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Taillons une bavette, à bâtons rompus
Il me fait beaucoup d'honneur le Vince, qui m'écrit en me créditant d'un savoir qui me permettrait de répondre à pas mal de questions. Ne pétons pas plus haut qu'on a le cul et ne laissons pas penser que notre savante ignorance (tiens, un oxymoron !) est universelle...(Tiens c'est absurde mais très juste !).
Il dit :
1-Se payer une bonne muflée ( dixit Reiser dans "On vit une époque formidable"), à propos de boire un coup (à seul ou plusieurs)
2- Se faire claquer le beignet (s'agit-il d'une taloche ou d'une biture?)
3- L'expression " T'as compris la poloche?", vieille expression berrichonne, utilisée pour laisser planer un doute sur une discussion à laquelle une tierce personne s'invite sans autorisation.
4- " Ah c'te coche!" En parlant d'une personne un peu niaise ( expression normande? mouche du coche? cochonne?)
5 - " Qu'est-ce tu bouines?" Que veut dire exactement bouiner? Celà veut il dire foutre?
Je dis :
1. Se payer une (bonne) muflée, ce n'est pas seulement boire un coup, mais se bourrer la gueule. Origine que je ne connais pas. Reiser ne l'a peut-être pas inventé. Quoique !
2. Se faire claquer le beignet, n'est-ce pas se faire claquer le bec ou clouer le bec ? Ne pas confondre avec se faire claquer le baigneur (qui est prendre une tape sur le cul)
3. T'as compris la poloche ? Je ne connaissais pas. On pourrait lui dire, à l'autre, le trop-se-mêle (comme disait ma mère) : "on t'a pas sonné(e) !"
4 Ah ! c'te coche. Je ne connaissais pas. Le Robert note "coche" comme un mot régional pouvant désigner la truie. On dit bien : bête comme un cochon, alors une truie, pensez donc ! ( Oui, oui, je dis bien ça exprès, je tends les verges pour me faire fouetter, oui, ah oui !)
Quant à la mouche du coche, j'y reviendrai...je la tenais en réserve... Patience
5. Bouiner, c'est bidouiller, bernasser, merdonner, faire des petites actions, fourrager, fourbancer. Qu'est-ce tu bouines ? ( Qu'est-ce que tu bricoles. ?) "foutre" dans le sens de faire, serait ici excessif.....En tout cas, on n'est pas dans le registre de la métaphore
Chez nous dans le Val de Loire, une bouine, c'est une petite serpillière ( Passer la bouine ). Une bouinotte, c'est une petite fenêtre...genre lucarne, mais dans un muir ( j'en ai une chez moi !)
Foutre...voilà un mot à la large polysémie...qui méritera un arrêt...
Merci Vincent ! Faites comme Vincent, balancez !
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Gaston Couté, poète paysan et libertaire
allez donc lire un poème au hasard
Le pitch
C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.
Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?
Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.
En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour. Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.
Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.
C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.
Ach !
No problemo
Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".
Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !
J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....
Il faut dire que les expressions viennent de gens et d'horizons différents, et sans s'en rendre compte on a souvent tendance à les incorporer dans notre langage.Alors c'est promis, je vais essayer d'en envoyer d'autres.
Je voulais dire aussi qu'en terme d'expressions populaires, les films français des années 70/80 ont beaucoup contribué à véhiculer ces images de l'esprit, et nous permettent de mettre un peu de gaieté dans nos phrases histoire de " ne pas être triste comme un frigo vide" ( dixit Depardieu dans les valseuses ( culte!))