Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 18:52
Merci à James M. pour cette expression apportée sur un plateau et en trinquant à la bonne santé de Pierre et Paul (et Cie) qui, comme chacun sait, étaient des fameux apôtres, sans doute des saintes nitouches (les saintes n'y touchent), et qui, à coup sûr, évitaient de faire le jacques parce que le barbu prophète en son pays, ce beau jésus, un vrai dieu, les aurait menacés de ne pas les laisser entrer au Paradis, que le Paradis ils ne pensaient qu'à ça.
Vous remarquerez à quel point je maîtrise les digressions puisque je n'ai nullement besoin de commencer mon sujet avant de digresser. Je digresse d'abord, ce qui fait que le sujet digresse par rapport à la digression ! (et là mon index tourne autour de ma tempe comme celui de Perceval dans le trop fameux Kameloot (enfin la série va reprendre à la télé, je suis fan !)). Fermez les parenthèses.
Ores doncques (comme dit Christine qui peut-être l'écrirait autrement), cette expression qui n'a rien de sexuel mais qui l'eût pu avoir (quelque chose de sexuel !) évoque cette bien vivance qui consiste à se murger sévère, au cours d'une nuit pleine de verres pleins et de regards vides et à repartir par exemple au petit blanc ou à la bière dès potron-jacquet. Ainsi, le four métaphorique n'a pas eu le temps de refroidir.
J'avais en son temps noté l'expression à moi offerte par René B. "rallumer la chaudière" (cf.archives) qui évoque le besoin qu'on a, un lendemain d'excès alcoolique, de boire à nouveau de l'alcool pour être en forme (on sait évidemment que le corps, après une cuite -et donc un excès de sucre- se retrouve en manque : en hypoglycémie. Quoi de mieux alors que de reprendre du sucre sous forme alcoolique,  donc de rallumer la chaudière ?)
James qui s'y connaît m'a illustré le bidule en évoquant les gaziers (ceux qui fabriquaient autrefois jadis naguère) le gaz de ville en enfournant du coke dans les fours. Je te parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Ils avaient chaud au cul. Ils avaient chaud partout. Ils étaient bien obligés de boire. A de certaines époques, l'eau était suspecte : on lui préférait le pinard. Ainsi, on redémarrait le four chaud.
C'est clair ?
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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