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C'est pas faux !
Qu'est-ce qui nous pousse parfois à utiliser du négatif dans une tournure comme dans "c'est pas faux" ou "ce n'est pas inutile" alors qu'à première vue, on pourrait dire "c'est vrai" ou "c'est utile" ? On entend souvent dire : "ce n'est pas inintéressant", alors pourquoi ne pas dire "c'est intéressant" ? Dans le fond, c'est un peu comme la tasse à moitié vide et la tasse à moitié pleine : cela paraît être la même chose, mais ça ne l'est pas tout-à-fait. C'est le génie de la langue que de savoir introduire de si fines notions. Dire "c'est pas faux !", c'est s'éviter de dire "c'est vrai !", car sans doute on trouve cela plutôt vrai, mais pas à 100%. De la même manière, et là c'est évident, dire "ce n'est pas inintéressant !" n'est pas équivalent à "c'est intéressant !"
Pour l'anecdote, dans la série Kameloot, Perceval qui est loin d'être intelligent (pour ne pas dire qu'il est bête), suit les conseils de son copain légèrement moins imbécile que lui : Karadoc. Comme Perceval a des problèmes de vocabulaire et ne comprend pas toujours les mots compliqués qui émaillent les questions qu'on lui pose, Karadoc lui conseille de glisser "c'est pas faux !". Cela marche très bien avec les autres chevaliers sur des questions du genre : vous ne trouvez pas cette arme obsolète ? Alors Perceval répond, c'est pas faux ! Et le tour est joué. Jusqu'au jour où sa copine lui dit quelque chose du genre : "ah, je me sens un peu décatie..." Alors qu'elle attend un peu de baume au coeur, cet idiot de Perceval lui répond : C'est pas faux !
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Le pitch
C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.
Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?
Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.
En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour. Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.
Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.
C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.
Ach !
No problemo
Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".
Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !
J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....