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Avaler une poire d'angoisse

Aujourd'hui, avec l'automne, je me dis que je vais faire un délire de fruits...après mon délit de fuite en vacances.  J'en mange trois par jour....(des fruits) .Et puis je me rappelle cette fameuse poire d'angoisse dont j'ai retrouvé l'expression dans un bouquin dont je vous ai déjà parlé, qui n'est pas extraordinaire , mais qui parle  à la première personne d'un très ancien voisin - François Villon- né l'année, voire le jour de la crémation de Jeanne d'Arc (Alors ? vous êtes bon dans les Quizz ?). Comme vous ne le savez peut-être pas, Villon a été emprisonné dans les geôles et les oubliettes du château de Meung-sur-Loire, tout près d'où j'habite. Il y aurait composé ou eu l'illumination de cette fameuse ballade du pendu.

Frères humains qui après nous vivez

N'ayez les coeurs contre nous endurcis

pour lire tout : http://poesie.webnet.fr/poemes/France/villon/3.html

Ce salaud d'évêque d'Orléans qui Thibaut d'Aussigny s'appelait, l'aurait fait mettre à la question , donc l'aurait fait torturer avec, notamment, le supplice de la poire d'angoisse.

Jean Teulé, l'auteur qui se glisse dans la peau de Villon nous narre : "Puisque de toutes manières je ne réponds rien de satisfaisant aux questions, on me glisse une poire d'angoisse dans la bouche.  En pivotant (sic) la partie supérieure comme une clé dans une serrure, les trois tiers de la poire de cuivre s'écartent au fur et à mesure qu'on fait tourner la vis centrale".

Vous imaginez la suite. Et donc, ce supplice aurait suscité l'expression mise en exergue.  Voici le dessin de l'instrument  :

 

 

 

 

 

 

 

 

Citations et illustrations issues  de Je, François Villon, de Jean Teulé; Julliard, 2006

 

Lun 28 aoû 2006 Aucun commentaire