Taillage de bavette

Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 22:17
La mention s'adresse à ces gourmands, ces voraces, ces crève-la-faim qui, insatiables, mangent énormément. J'ai une petite tendresse pour l'un de ces gourmands qui, un jour, partageant à notre table une délicieuse raclette, était incapable de s'arrêter et, comme par jeu, faisait fondre, refondre, jambonnait, saucissonnait, viande de grisonnait longtemps après que tous les autres avaient fini. Des autres qui commençaient à s'emmerder grave car rien n'est plus horripilant que de regarder quelqu'un manger. Mais qu'il se rassure, il reste toujours le bienvenu car il est d'une grande gentillesse.
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Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /Oct /2008 11:50
Vers une croissance négative

Certes on n'est ici ni dans la poésie ni dans la métaphore mais je considère que cette notion de croissance négative tient pour une grande part de la figure de style, donc de la rhétorique, et intéresse Linguapop en tant que fait de langue.
Cette expression que j'ai relevée hier, était utilisée par Pierre Veil, journaliste que je respecte sans le vénérer (France Inter). Il me semble qu'une croissance négative peut se concevoir : ainsi je crois qu'en mathématiques dans lesquelles je ne suis qu'un piètre ignare, on peut organiser une croissance avec des nombres négatifs : -2;-5;-40; etc. Représentent-ils une série croissante ? Eh, oh ! y a quelqu'un ? Une matheuse parmi les pleutres  (je fais plus confiance aux femmes)?
Donc, utiliser le terme de croissance négative, c'est refuser d'utiliser le terme de décroissance qui représente, on le sait, une option politique ou sociétale un peu plus affirmée que la notion de développement soutenable que j'ai eu la chance de voir expliquée par Edgar Morin, un jour, à Poitiers. Je nageais dans l'intelligence de ce vieux monsieur, tel le rémora dans le sillage du requin.
Utiliser le terme de croissance négative, c'est laisser supposer qu'on reste dans la normalité d'un système capitalistique qui connaîtrait quelques avatars somme toute "normaux". Comme la mer flue, la mer reflue (poil au cul).
Alors, d'autres adeptes d'un langage codé destiné à soutenir les toujours mêmes valeurs utilisent le terme de récession. Mais ce terme (bien que clair) s'inscrit lui aussi dans une vision mécaniste de l'économie : si l'on considère qu'il y a développement, progrès numérique, il faut concevoir, voire admettre, qu'il puisse y avoir récession. Car toute vie est cyclique. Tout plus, porte son relatif moins en ligne de mire et en horizon obligatoire. Mais pas de problème les p'tit gars, ça va s'arranger !
Utiliser le terme de décroissance est impossible quand, comme dans une radio, on est là pour faire du consensus et ne pas faire peur ni choquer, car ce terme de décroissance porterait intimement lié à sa sonorité l'idée d'un cheminement vers un système économique qui accepte de ne plus être en croissance. Quoi ? le nouvel OMO ?
(Cri de cochon ! (Coluche) Didascalie.
Et si le temps était venu d'entrer dans une économie du développement durable. Et là, je pèse mes mots. Non pas une vision boy-scoutiste de l'éolienne, du panneau solaire, du gazogène à fumier de cochon, et du fromage de chèvre produit sur le Larzac par des lanceurs de pavés exilés (même si je les trouve rigolos mais pas très utiles; disons qu'ils sont passivement utiles et puis ils vivent pour eux, pas pour les autres ostrogoths) non une économie du développement où la valeur ne serait plus forcément cette monnaie de papier qui brûle comme de la paille à Wall Street, comme ces emprunts russes que j'ai trouvés dans mes héritages et qui, s'ils n'avaient été honorés au millième de leur valeur ne seraient que des décors verdâtres pour des lofts idiots. Et si la valeur ajoutée devenait le centime d'éducation apporté à cet enfant d'Afrique, ce décime de confiance apporté à un banlieusard à qui on va confier un vrai travail, cet euro d'électricité qui ne sera pas puisé dans la Terre planète mais donné par la terre nourricière, cette fierté de ne pas scier la branche sur laquelle nous sommes tous. Durable : pour que notre Terre, putain de bordel, ne s'appauvrisse pas de manière dangereuse pour les générations futures.
En disant ça, je me prends pour un sale branque de beau parleur. Mais c'est moins mal que si c'était
pire.
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Samedi 24 novembre 2007 6 24 /11 /Nov /2007 12:21

Après le succès mondial du jeu Metaphorus, trouvez l'astuce, voici un nouveau jeu qui consiste à faire parler l'image qui vous est proposée. En d'autres termes comme dirait l'autre, celui qui n'a pas su s'expliquer du premier coup, vous pouvez écrire une légende ou bien faire parler un personnage. Evidemment, c'est dans les commentaires que vous mettez votre contribution.
Exemple pour ceux qui par deux fois n'ont encore rien pigé, et seulement pour cette fois :

Le coq : "Eh, mon cul c'est du poulet ?"
ou alors
 
Premièe cigogne : "Tu le savais, toi, qu'on naissait dans les roses ?" (là, je reconnais, faut se booster le neurone pour piger l'intertextualité!")
ou alors

Deuxième cigogne : "Coq tu dis ?" (mais oui, on est capable de tout !" (reparenthèse : là c'est moi, le jacques qui parle, pas la cigogne !).

Message personnel :; Je suis sûr que Michelle, ou Christian, apprécieront s'ils lisent ces quelques exemples, le traitement théâtral quoi que sans didascalies du dialogue. 
Conseil : N'oubliez jamais de lire : La conférence des Oiseaux, texte sublime lisable (oui, oui) à plusieurs deux grés (oui) tout comme le Petit Prince, qui pour ne pas être théâtral, l'est tout de même un peu. Ca vous va comme ça ?

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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 20:48
Se faire chier

Avec moi, vous n'êtes pas sorti de l'auberge et vous êtes encore moins rendu à Loches (pour ceux qui trouveraient dans mes propos une certaine sybillinitude, qu'ils voient les archives !). Oui, parce que les grossièretés en rien ne me poisent. Se faire chier, c'est s'emmerder, évidemment. Mais se faire chier, c'est aussi se donner beaucoup de mal pour faire quelque chose (et parfois pour n'arriver à rien). Je sais pas pourquoi je pense à tout ça en ce moment. Peut-être une grosse fatigue, un coup de calgon, un coup de blues. Merde ! Féchier. Tout ça me pète les couilles.
Par Jacques Michaud - Publié dans : Taillage de bavette - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /Déc /2006 20:45

Effroyables jardins*

 Envie ce soir de filer la métaphore au jardin. J'ai commencé un certain jour en prenant un râteau, puis en me cassant la binette (voir supra). Une métaphore filée, vous le savez bien, est une métaphore dont le thème, récurrent, traverse le jardin…euh pardon…le discours. Cela m’amuse encore plus car à mes heures perdues je joue au théâtre. Parfois j’entre à cour, parfois à jardin. Car en théâtre on ne dit pas gauche mais jardin (en regardant la scène) et pas droite, mais cour. Après tout, les matelots disent bien babord et tribord en regardant la Seine.

 Effroyables jardins est un petit livre de Michel Quint dont je vous recommande la lecture. Il a été mis en scène au théâtre récemment par des gens que je connais bien (mise en scène de Michelle Devinant, Jeu : Gilles Jouanneau)

 Quand j’étais petit, j’avais horreur du jardin parce que mon père ne faisait que ça, le jardin. Il dorlotait beaucoup plus ses carottes que sa femme, ma mère,  et ses haricots verts que ses enfants. En plus, les haricots verts,  il fallait les éplucher et pire encore, il fallait se les tortorer. On n’en voyait jamais le bout. Longtemps j’ai haï les haricots verts. Et encore aujourd’hui, ils me font moyennement bander les papilles. Mon père les appelait des barre-gueule, je vous le jure !

 

 

  Mon père était un personnage fort agréable en société, mais légèrement irascible en privé. Frustré peut-être… Un jour que j’avais refusé d’aller les cueillir ses putains de haricots verts, il m’a foutu en tôle. Eh oui, mon daron avait l’immense avantage d’être flic, gendarme à vrai dire et de pouvoir foutre la trouille à ses enfants. Et un jour, brièvement, il m’enferma dans la cellule de dégrisement de la gendarmerie. L’endroit où on foutait les soûlots, les soûlardes et les bargeots d’un soir. Je les entendais gueuler presque toutes les nuits de ma chambre située juste au dessus.

 Les carottes sont cuites (c'est foutu, c'est trop tard, les jeux sont faits).   J’ai vu un navet à la télé (j'ai vu une merde dans l'étrange lucarne).   Tu devrais manger des épinards (ce serait bien que tu sois plus fort, eh, gringalet !) .  Avoir la taille haricot vert (être mince, alors). Les oreilles en feuille de chou (avoir les oreilles décollées).                                      

L’homme à tête de chou (Serge Gainsbourg himself, assez capable d'auto-dérision pour s'affubler lui-même de ce sobriquet et en faire une chanson). J’ai pas un radis (J'ai pas une thune. Si vous suivez mon blog, vous savez ce qu'est une thune, sinon utilisez la fonction recherche). Sec comme un haricot (maigre)

Se prendre le chou (soit se faire chier pour quelque chose, se prendre la tête, soit  avoir un conflit avec quelqu'un d'autre).                                                                               Ramener sa fraise (Causer alors qu'on vous a rien demandé)                                            Aller aux fraises (Voir le commentaire de Patatate plus haut, faut chercher !)                        Se faire la cerise (Se barrer, se trisser, dégager)                                                              Croquer la pomme ( baiser, avec un peu le sens d'une première fois, mais pas toujours)          Etre une bonne poire (être pris pour un con)                                                                  Avoir la banane (être en forme)

                                                                                                                                                  Etre une patate  (être bête)                                                                                              Etre une courge (Etre bête)                                                                                              Une aubergine (une contractuelle qui met des papillons sur les pare-brise)                    Rouge comme une tomate

 

Les apports de 12 (tiens, longtemps qu'on a eu un dessin...) : Etre dans les choux (être distancé), se faire prendre la grappe (se faire alpaguer par un bavard) Lâche-moi la grappe (laisse-moi tomber, casse-toi tu pues, lâche-moi les grelots), avoir un petit pois dans la tête (être con comme un balai)

 

 

 

 

 

 

Par Jacques Michaud - Publié dans : Taillage de bavette - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /Nov /2006 20:25

Chiant comme la pluie

Souviens-toi, Barbara, il pleuvait sur Brest, ce jour-là...Comme la pluie ne peut pas être systématiquement associée à un poème de Prévert, il se trouve qu'elle modélise ce qu'il y a de chiant dans un sens doux, mais ennuyeux. 

STL à l'instar de Vincent nous livre quelques expressions qu'elle a relevées et justement, elle parle de la pluie.

1. moujiner (c'est un peu comme bruiner, c'est la petite pluie qui mouille... comme s'il y avait un brumisateur géant dans le ciel). On dit souvent par chez moi "y moujine" (chez STL, c'est l'Auvergne, NDA)

2. aller à la graille ou grailler (casser la croûte)qui donne : le graillou (la boufftance, la bouffe)"tiens ça sent le graillou".

3. être cagué par qq'un ou qq chose (être enquiquiné)"putain ça me cague"

4. aller au cul derrière la gare

5. avoir un oeil qui dit merde a l'autre

 

6. se geler les miches (c'est le cas actuellement)

7. un tire-jus (mouchoir)

 

8. à tire-larigot

Moujiner est très certainement un mot régional équivalent à un autre verbe régional de l'ouest crachiner (de crachin). Il ne s'agit pas d'une métaphore, mais d'un mot bien local qui dénote une certaine sorte de pluie. La graille, pour la pitance, n'est pas non plus une métaphore, mais un mot populaire. Le suffixe -ou de graillou donne à la graille un côté sympathique, comme canaillou pour canaille. A noter aussi que quand on dit, ça sent le graillon, on désigne le côté désagréable de l'odeur de graisse brûlée. Tous les autres termes ont à voir avec un sens métaphorique plus ou moins passé dans la langue.

Etre cagué, équivaut à "ça me fait chier" (je crois qu'en occitan chier, c'est cagar : tu me fas cagar). Ce qui est intéressant, c'est la construction grammaticale de type passif.

Aller au cul derrière la gare (ou l'église) n'a de métaphorique que le mot cul qui désigne le sexe en général (et parfois le cul, spécialement). Cette expression était utilisée partout et dans les années cinquante, c'était un summum de vulgarité.

Avoir un oeil qui dit merde à l'autre, c'est bien sûr loucher, être bigleux.

Les miches étant, à l'origine, des pains ronds, de bonne taille, elles ont fini par désigner les fesses : les miches sont un mot argotique d'une certaine élégance. A comparer à "se geler les fesses, se geler le cul, se geler les couilles".

Merci pour le tire-jus, mot savoureusement dégueulasse, que mes parents aussi utilisaient pour désigner le bon grand mouchoir à carreaux violet.

Enfin l'harigot étant autrefois une flûte (merci le Robert)et reste un jeu d'orgue. Je ne vois pas bien comment s'est construit le mot mais peut-être qu'il fallait souffler fort dans l'harigot. A tire-larigot, ça veut dire : beaucoup, à foison, autant qu'on en veut, sans restriction....

Faites comme Vince et STL, balancez ! Je pontifie un peu, mais de temps à autre ça me fait du bien. Si ça vous gave, vous laissez braire.

Par Jacques Michaud - Publié dans : Taillage de bavette - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /Nov /2006 20:09

Taillons une bavette, à bâtons rompus

Il me fait beaucoup d'honneur le Vince, qui m'écrit en me créditant d'un savoir qui me permettrait de répondre à pas mal de questions. Ne pétons pas plus haut qu'on a le cul et ne laissons pas penser que notre savante ignorance (tiens, un oxymoron !) est universelle...(Tiens c'est absurde mais très juste !).

Il dit :

1-Se payer une bonne muflée ( dixit Reiser dans "On vit une époque formidable"), à propos de boire un coup (à seul ou plusieurs)

2- Se faire claquer le beignet (s'agit-il d'une taloche ou d'une biture?)

3- L'expression " T'as compris la poloche?", vieille expression berrichonne, utilisée pour laisser planer un doute sur une discussion à laquelle une tierce personne s'invite sans autorisation.

4- " Ah c'te coche!" En parlant d'une personne un peu niaise ( expression normande? mouche du coche? cochonne?)

5 - " Qu'est-ce tu bouines?" Que veut dire exactement bouiner? Celà veut il dire foutre?

Je dis :

1. Se payer une (bonne) muflée, ce n'est pas seulement boire un coup, mais se bourrer la gueule. Origine que je ne connais pas. Reiser ne l'a peut-être pas inventé. Quoique !

2. Se faire claquer le beignet, n'est-ce pas se faire claquer le bec ou clouer le bec ? Ne pas confondre avec se faire claquer le baigneur (qui est prendre une tape sur le cul)

3. T'as compris la poloche ? Je ne connaissais pas. On pourrait lui dire, à l'autre, le trop-se-mêle (comme disait ma mère) : "on t'a pas sonné(e) !"

4 Ah ! c'te coche. Je ne connaissais pas. Le Robert note "coche" comme un mot régional pouvant désigner la truie. On dit bien : bête comme un cochon, alors une truie, pensez donc ! ( Oui, oui, je dis bien ça exprès, je tends les verges pour me faire fouetter, oui, ah oui !)

Quant à la mouche  du coche, j'y reviendrai...je la tenais en réserve... Patience

5. Bouiner, c'est bidouiller, bernasser, merdonner, faire des petites actions, fourrager, fourbancer. Qu'est-ce tu bouines ?  ( Qu'est-ce que tu bricoles. ?)   "foutre" dans le sens de faire, serait ici excessif.....En tout cas, on n'est pas dans le registre de la métaphore

Chez nous dans le Val de Loire, une bouine, c'est une petite serpillière ( Passer la bouine ). Une bouinotte, c'est une petite fenêtre...genre lucarne, mais dans un muir  ( j'en ai une chez moi !)

Foutre...voilà un mot à la large polysémie...qui méritera un arrêt...

Merci Vincent ! Faites comme Vincent, balancez !

Par Jacques Michaud - Publié dans : Taillage de bavette - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Linguapop


Linguapop est un blog pour aimer une langue populaire, créative, qui s'invente chaque jour. Verte, savoureuse, vulgaire ou malséante, élégante ou déjantée, affectée ou provocante, la langue française nous intéresse dans tous ses états.

 



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Le pitch 

 

C'est un mot franglais à la mode chez les chroniqueurs, gens à la mode qui doivent en peu de mots raconter un livre, un film, une pièce, à la mode mais jamais un poème car ce n'est jamais à la mode un poème (1). Parfois l'exercice est difficile puisqu'il faut parler d'une oeuvre sans rien en dire pour ne pas la déflorer. Il arrive bien souvent que ces chroniqueurs parlent d'une oeuvre qu'ils ne connaissent pas, n'ont pas vue ou lue. Stéphane Bern, par exemple, l'avoue parfois. J'ai cependant une affection particulière pour Laurent Ruquier qui lit généralement tous les livres dont il parle (ou alors c'est un sacré entubeur...). Et qui ne parle que de ce qu'il aime le plus souvent.

 Un pitch, c'est donc le racontage en quelques mots de l'essentiel d'une oeuvre (il faut dire que ça s'applique plutôt à des fictions mais pas du tout à la philosophie ou à la science, dont tout le monde se contrefout dans ces milieux chroniquistes). Bref, c'est un résumé, mais résumé ça fait con. Alors, je trouve un mot super qui pendant qu'il est pas con fait moins con. Vous me suit ?

Lorsque j'enseignâmes, je disa à mes élèves que le titre d'une oeuvre était déjà un résumé, en quelque short.

En cinéma, pour moi, le pitch serait le synopsis (résumé d'un film en 30 à 40 mots). Le synopsis est le résultat d'une grande maîtrise pitchique. Des milliers de films n'ont pas été tournés parce que l'auteur n'était pas capable de rédiger un synopsis. Et parmi eux, quelques chefs-d'oeuvre n'ont jamais vu le jour.  Malheureusement, mais je m'en fous quand même, le synopsis désigne, dans la langue populaire, tout et n'importe quoi mais rarement le synopsis. Ce sont les affres à vivre pour ceux qui connaissent la langue, l'aiment, et pardonnent à ceux qui la connaissent mal de l'abîmer un peu. Sachant que ceux qui l'abîment la créent eux aussi.

Vous avez vu ? Je retombe toujours sur mes deux pieds.

C'est un métier le funambulisme. C'est un métier surtout celui de Suez.

Ach !

 

 

No problemo 

 

Expression amusante (pour dire "pas de problème") puisqu'elle tend à imiter une pseudo expression espagnole. L'ennui, c'est qu'en espagnol, la traduction de "un problème", c'est "un problema".

Depuis une dizaine d'années, l'expression "pas de souci" tend à supplanter le "pas de problème". Aujourd'hui, l'expression se renouvelle dans une prononciation particulière : no souçaille !

J'ai quant à moi une tendresse particulière pour le "panipwoblem" des Antillais....

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