Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 17:18
Variante : C'est tellement bon qu'on en mangerait sur la tête d'un pouilleux.
Cette expression que nous a communiquée Michel T. n'est pas facilement classable dans l'ensemble des figures rhétoriques ou stylistiques. Je sais, vous allez me dire "on s'en branle ! le principal c'est que ça nous fasse marrer." Certes,le principal c'est l'essentiel (tautologie !)! mais moi, devant une telle expression, je suis comme une poule qui aurait trouvé un couteau et finalement, à y bien regarder, ça me troue le cul de ne pas avoir de réponse absolument claire du côté des sciences du langage même si j'ai quand même l'impression là de sodomiser les mouches. Et j'ajouterai tout de même que votre manque de curiosité me désole et ne m'étonne pas du tout. Quel siècle !
à croire qu'avec BAC+1 vous vous verriez déjà diriger un EPAD !
On peut partiellement parler de métaphore puisqu'en l'occurrence (et c'est vraiment le cas de le dire) "la tête d'un teigneux"(beurk !) se substitue à (on en mangerait) n'importe où (sous-entendu : peu importe dans quelles conditions y compris les plus dégueulasses). Mais par ailleurs, l'introduction d'un quantifiant "tellement bon que" nous amène du côté de la comparaison.

Autre expression contiguë par la notion de propreté vs saleté :
Chez eux,
c'est tellement propre qu'on pourrait manger sur le carrelage.
Par Jacques Michaud - Publié dans : métaphore - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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