Partager l'article ! Croire au Père Noël: C'est de circonstance, bof ! Eh, banane, tu crois au Père Noël ? Sous-entend ...
C'est de circonstance, bof !
Eh, banane, tu crois au Père Noël ? Sous-entendu, si tu crois que je vais faire ce que tu me demandes, tu te fourres le doigt dans l'oeil et même jusqu'au trognon. En d'autres termes, tu peux (aller) te brosser !
Fourrer un doigt jusqu'au trognon ne semble d'ailleurs avoir aucun sens et pourtant, on l'utilise par association d'idées. Se faire avoir jusqu'au trognon, par exemple, c'est se faire avoir jusqu'au bout, se faire avoir jusqu'à l'os, même dit-on. Le trognon, comme l'os, c'est ce qu'il reste quand on a tout enlevé. Le bout du bout.
Noël, c'est aussi l'idée de l'abondance (le réveillon, les cadeaux), ainsi on peut dire "c'est Noël" ou "c'est Noël avant l'heure" quand quelque chose arrive comme un cadeau, un peu plus que ce qu'on espérait. Noël suggère aussi la surcharge (chargé, maquillé, décoré comme un sapin de Noël; un vrai sapin de Noël dira-t-on parfois d'une femme qui aura ostensiblement sorti tous ses bijoux).
On ressortira les métaphores usagées telles : Etre ou ne pas être un cadeau. Une personne qui n'est pas un cadeau peut être aussi bien quelqu'un de moche que quelqu'un d'emmerdant.
On va pas faire un réveillon, là-dessus, signifie que quelque chose a déjà beaucoup trop duré et qu'il y faut mettre un terme. Ou encore, on va pas faire réveillon ici, sous-entendu, on va pas s'incruster, on va pas rester plus longtemps.
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Le pitch
C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.
Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?
Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.
En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour. Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.
Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.
C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.
Ach !
No problemo
Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".
Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !
J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....