Partager l'article ! Marier la carpe et le lapin: un petit poisson, un petit oiseau Juliette Gréco envoyé par aandre_danye ...
Linguapop est un blog pour aimer une langue populaire, créative, qui s'invente chaque jour. Verte, savoureuse, vulgaire ou malséante,
élégante ou déjantée, affectée ou provocante, la langue française nous intéresse dans tous ses états.
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naturnet, pour ne pas mourir en même temps que la planète
journal intime d'une délicieuse inconnue
Gaston Couté, poète paysan et libertaire
allez donc lire un poème au hasard
Le pitch
C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.
Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?
Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.
En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour. Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.
Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.
C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.
Ach !
No problemo
Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".
Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !
J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....
Marc
Evidemment intéressé par l'origine des expressions françaises, je suis tombé sur ton blog où tu t'interrogeais ubuesquement sur l'auteur de la fable "la pathétique histoire etc...". J'aime assez caresser l'idée (entre autres) d'entretenir le mystère et de me savoir - dans le secret- l'auteur d'un texte devenu apocryphe... Cependant, j'aime moins celle de me faire la paternité de mon texte, ce que je sens poindre ici et là. C'est pourquoi je confesse être l'auteur de cette fable, et c'est bien parce que je croyais que l'origine de l'expression venait de La Fontaine que j'en ai eu l'idée après moultes recherches infructueuses. Heureux que cette facture "commune" ait l'heur de te plaire. Ceci dit, mon ego supportera que tu ne publies pas ce commentaire. Il suffit que tu puisses témoigner à un usurpateur éventuel que tu connais l'anonyme. Ainsi deviens-tu malgré toi le défenseur de mon bon droit!
PS je pense que j'ai publié ce texte pour la première fois sur un blog du nouvel obs en 2006
Je suis en tout cas ravi d'avoir une réponse à ma question et, je pense, l'éminent zulunation, ce lecteur assez curieux et bon documetaliste qui me sort une épine du pied assez souvent.
Merci pour le qualitif d'ubuesque car le père Ubu est une de mes références (le merdre de mon article le laisse supposer)...
Bonnes lectures à venir.
Cordialement
Jacques Michaud
le dentiste ne ferait pas reference à la "rage de dent" de cupidon, qui causa tout le reste de l'histoire (cf 3e strophe)?
Salut, fille de la forêt, femme d'un fils de la forêt : tout ce que tu dis est évidemment frappé au coin du bon sens. En tout cas, cet article m'a valu pas mal de courrier. Bises.
Le dentiste: voyez (relisez attentivement...très attentivement) la parenthèse sur Cupidon... Vous y avez la réponse... Cordialités R.P.
Merci bien