Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 20:34
Il est des expressions comme celle-ci qui n'ont même pas besoin d'être expliquées tant le sens en est évident. S'en soucier, ou s'en moquer comme de Colin-Tampon est donc équivalent à s'en soucier comme d'une guigne ou s'en soucier comme de l'an 40. En revanche, et une fois n'est pas coutume, je vais jouer les magistères et vous livrer l'explication de ce fameux Colin-Tampon. Vous imaginez bien que je me suis tartiné quelques pages web qui, miracle, ont à peu près les mêmes options : sur le net, on se copie tous plus ou moins (mais moi je cite mes sources quand j'en ai...). Colin est donc un diminutif de Nicolas. Autrefois, on y associait une notion de nigauderie, paraît-il...Le tampon quant à lui désignait paraît-il un tambour (celui de la garde Suisse). Comme ce tambour servait parfois de "sonnerie" pour avertir de quelque chose, il arrivait qu'on n'y prêtat pas attention, tout comme quand on vous appelle à table et que vous avez mieux à faire : vous n'en avez cure. Vous vous en souciez donc comme de Colin-Tampon

Citons quelques commentaires à propos de cette expression qui figurent sur le site :

http://jclat.typepad.com/think/2005/02/colintampon.html


"Colin-Tampon désigne l'ancienne batterie de tambour des Suisses au service de la France, qui s'illustra pendant la bataille de Marignan (1515). Colin diminutif de Nicolas, signifie en langage paysan le nigaud et tampon représente le tambour."

"Colin-tampon remonte à l'époque où l'on transmettait les ordres (rassemblement ! A la soupe ! extinction des feux !) dans les casernements, avec des batteries de tambour bien codifiées. "Colin tampon" est l'onomatopée censée reproduire le bruit du tambour des mercenaires suisses au service de la France, plus gros que celui des troupes régulières. De ce fait, il rendait un son plus sourd et moins "sec" que le "rantanplan !" des gardes françaises, qui le laissaient donc retentir et donner ses ordres dans la plus parfaite indifférence.

A consulter éventuellement
http://www.expressio.fr/expressions/s-en-moquer-comme-de-colin-tampon.php
http://www.metronimo.com/fr/argot-musical/207.htm

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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