comparaison

Dimanche 7 novembre 2010 7 07 /11 /Nov /2010 19:24

Je me rappelle qu'adolescent, avec mes copains, nous soupçonnions gravement une nana plutôt jolie d'augmenter la taille de sa poitrine avec des pelotes de laine. Pure calomnie sans doute ... Mais lorsque l'être n'est pas satisfaisant, il reste au moins le paraître...Dans je ne sais quel film, d'ailleurs, un homme cette fois, avant d'aller à la piscine, gonfle son maillot de bain avec un mouchoir. Ceci dit pour rétablir l'équilibre...

Moi, la nana, je la trouvais jolie indépendemment de l'existence supposée de pelotes de laine...

C'est sans doute à Céline (Louis-Ferdinand), immense écrivain (et je l'ai lu, moi !) mais petit homme( car antisémite) qu'on doit cette expression qu'il a sûrement inventée  :

 

« Sournois et menteur comme toujours, comme une douzaine de soutien-gorges... Il me racontait des tels bobards, que la nuit ça m'en remontait... Je me les racontais à nouveau, tellement ils étaient durailles ! Crapules ! Et pesants ! »
Louis-Ferdinand Céline

 

Expressio.fr prétend qu'elle est tirée de Voyage au bout de la nuit

On va le dire comme ça, dictionnaire des expressions quotidiennes, la prétend venir de Mort à crédit...

Ah, ah ! qui a raison ?

Je vous le dirai dès que j'aurai vérifié, c'est-à-dire dès que j'aurai fini de relire Proust.


Prendre l'ascenseur avec un Wonderbra
envoyé par vadlefou. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.
Par Jacques Michaud - Publié dans : comparaison - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /Juin /2010 09:46

Variante : Heureux comme des morpions sur une paire de couilles.

 

Evidemment, les expressions populaires ne sont pas toutes très "distinguées", mais je rappelle que l'objet de ce blog est justement de recueillir les métaphores populaires, y compris vulgaires. Rassurez-vous, je vous en épargne de bien pires encore...Il faut savoir s'auto-censurer.

Lorsque un locuteur utilise cette expression, il se donne à comprendre à son interlocuteur. Soit, sans artifice, il expose naturellement une vulgarité pré-existante, soit s'il n'est pas dans son registre de langage habituel, il veut marquer fortement son auditoire. Parfois l'expression est le signale d'une liberté affichée, la liberté de celui qui sait respecter les conventions mais qui indique qu'il peut s'en affranchir et entrer dans la licence linguistique.

 

 

Autres expressions non métaphoriques signifiant plutôt la facilité : 

à l'aise Mimile !

à l'aise Blaise ! (noter l'allitération)

cool Raoul !

 

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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 18:35
Anne-Laure B. nous soumet cette comparaison avec le commentaire suivant :
"expression de gens du bâtiment qui, dans un registre différent,  pourrait être rapprochée, quoique avec une portée plus large, de "plate comme une limande". Façon de dire "une grande perche", "sans airbags."
Je me rappelle que Jean-Pierre L. m'avait déjà communiqué cette expression en la rapprochant plutôt d'un sens de perfection. En effet, une cathédrale, c'est le summum du savoir-faire et parfois même, malgré qu'on en ait (à vos Grévisse !), de la beauté.
Plate comme un limande est une expression déjà ancienne pour ado boutonneux des années 60 associée à certaines variantes telles plate comme une planche à pain, plate comme une planche à repasser (ou directement par métaphore c'est une planche à pain, une planche à repasser).
Il est clair que la métaphorisation avec "airbag" est contemporaine et témoigne de la prodigieuse inventivité de la langue. Je sais que certains esprits chagrins regretteront que ce soit du franglais. Allez, l'interpénétration des langues est un bien (à tous points de vue...) 
Elle a de beaux airbags...
Poétiquement, autrefois, on pouvait dire "elle a de beaux arguments" ou "elle a de beaux avantages". Cela me rappelle que dans le théâtre classique on parlait des "appas" (avec cette orthographe, bien que ce dont on parle soit bien des appâts.
Quant à "la grande perche", elle désigne une personne, homme ou femme, longiligne et très
grande (longue comme un jour sans pain).


N.B. Voir le commentaire de Bruno G.
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /Juil /2009 19:14
La comparaison est limpide mais pas comme de l'eau : elle concerne les alcooliques patentés, pas les petits alcoolos mondains qui sirotent régulièrement comme d'autres pétunent. Les alcoolos patentés se reconnaissent à leur gros tarbouif plein de grumeaux.
Boire comme un trou, c'est avoir franchi le pas qui fait qu'on ne peut d'une part plus s'arrêter de boire (pas un seul jour !) et que d'autre part on aborde les grands volumes (j'en suis pas encore là, sauf avec la flotte et le café, mais faudrait que je ferais gaffe, comme on dit dans nos campagnes acidulées, parce que je sirote sec, disons avec deux cubes de glace).
Je me rappelle une virée à pied en montagne (les Pyrénées) lors de laquelle un copain randonneur m'avait dit : pour prouver qu'on n'est pas alcoolo, il faut ne pas boire une goutte pendant 19 jours. Va savoir pourquoi 19. On a tenu 3 jours parce qu'on trouve du pinard presque partout, y compris en montagne. Mais si j'avais tenu 17 jours, je me serais considéré comme le roi du pétrole.
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 19:46
Comparaison utilisée dans le sport ou dans les affaires ou encore dans tout autre domaine où il convient de mettre en relief l'appétit de vaincre, de dézinguer, de bouffer l'autre, d'être le meilleur. Evidemment, cela s'explique : un affamé (mort de faim est pris dans son sens métaphorique puisque la première qualité du mort de faim c'est justement de n'être pas mort...Vous me suivez ?) n'a d'autre ambition que d'assouvir sa faim. CQFD.
J'ai regardé d'un oeil distrait (ouais, réellement car j'ai raté tous les deux buts) hier soir les Barcelonais foutre la peignée (la branlée) aux Angliches. Merde alors, les Angliches doivent être trop bien nourris. Au Barça, en revanche, ils sont morts de faim. Ils vont pouvoir s'acheter des tonnes de cacahuètes, eux. Ils en veulent tellement que rien ne leur résiste ( ce que je dis ici est d'une navrante* platitude, ça clichouille dur, certes, et j'en suis conscient. Ca prouve que la génialitude (pour les gens de gauche) ou la génialance (pour les gens de drouate, salut Raff') n'est pas constante chez moi. Ne m'en veuillez pas ! Mais dans deux mois, vous allez voir ce que vous allez voir....
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 21:24
La peur du vide, la peur du nouveau, la peur de l'ailleurs, la peur de l'autre, cette peur d'aller de l'avant paralyse, tétanise, fossilise presque. A certains moments, il faut savoir se jeter dans l'inconnu pour changer, pour se renouveler, pour être, même. S'accrocher à sa situation, à la sécurité d'un monde connu, comme une moule à son rocher, ne permet que de rester une moule. C'est déjà ça diront les velléitaires. Certes, c'est déjà ça !
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 21:11
J'ai une copine qui n'a pas sa langue dans sa poche (en tout bien tout honneur d'ailleurs) et pas les deux pieds dans le même sabot. Elle ne s'en laisse donc pas conter par le premier venu et quand on l'attaque, elle part au combat sans fleur au fusil et sans état d'âme. Elle a un sens aigu de la répartie allié à une susceptibilité sélective (dont heureusement je ne fais guère les frais puisqu'elle reste une bonne copine...ouf ! mais je suis un peu fayot !). Un sieur quelque peu rustaud d'apparence puisqu'il se donne des airs d'être ce qu'il n'est pas semble-t-il, et encore mal convaincu de la pugnacité d'icelle, lui allait baillant qu'elle pourrait être plus aimable dans ses commerces habituels avec les usagers de son commerce habituel. Je n'en dis point trop pour qu'elle demeure patronymement à votre connaissance celée. Seule la belle expression dont elle le cingla, lui dont l'amabilité est loin d'être la qualité première, m'intéresse, car elle est jolie.
C'est l'hôpital qui se fout de la charité, asséna-t-elle avec bravitude et sans émotion. Eh, oui, c'est du vécu. On utilise donc cette expression à l'encontre de ceux qui ont le conseil facile et qui voient la paille dans l'oeil du voisin alors qu'ils ne voient pas la poutre qui est dans leur propre oeil.
 
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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 19:10
Parler de paradis fiscal à Londres, c'est comme organiser une réunion d'alcooliques dans un bar à vin
a (aurait) dit Jacques Attali, le 5 avril dernier (à propos di G20), sur France 5, du moins si nous en croyons le Canard Enchaîné qui, pour être partial, n'en est pas moins (assez)(souvent)(plutôt)(Gooffy) bien informé.
Je ne résiste évidemment pas à (l'idée de) vous livrer cette saillie que peut-être vous ouïtes, comme si je vous faisais un plat de pâtes fraîches, avec grand plaisir.
Ce Jacques Attali bouffe un peu à tous les râteliers, il est souvent clair comme du jus de boudin, il est une pythie lourdingue et fastoche qui prédit que le pétrole va se raréfier (j'invente un peu mais j'ai pas le temps, pas l'envie d'aller picorer dans ses bouquins, même à la FNAC et il n'y a pas de raison que je lise plus les bouquins que les critiques à deux balles des radios et des télévisions), il est loin d'être beau (figure de style aussi) (mais je ne suis pas vraiment bon juge car loin d'être intéressé par les hommes, encore qu'on me dise assez souvent que ma part féminine saute au pif, ce qui fait hurler de rire certaines de mes proximités à qui j'essaie d'avouer mes faiblesses, mes insuffisances). Peut-être qu'il écrit mieux que moi mais j'en doute...Je n'ai rien lu de lui, ça le met au même niveau que moi que personne n'a jamais lieux et tant mu. 
Par Jacques Michaud - Publié dans : comparaison - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Linguapop


Linguapop est un blog pour aimer une langue populaire, créative, qui s'invente chaque jour. Verte, savoureuse, vulgaire ou malséante, élégante ou déjantée, affectée ou provocante, la langue française nous intéresse dans tous ses états.

 



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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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