Partager l'article ! Etre un peu chamallow: Etre un peu chamallow J'aime beaucoup cette expression entendue aujourd'hui même de Françoise P. qui parlait ...
Etre un peu chamallow
J'aime beaucoup cette expression entendue aujourd'hui même de Françoise P. qui parlait de quelqu'un qui avait l'air tout chose, les jambes coupées par une déception, quelqu'un dont Queneau aurait dit peut-être "tout gueurdi, tout racornissou" (Cf. Exercices de style). J'aime cette expression car au-delà de l'évocation purement dénotative du bonbon ramollo, qui s'étire à l'envi, il y a aussi la musique du mot...musique molle, indolente, doucereuse. Traduction de Marshmallow chez les Américains. J'aime cette expression - aussi - parce que je ne l'avais jamais entendue, que je ne la connais ni d'Eve ni d'Adam.
Françoise P. aime bien les métaphores alimentaires. Elle a un jour comparé une organisation d'entreprise (la nôtre) à un millefeuille. Un ensemble de systèmes superposés, avec du sucre glace au-dessus. J'ai bien aimé aussi cette méraphore, même si c'était moins nouveau. J'aime bien le millefeuille mais quand il est frais. Un truc que j'aime dans le millefeuille, c'est m'approcher de quelqu'un qui a de l'humour (ce dont on n'est jamais sûr), le regarder bien en face et lui souffler le sucre dans la poire. La poire au sucre, c'est très bon. On peut le faire aussi avec un tiramisu, sauf que le sucre glace, en fait, c'est du chocolat en poudre. Ca fait moins rire parce que ça tache. Moi, ça me fait encore moins rire parce que le chocolat en poudre me fait tousser.
Linguapop est un blog pour aimer une langue populaire, créative, qui s'invente chaque jour. Verte, savoureuse, vulgaire ou malséante,
élégante ou déjantée, affectée ou provocante, la langue française nous intéresse dans tous ses états.
Pour rechercher si une expression est présente dans Linguapop :
Avec l'initiale d'un mot-clé, cherchez parmi les tables ci-dessous dans Pages (attention, pour l'instant, un tiers seulement de linguapop a été mis en table)
ou utilisez la fonction "rechercher" du site over-blog
naturnet, pour ne pas mourir en même temps que la planète
journal intime d'une délicieuse inconnue
Gaston Couté, poète paysan et libertaire
allez donc lire un poème au hasard
Le pitch
C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.
Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?
Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.
En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour. Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.
Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.
C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.
Ach !
No problemo
Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".
Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !
J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....