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Il arrive assez fréquemment que certains de mes lecteurs étrangers fassent traduire (plus ou moins automatiquement) un de mes articles. C’est curieux d’examiner un de ses propres textes mystérieusement transcrit en arabe, chinois, russe ou japonais…
Il y a déjà quelque temps (Ô temps suspends ton vol !) une collègue galloise m’avait fourni quelques textes passés par traduction automatique de l’anglais au français. Le résultat était à pisser de rire pour les filles, à se fendre la gueule pour les garçons, à se tenir les côtes pour les ambidextres.
Les traductions via le web ont fait de gros progrès, toutefois mon niveau d’anglais ne me permet pas toujours de savourer avec une grande précision l’écart entre les deux versions. Mais peut-être en est-il autrement de vous qui avez peut-être appris l’anglais ailleurs qu’en France ?
Je vous livre en face à face les deux versions d’une traduction Google d’un article publié en 2006. Vos commentaires concernant cette traduction me seraient un bonheur. Hélas, je ne méconnais pas les occupations autrement importantes dont vous êtes le jouet mais je ne désespère pas d’accaparer pour quelques instants votre sémillante excellence…
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Les guette-au-trou
Cette expression désigne le plus souvent la corporation des sages-femmes qui, depuis des générations, mesurent d’heure en heure puis de quart d’heure en quart d’heure la dilatation de ce trou par lequel , tous, nous sommes passés à notre naissance (ce qu’on mesure, c’est la dilatation du col de l’utérus m’a confirmé ma guette-au-trou de fille). A une certaine époque, presque jusqu’aux année 60, on mesurait ce trou en équivalent pièce de monnaie des anciens francs. Cela devenait intéressant à la taille de la pièce de 5 francs. Après, la naissance du moutard arrivait…. |
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The watching-the-hole
This term usually refers to the guild of midwives, for generations, measured by the hour and fifteen minutes to fifteen minutes in the expansion of the hole through which we all have moved to our birth (so far is the dilatation of the cervix confirmed to me by my hole-in-girl). At one time, almost the 60s, we measured the hole equivalent coin of old francs. It became interesting to the size of the 5-franc piece. After the birth of the youngster coming soon… |
Measuring instruments for watching-in-hole during the baby boom after the war
Instruments de mesure pour quette-au-trou lors du baby-boom de l’après-guerre
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Le pitch
C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.
Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?
Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.
En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour. Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.
Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.
C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.
Ach !
No problemo
Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".
Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !
J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....