Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 19:53
Si cette expression semble avoir été remise au goût du jour par un certain Nicolas Sarkozy, selon les informations données par le Canard Enchaîné depuis belle lurette et rappelées cette semaine à propos du fameux procès Clearstream (1), elle existe depuis longtemps. Et je l'ai bien souvent entendue à défaut de l'avoir utilisée car je ne suis nullement vindicatif. Autrefois, pendre quelqu'un (vivant bien sûr) à un croc de boucher pouvait représenter le summum de la violence du bourreau (en l'occurrence un tortionnaire) et le summum de la souffrance de la victime. Dans le contexte du procès qui vient de s'ouvrir, l'aspect métaphorique de l'expression est renforcé car évidemment toute violence physique même la plus minime à l'égard des prévenus est rigoureusement exclue. L'expression garde toutefois un fort relent de vengeance. C'est sans doute ce qui en restera de plus prégnant.

(1) Clearstream Sarko a promis de pendre Villepin à un croc de boucher.
C'est règlement de comptes à OK Charal !
Le Canard Enchaîné, n°4639, 23/09/09

Post-scriptum
Le Nouvel Observateur, n°2341, du 17-09-09 publie ce dessin de Wiaz
        
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
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Commentaires

De deux choses l'une, soit le croc de l'expression correspond à la canine de ce carnassier de boucher auquel cas les dents longues des deux protagonistes sont démontrées, soit il s'agit bien des esses au dessus de la planche à couper et je conseillerai au responsable de cette citation de ne pas oublier de se munir d'un escabeau.
Commentaire n°1 posté par Almaterra le 04/10/2009 à 07h56
L'un avait les dents longues, des dents qui rayaient le parquet, l'autre les a encore et n'aura sans doute jamais, comme l'ancien président (Mitterrand) le loisir de se les faire limer.
Réponse de Jacques Michaud le 04/10/2009 à 10h53

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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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