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Comme la misère sur le bas-clergé
Elle ne doit pas dater d'hier, cette comparaison-là, car l'appellation "bas-clergé" doit bien être antérieure à la révolution de 1789 (comme la dissociation France d'en haut et France d'en bas préfigure la révolution de 2012). En tout cas, elle désigne un peu le manque de chance, allié à une certaine impuissance. Il y a des gens, ceux qui ont la scoumoune, qui semblent être tout le temps victime de tous les maux qui s'abattent sur eux comme la misère sur le bas-clergé.
Les métaphores à connotation religieuse sont sans doute assez nombreuses. Je retiens celles-ci pour l'instant : "autant qu'un évêque en bénirait" pour dire "sans limites". Par exemple : quand il fait la vaisselle, il casse des assiettes, autant qu'un évêque en bénirait....
L'étouffe-chrétien n'est pas mal pour désigner un mets bourratif.
Faire une messe basse, c'est parler en aparté, vraisemblablement avec des visées négatives ou péjoratives.
C'est pas très catholique ; sous entendu c'est pas réglo, ça craint un max !
Se faire sonner les cloches : c'est se faire appeler Arthur, se faire sermonner quoi !
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Le pitch
C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.
Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?
Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.
En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour. Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.
Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.
C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.
Ach !
No problemo
Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".
Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !
J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....