque de m'étouffer ou bien d'avoir le hoquet. A ce propos cela me rappelle une formule que mon père m'avait apprise : "j'ai le hoquet, je ne l'ai plus, c'est toi qui l'a eu, merci petit jésus". Je ne garantis pas cependant le résultat."
C'est Michel T. qui nous envoie cette ravissante expression qu'il trouve "désuète". Je la mettrai en relation avec "passer par le trou de la galette" (cf.archives) qui signale ce que les médecins appellent d'une métaphore poétique plus que scientifique "faire une fausse route" : un aliment, au lieu de passer dans l'oesophage, se dirige vers les poumons. Cela peut conduire à une toux sauvage et dans certains cas, à l'étouffement.
Quant à moi, j'ai appris une chanson un tout petit peu différente mais très scandée :
J'ai l'hoquet
Berloquet
P'tit jésus
Je l'ai plus !

Ah les beaux dimanches !


Post-it du zélé Zoulou (1)
"Bien le bonjour, il semble bien que cette expression soit courante aux "Trois Provinces" (Champagne, Lorraine et Franche-Comté) comme le suggère en 2001 Hubert Lesigne dans son ouvrage "Mots et figures des trois provinces" publié par l'Harmattan.
Reste à comprendre le pourquoi et comment du "dimanche" ! Cette fois il faut recourir aux talents de Willy Bal qui, en 1994 dans "Belgicismes" paru aux Editions Duculot, nous éclaire par ce rapprochement à la page 21 : "avaler de travers" s'exprimerait en wallonie de multiples manières et naturellement le fameux "par le trou du dimanche" est noté, mais aussi par d'autres formes qui donnent bonne perspective à l'origine de notre expression du jour à savoir : "avaler par le trou aux prières" - ou "par le trou aux Paters" - ou encore "avaler par le gosier aux prières".
Voilà très probablement trouvé l'explication du "dimanche" puisqu'il est le jour traditionnel pour ce rituel .... mais je laisse naturellement aux spécialistes la sentence finale."


(1) Un lecteur fidèle caché sous le pseudo de Zulunation m'apporte régulièrement des commentaires plutôt intéressants. Je vous le livre ci-dessus. S'il continue je vais lui ouvrir une rubrique !
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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