Linguapop, pour aimer une langue populaire qui s'invente chaque jour

Les larrons les plus connus sont le bon larron - qui devait être à dextre, je suppose- et le mauvais larron-lui à senestre- qui ont accompagné la crucifixion et la mort du Christ (selon, bien sûr, les Evangiles qui ne sont pas parole d'évangile pour tout le monde). Sauf qu'on ne dit jamais qu'eux aussi se sont pris un grand bout de ferraille au travers du buffet (mais je crois qu'ils n'ont pas connu l'éponge vinaigrée, c'est toujours ça ! on a les joies qu'on peut.).
Essayez donc de mourir le même jour que quelqu'un de célèbre : on vous oublie carrément. Jean Cocteau, qui n'était pas un inconnu a eu le tort de mourir le même jour que sa copine Edith Piaf. Tac ! Edith a eu la vedette et lui a fait les pages intérieures ! C'est vrai qu'il chantait vachement moins bien Jean Cocteau.
La racine latine "latro" a donné aussi "ladron"  en espagnol (accent tonique et graphique sur le on, désolé, mon ordinateur ne connaît pas la Guardia Civil, je veux dire la police espagnole, c'est malin !). Un larron, c'est donc un brigand, un voleur, une racaille quoi !
S'entendre comme larrons en foire, c'est donc pour deux ou plusieurs personnes être dans une pleine complicité pour vivre une aventure un peu en marge ou accomplir toutes sortes de méfaits que la société est censée leur pardonner car ils accomplissent des forfaits qui les font rire et qui, normalement, si tout va bien, doivent faire rire les autres...
La particularité des larrons en foire est leur certitude d'être les meilleurs et par conséquent d'être garanti dans une certaine invulnérabilité...Je m'y connais.
Jeu 18 jun 2009 1 commentaire
Copains comme cochons, donc :
Anne-Laure - le 18/06/2009 à 22h18