Partager l'article ! Comme la grenouille cuite à petit feu et autres histoires métaphoriques: Apparemment la grenouille se prête ...
Apparemment la grenouille se prête volontiers au transfert métaphorique; allez donc savoir pourquoi elle, justement, la grenouille, puisque dans chacune des histoires qui suivent, elle pourrait être remplacée par un tout autre animal. L'utilisation du terme "métaphorique" est ici mal adapté; il vaudrait mieux recourir au terme de "parabolique" ou "allégorique" ou encore "fabuleux". Toutefois comme l'histoire suppose un déplacement de sens, il est normal qu'on la rapproche de la métaphore (comme métonymie).
Olivier Clerc raconte l'histoire suivante :
"Imaginez une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.
Plongée dans une marmite à 50°, la grenouille donnerait immédiatement un coup de pattes salutaire et se retrouverait dehors.
Cette expérience (que je ne recommande pas) est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il
échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte."
Cf.
| Présentation de La Grenouille qui ne savait pas [11/04/2006] |
…qu'elle était cuite", O. Clerc, Editions JC Lattès, nov. 2005. 216 pages. 10 euros.
|
Moi je dis qu'aujourd'hui -socialement- on se comporte comme la grenouille qui cuit progressivement...Vous voyez ce que je veux dire ? Mais on peut dire aussi édans le cul la balayette" ou encore "renflé comme un cul de gourde"
Autre histoire (utilisée comme support de formation en management d'entreprise). Déjà le barbu christique utilisait des paraboles pour éclairer les esprits lents ou limités.
La course des grenouilles
"Il était une fois une course... de grenouilles.
L’objectif était d’arriver en haut d’une grande tour.
Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir. La course commença.
En fait, les gens ne croyaient pas possible que les grenouilles atteignent la cime et toutes les phrases que l’on entendit furent de ce genre :
« Inutile ! ! !
Elles n’y arriveront jamais ! »
Les grenouilles commencèrent peu à peu à se décourager. Les gens continuaient :
« Vraiment pas la peine ! ! !
Complètement stupide ! ! !
Elles n’y arriveront jamais ! ... »
Petit à petit, elles s’avouèrent vaincues. A la fin, toutes abandonnèrent, sauf une qui continuait envers et contre tout...
Cette grenouille, seule, rejoignit la cime.
Les autres, stupéfaites, voulurent savoir comment elle avait fait. Alors l’une d’entre elles s’approcha pour lui demander comment elle avait fait pour terminer l’épreuve.
Et elle découvrit qu’elle... était sourde ! "
La grenouille montée sur une échelle symbolise -elle- la météo.
Voir aussi les deux fables de La Fontaine :
Les grenouilles qui demandent un roi
La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf
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Le pitch
C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.
Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?
Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.
En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour. Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.
Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.
C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.
Ach !
No problemo
Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".
Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !
J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....