Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /Oct /2006 19:36

La maison du bon Dieu

C'est un lieu (en général une maison...) où on se sent accueilli, une maison ouverte où chacun vient chercher : qui du réconfort, qui un coup à boire, qui un repas pas cher, qui l'impression d'avoir des copains, des amis, des frères, qui de bonnes raisons de ne pas se foutre en l'air...Un endroit où les gens écoutent et parlent peu.

Posséder une maison du bon Dieu n'est pas dû à tout le monde...On ne peut être propriétaire de la maison du bon Dieu pendant très longtemps...Ca fatigue...Il faut prendre sa retraite de bonne heure !

Place aux jeunes fi de putain de bordel de bon dieu ! Vous en connaissez sûrement de ces maisons, non ?

Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Un jour j'ai entendu ma voisine dire à sa copine en parlant de moi "ici c'est la maison du bon dieu". Elle n'en n'a jamais rien su (on ne se fréquentait pas), mais ce jour-là je me suis rendu compte que ma maison était vraiment un lieu d'accueil où les gens (sdf, homo, toxico...) aimaient venir se ressourcer. Nous avions en effet accueilli plusieurs personnes (l'une après l'autre) et nous leur avons offert l'hospitalité, le temps de se reconstruire. L'aventure continue. Mes enfants vont bientôt accueillir une jeune fille qui se retrouve à la rue suite à une rupture familiale. Et si c'était ça la VRAIE SOLIDARITE ?
Que ceux qui ont la chance d'avoir une maison ouvrent leur porte à ceux qui sont dans la rue ! On pourra ainsi vraiment enrayer la misère !
Commentaire n°1 posté par Utopiste ? le 16/10/2009 à 14h56
Votre voisine avait raison. Vous dépassez même de loin l'idée que je me fais d'une maison accueillante...Beaucoup d'anonymes accueillent aussi des sans-papiers pourchassés, au risque d'être inculpés.
Bravo ! La solidarité ne figure pas aux frontispices mais n'oublions pas ce troisième mot : Fraternité (que malheureusement une candidate un peu maladroite a su rendre ridicule l'espace d'un instant...). Votre commentaire est dans le courrier des lecteurs dorénavant et même après.
JM
Réponse de Jacques Michaud le 16/10/2009 à 19h57

Linguapop


Linguapop est un blog pour aimer une langue populaire, créative, qui s'invente chaque jour. Verte, savoureuse, vulgaire ou malséante, élégante ou déjantée, affectée ou provocante, la langue française nous intéresse dans tous ses états.

 



Pour rechercher si une expression est présente dans Linguapop :

 

Avec l'initiale d'un mot-clé, cherchez parmi les tables ci-dessous dans Pages (attention, pour l'instant, un tiers seulement de linguapop a été mis en table)

 

ou utilisez la fonction "rechercher" du site over-blog

 

 

Recherche

Blogs amis/aimés

galiscooking, blog culinaire 

naturnet, pour ne pas mourir en même temps que la planète

journal intime d'une délicieuse inconnue

Gaston Couté, poète paysan et libertaire

allez donc lire un poème au hasard

 

 

 

 

 

 

Lexicojolie

 

Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés