ironie

Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /Oct /2008 18:56

Lorsque Gerald Ford (Gerry pour celles ou ceux qui lui taillaient des pipes, encore que je dois confondre avec un autre !), obscur président des Etats-Unis, s'était cassé la gueule en descendant la passerelle d'un avion, certaines mauvaises langues avaient dit que c'était normal car il mâchait du chewing-gum. Etant donné qu'il passait pour un bas de plafond de première bourre, un imbécile, donc, il était normal qu'il tombât puisqu'il était trop bête pour faire deux choses à la fois : marcher et mâcher ! Impitoyable saillie.
Il est toujours roboratif d'observer la bêtise des autres qui dégouline et se répand, elle nous permet d'oublier la nôtre ou de la mesurer à l'aune de celle des susdits autres. Ainsi revigoré vous devenez pour vous même, mais moyennement pour les autres qui ont leur quant-à-soi, un être assez fréquentable. Cela vous permet de continuer à vivre avec vous-même jusqu'à la prochaine crise. Ce soir par exemple, je me dis que je vais sortir avec moi parce que je me trouve intelligent et très désirable. Ca me fait mal d'imaginer que certains vont se retrouver tout seuls avec quelqu'un d'autre.

Par Jacques Michaud - Publié dans : ironie - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /Jan /2008 19:45

Il a une belle tête de vainqueur

C'est le jugement définitif de Pierre Brochant (Thierry Lhermitte) à propos de François Pignon (Jacques Villeret)dans le Dîner de Cons, le film de Francis Weber.
Pour écouter une réplique http://www.chez.com/diner/

Je ne sais s'il s'agit d'une expression originale de Francis Weber auteur de la pièce puis du film ou s'il l'a reprise d'une expression populaire mais en tout cas, cette ironie donne dans la pire cruauté Elle est donc terriblement efficace.

Par Jacques Michaud - Publié dans : ironie - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 16 septembre 2006 6 16 /09 /Sep /2006 09:22

Avoir le cul cousu - avoir le cul cousu d'or

Etre riche. Dans une chanson de Pierre Perret, "Tonton Cristobal est revenu...des pesos, des lingots, il en a le cul cousu...."

Par Jacques Michaud - Publié dans : ironie - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 16 septembre 2006 6 16 /09 /Sep /2006 09:18

Jouer du pipeau / Jouer un air de pîpeau

Quand on vous joue un air de pipeau, c'est qu'on est en train de vous endormir, de vous raconter des mensonges avec beaucoup de conviction.

Dans certains cas, jouer du pipeau, c'est aussi flatter l'autre. Entre la flatterie et le mensonge, il n'y a pas de quoi glisser une brouette comme dirait mon copain Franck (Salut Franck!)

Par Jacques Michaud - Publié dans : ironie - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 2 septembre 2006 6 02 /09 /Sep /2006 09:20

C'est malin

Il est toujours amusant de constater qu'on peut signifier une chose en disant exactement son contraire. Il s'agit d'une figure de rhétorique qu'on appelle (évidemment) l'ironie.

- Ah ben ça, c'est intelligent ou "Dis donc, il est doué !" sont des figures de rhétorique quand elles signifient justement le contraire : "c'est stupide" ou "il est nul !".

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Linguapop


Linguapop est un blog pour aimer une langue populaire, créative, qui s'invente chaque jour. Verte, savoureuse, vulgaire ou malséante, élégante ou déjantée, affectée ou provocante, la langue française nous intéresse dans tous ses états.

 



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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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