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La salle de jeux
Je suis un mec, il est vrai, et il manque à ma culture toute cette sensibilité, cet état d'esprit, ce vocabulaire, cette élégance, ce je ne sais quoi qui n'appartiennent qu'aux femmes. Bien souvent je les jalouse pour ça, bien souvent je les admire pour ça, assez souvent je les aime pour tout. Quand j'étais plus jeune, j'aurais voulu être noir (comme le disait la chanson de Nino Ferrer), au moins pour chanter le blues avec une voix hyper rocailleuse (ceci dit, je me défends déjà pas mal, je crois). Je n'ai jamais, au grand jamais, voulu être une meuf, c'est pas mon truc, mais franchement, j'ai des atomes crochus, oh, pas avec toutes, mais même les meufs entre elles, c'est déjà pas tout cuit. En tout cas, ça m'amuse de savoir que les femmes appellent "salle de jeux" leur vagin. A tel point que parmi celles qui se font pour une raison ou une autre, retirer l'utérus, il en existe qui disent un truc du genre : "c'est pas grave qu'on m'enlève la cuisine, du moment qu'il me reste la salle de jeux." Quelqu'un de proche, et que j'aime bien, va se retrouver dans cette situation, prochainement. Je pense à elle, et je lui envoie toute mon affection (à condition qu'elle tombe sur mon blog, évidemment).
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Le pitch
C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.
Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?
Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.
En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour. Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.
Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.
C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.
Ach !
No problemo
Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".
Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !
J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....