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Etre sévèrement burné
Oui, oui, je sais, ça sent encore la couille, le Thierry Roland (1) à plein tubes. Les burnes étant comme chacun sait les "bollocks" (ce mot n'existe pas, je le rappelle pour ceux qui suivent, hein Sylvie ?), être sévèrement burné, c'est avoir de grosses couilles (et on le suppose, le vaporisateur adapté). Dans les concours de slips, ça peut permettre de gagner une chupa chups, et accessoirement de se dégotter une meuf pour un soir. Etre burné, en avoir donc, permet de passer pour un mec qui en a (et ça c'est un pléonasme), un couillu. Il est couillu le chef de gare, d'ailleurs. Franchement, ce qui m'amuse, c'est le "sévèrement". Ce qui m'amuse encore plus, c'est que tous, nous répétons ce cliché, en pensant faire oeuvre d'originalité.
Tu me casses les burnes. Ce mec est une burne ! sont des expressions qui peuvent alimenter poétiquement le vocabulaire d'un mec sévèrement burné.
(1) animateur de la télévision française (1912-2004), parangon pour les médias de gauche anti-foot de la beaufitude, rendu célèbre par cette putain de phrase : "M. Foot, vous êtes un salaud !" (ce Monsieur Foot était - I guess- arbitre d'un fuckin' match que la France ou un pays de ce genre devait être en train de looser, et le Mr Foot en question avait dû sortir avec la copine d'un copain de Thierry Roland et franchement quand il a pas sifflé le péno, c'était grave. Je me demande s'il était pas question d'un fuckin' Schumacher, pas celui qui conduit des Ferrari, un autre. Je sais plus, je mélange même les notions les plus essentielles.
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Le pitch
C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.
Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?
Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.
En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour. Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.
Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.
C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.
Ach !
No problemo
Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".
Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !
J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....