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Gaston Couté, poète (paysan, libertaire)

 

 

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  Le Dictionnaire de la Zone
 


 

Le courrier des lecteurs

A propos de l'article

On n'est pas rendus à Loches

Francis L. nous écrit :

"Au 19eme siécle l'Etat a choisi de privilégier la route de Saint Maure, la nationale 10, pour aller dans le Sud au dépend de la route de Loches, la laissant ainsi dans un mauvais état. D'où on n'est pas rendu à Loches ! "

Gueuler au charron

Zulunation nous écrit :

" "charron" est un dérivé de "char" avec le suffixe "on" et "crier[gueuler] au charron" signifie crier au secours - par exemple à la vue d'un voleur (d'où "charron" = voleur cf. 'Le langage parisien au XIX° siècle" par Sainean et Lazare, Ed. Boccard 1920) -.

Une piste très crédible pour l'origine de l'expression est proposée par Emile Chantard dans son ouvrage "La vie étrange de l'argot" (Denoël et Steele, 1931) : il y expose que le manque de graisse aux moyeux des roues provoquait lors de la rotation un bruit désagréable, j'ajoute : un bruit probablement assimilable à un cri au secours ... et voilà la boucle bouclée ! "

La maison du bon Dieu,

  • Au 19eme siécle l'Etat a choisi de privilégier la route de Sainte-Maure, la nationale 10, pour aller dans le Sud aux dépens de la route de Loches, la laissant ainsi dans un mauvais état. D'où "on n'est pas rendu à Loches !"

    Bâtie comme une cathédrale

    Bruno Grossoleil nous indique que Anne-Laure B. a raison mais qu'elle a oublié de préciser que "dans une cathédrale, les saints (seins) sont à l'intérieur" !

Utopiste nous écrit ceci :

"Un jour j'ai entendu ma voisine dire à sa copine en parlant de moi "ici c'est la maison du bon dieu". Elle n'en n'a jamais rien su (on ne se fréquentait pas), mais ce jour-là je me suis rendu
compte que ma maison était vraiment un lieu d'accueil où les gens (sdf, homo, toxico...) aimaient venir se ressourcer. Nous avions en effet accueilli plusieurs personnes (l'une après l'autre) et
nous leur avons offert l'hospitalité, le temps de se reconstruire. L'aventure continue. Mes enfants vont bientôt accueillir une jeune fille qui se retrouve à la rue suite à une rupture familiale.
Et si c'était ça la VRAIE SOLIDARITE ?
Que ceux qui ont la chance d'avoir une maison ouvrent leur porte à ceux qui sont dans la rue ! On pourra ainsi vraiment enrayer la misère !"

A propos de "Une famille tuyau de poële" (par Philippe D.)

  • Famille tuyau de poêle designe une famille qui pratique l'inceste dans tous les sens, comme des tuyaux de poêle s'enmanchent les uns dans les autres, cela désigne donc des membres d'une même famille qui "s'enfilent" sans tenir compte des liens de parenté ni des âges.
    "Tu fais ça mieux que papa."
    "Je sais maman me l'a déjà dit."
    cela pourrait être un dialogue entendu dans une famille tuyau de poêle. "

    A propos de "Dormir sur la béquille"

    Un disque vient de sortir, qui illustre avec brio, cette expression.
    Allez donc voir le clip que nous transmet son auteur : Lastic



Etre chocolat
par zulunation

"Il semble que l'origine de cette expression soit incertaine et fortement disputée : en effet Alain Rey pour sa part avance que l'équation "chocolat" = "dupe" était posée bien avant que le clown Footit ne présente son duo puisque, antérieurement, "chocolat" était synonyme "d'appât" (friandise) pour attirer les gogos ; ainsi dans l'argot des joueurs de bonneteau, on appelait "chocolat" le compère qui, de concert avec le manipulateur des cartes, simulait le gagnant au jeu et pouvait ainsi appâter les autres à venir jouer/perdre leurs économies ; par glissement sémantique, on pouvait comprendre que les naïfs fussent alors "chocolat" c'est à dire privés au final d'une chose sur laquelle ils comptaient.
... ferions-nous donc "chou-blanc" avec l'histoire du clown-blanc Footit
?


A propos de l'expression  "aller se brosser"

Notre zélé zoulou qui n'est pas du genre à faire l'oeuf commente cette expression :

"
A propos d'une petite coquille

il est très probable que l'expression du jour "Aller se [faire] brosser" soit la rétraction de l'expression populaire septentrionale "Aller se [faire] brosser un oeuf", expression dont Patrice Houzeau nous dévoile l'origine :
"expression familière qui date du temps où, dans les cités minières, il y avait encore des gares, et dans ces gares des trains et des gens à mettre dedans. En ce temps-là, celui qui avait malencontreusement manqué son train du matin n'avait donc plus que la seule ressource d'attendre le train suivant en avalant oeuf dur, café noir et deux ou trois genièvres au buffet de la gare (ils étaient encore ouverts en ce temps-là) ou au bistrot d'en face (il y en avait encore en ce temps-là).
Les mines étant par définition généreuses en poussière, il s'avérait parfois nécessaire de passer un coup de chiffon sur la coquille de l'oeuf à servir. D'où l'expression si typiquement locale, si imagée : "aller se faire brosser un oeuf"." (voir ici ->
http://290364.canalblog.com/archives/chant_du_bouc/index.html) "


A propos de "moucher la chandelle"

Juste une brève sélection tirée ici du "Dictionnaire d'argot et de français populaire et familier et phraséologique et érotique et encore bien d'autres choses" (collectif) accessible en ligne pour consultation ici : http://www.languefrancaise.net/bob/
- s'allonger le berlingot ( http://www.languefrancaise.net/bob/detail.php?id=23166 )
- se passer (se filer) une gerbe ( http://www.languefrancaise.net/bob/detail.php?id=19918 )
- écrire à sa famille ( http://www.languefrancaise.net/bob/detail.php?id=25075 )
- s'astiquer (se gratter) le bouton ( http://www.languefrancaise.net/bob/detail.php?id=25076 )
- secouer son grain de café ( http://www.languefrancaise.net/bob/detail.php?id=25077 )
- s'effeuiller ( http://www.languefrancaise.net/bob/detail.php?id=25078 )
- jouer de la mandoline ( http://www.languefrancaise.net/bob/detail.php?id=25079 )
- se compter les poils ( http://www.languefrancaise.net/bob/detail.php?id=25080 )
- battre la semelle ( http://www.languefrancaise.net/bob/detail.php?id=5250 )

Il existe des douzaines d'expressions similaires, sachant que tous les patois, jargons, dialectes et autres parlers locaux ont des correspondances pour désigner l'autophilie sexuelle féminine, comme masculine.

J'ai souvenir que "moucher la chandelle" se dit précisément dans le contexte d'une masturbation masculine suivant/cloturant un rapport réel mais interrompu ...



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Lundi 2 novembre 2009
Cette expression est citée par Claude Gagnière dans Pour tout l'or des mots, Bouquins, Robert laffont. Elle se rapporte à une personne qui a les jambes arquées...Nous disions, nous, autrefois : "cette personne doit faire du cheval", ce qui est, vous l'avouerez, un poil plus élégant ! Mais nous disions aussi : "elle a dû faire du cheval sur une barrique !"  C'est vilain de se moquer, mais on adore ça !
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Samedi 31 octobre 2009
Cette expression viendra compléter pour désigner la ladrerie et même la lésinerie (1) celle que nous avions rapportée naguère et que XII avait bien voulu illustrer : avoir un portefeuille en peau de hérisson.
Comment en effet iriez-vous chercher quelque thune au fond de votre poche si des oursins y font barrage ?
Molière a fait de son Harpagon dans l'avare un mot commun qui se peut écrire sans majuscule. N'oublions pas non plus ce savoureux nom-composé métaphorique et synonyme d'avare : fesse-mathieu (littéralement d'après Petit Bob: qui fout la fessée à St Matthieu (patron des usuriers) pour en tirer de l'argent.

Avoir un portefeuille en peau de hérisson


(1) Avarices extrêmes
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Mardi 27 octobre 2009
Anne-Laure B. nous soumet cette comparaison avec le commentaire suivant :
"expression de gens du bâtiment qui, dans un registre différent,  pourrait être rapprochée, quoique avec une portée plus large, de "plate comme une limande". Façon de dire "une grande perche", "sans airbags."
Je me rappelle que Jean-Pierre L. m'avait déjà communiqué cette expression en la rapprochant plutôt d'un sens de perfection. En effet, une cathédrale, c'est le summum du savoir-faire et parfois même, malgré qu'on en ait (à vos Grévisse !), de la beauté.
Plate comme un limande est une expression déjà ancienne pour ado boutonneux des années 60 associée à certaines variantes telles plate comme une planche à pain, plate comme une planche à repasser (ou directement par métaphore c'est une planche à pain, une planche à repasser).
Il est clair que la métaphorisation avec "airbag" est contemporaine et témoigne de la prodigieuse inventivité de la langue. Je sais que certains esprits chagrins regretteront que ce soit du franglais. Allez, l'interpénétration des langues est un bien (à tous points de vue...) 
Elle a de beaux airbags...
Poétiquement, autrefois, on pouvait dire "elle a de beaux arguments" ou "elle a de beaux avantages". Cela me rappelle que dans le théâtre classique on parlait des "appas" (avec cette orthographe, bien que ce dont on parle soit bien des appâts.
Quant à "la grande perche", elle désigne une personne, homme ou femme, longiligne et très
grande (longue comme un jour sans pain).


N.B. Voir le commentaire de Bruno G.
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Lundi 26 octobre 2009
Variante : C'est tellement bon qu'on en mangerait sur la tête d'un pouilleux.
Cette expression que nous a communiquée Michel T. n'est pas facilement classable dans l'ensemble des figures rhétoriques ou stylistiques. Je sais, vous allez me dire "on s'en branle ! le principal c'est que ça nous fasse marrer." Certes,le principal c'est l'essentiel (tautologie !)! mais moi, devant une telle expression, je suis comme une poule qui aurait trouvé un couteau et finalement, à y bien regarder, ça me troue le cul de ne pas avoir de réponse absolument claire du côté des sciences du langage même si j'ai quand même l'impression là de sodomiser les mouches. Et j'ajouterai tout de même que votre manque de curiosité me désole et ne m'étonne pas du tout. Quel siècle !
à croire qu'avec BAC+1 vous vous verriez déjà diriger un EPAD !
On peut partiellement parler de métaphore puisqu'en l'occurrence (et c'est vraiment le cas de le dire) "la tête d'un teigneux"(beurk !) se substitue à (on en mangerait) n'importe où (sous-entendu : peu importe dans quelles conditions y compris les plus dégueulasses). Mais par ailleurs, l'introduction d'un quantifiant "tellement bon que" nous amène du côté de la comparaison.

Autre expression contiguë par la notion de propreté vs saleté :
Chez eux,
c'est tellement propre qu'on pourrait manger sur le carrelage.
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Vendredi 23 octobre 2009
Marie-Odile M. nous signale l'expression "gueuler au charron". L'expression a deux sens principaux relativement proches : crier au voleur ou protester, se plaindre avec force, voire même publiquement.
L'origine du mot charron est uniquement et partout décrite comme relative à la fabrication de roues de chars, de carrosses, de charrettes, ce qui ne semble pas une piste cohérente par rapport au contexte. Alors, doit-on mettre en relation charron et "charre" qui, en argot, signale des mensonges ou tromperies ? Je n'en suis pas sûr.
Toi, tu me racontes des charres, tu me racontes des craques.

Sortons le joker et voyons si un zélé zoulou devenu silencieux ces derniers temps ne nous donnerait pas de nouvelles pistes ?

Expressions connexes liées au fait de brailler :
Gueuler comme un veau, gueuler comme un putois, gueler comme si on (vous) égorgeait; gueuler comme un cochon qu'on égorge, hurler au loup


La Fête à Loulou est chantée par Yves Montand

Viens casser la graine
Viens boire un p'tit coup
Viens, y a pas de gêne
On est entre nous
On va s'gondoler
Quand l'chef d'atelier
Fera son discours
Y a la grande Léa
Qu'a une jolie voix
Dans «Plaisir d'amour»

Et si les voisins gueulent au charron
On leur répondra du haut du balcon :
"Oh ! Y a de la joie
On a bien le droit
De faire les fous
Eh, montez chez nous
C'est la fête à Loulou !"

http://www.deezer.com/listen-4299466
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Vendredi 16 octobre 2009
Un grand coup de pied au cul permet de propulser quelqu'un (plus) haut dans l'espace social. Un coup de piston donné par quelqu'un possédant une position élevée dans cet espace social l'aspire tout également du côté de la France d'en-haut. De mauvaises langues vont tout de suite y voir un lien avec l'actualité de Jeannot Lapin. Il est vrai que Petit Jean commençait à végéter. Et que le département où il se traîne manque de bras et d'intelligences supérieures.
Je suis fier de vivre dans un pays où l'ascenseur social permet à tout un chacun  de s'extraire d'une multitude pour accéder à des situations élevées. Fort heureusement, c'est ça la revanche de la République sur un système monarchique où il suffisait d'être bien né pour ne pas à avoir à attendre le nombre des années.
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Lundi 12 octobre 2009

Dans les années 50-60 - et avant bien sûr- , danser ne pouvait être un acte solitaire : il s'agissait d'une affaire de couple, presque exclusivement. C'était avant le jerk, et bien avant l'électro ou la tectonique. A l'époque, on dansait lors de bals (bals populaires, bals parquets, soirées), la plupart du temps au son de l'accordéon. Les garçons seuls ne pouvaient danser que si une fille répondait à leur invitation (sans faire la mijaurée) et les filles seules, elles, ne dansaient que si un garçon les invitait. Comme bien souvent, le garçon seul jouait sa réputation sur ces soirées, les filles moins jolies ou un peu nunuches avaient moins de chances d'être invitées et elles pouvaient passer leur soirée sur les banquettes. J'en ai vu, j'avais de la peine pour elles, mais je jouais moi aussi ma réputation. Et puis j'étais un pezu timide aussi.
L'expression faire banquette est aujourd'hui utilisée - à juste titre - pour les joueurs de foot qui, éternels remplaçants, restent toujours sur le fameux banc des remplaçants.
Par extension, faire banquette signifie ne pas participer parce qu'on n'y est pas invité. La nuance de rejet qui l'accompagne fait penser à la fameuse mise au ban (de mettre au ban), qui issue de bannir, signifie être mis à l'écart, être rejeté, être exclu.

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Mardi 6 octobre 2009
Merci à James M. pour cette expression apportée sur un plateau et en trinquant à la bonne santé de Pierre et Paul (et Cie) qui, comme chacun sait, étaient des fameux apôtres, sans doute des saintes nitouches (les saintes n'y touchent), et qui, à coup sûr, évitaient de faire le jacques parce que le barbu prophète en son pays, ce beau jésus, un vrai dieu, les aurait menacés de ne pas les laisser entrer au Paradis, que le Paradis ils ne pensaient qu'à ça.
Vous remarquerez à quel point je maîtrise les digressions puisque je n'ai nullement besoin de commencer mon sujet avant de digresser. Je digresse d'abord, ce qui fait que le sujet digresse par rapport à la digression ! (et là mon index tourne autour de ma tempe comme celui de Perceval dans le trop fameux Kameloot (enfin la série va reprendre à la télé, je suis fan !)). Fermez les parenthèses.
Ores doncques (comme dit Christine qui peut-être l'écrirait autrement), cette expression qui n'a rien de sexuel mais qui l'eût pu avoir (quelque chose de sexuel !) évoque cette bien vivance qui consiste à se murger sévère, au cours d'une nuit pleine de verres pleins et de regards vides et à repartir par exemple au petit blanc ou à la bière dès potron-jacquet. Ainsi, le four métaphorique n'a pas eu le temps de refroidir.
J'avais en son temps noté l'expression à moi offerte par René B. "rallumer la chaudière" (cf.archives) qui évoque le besoin qu'on a, un lendemain d'excès alcoolique, de boire à nouveau de l'alcool pour être en forme (on sait évidemment que le corps, après une cuite -et donc un excès de sucre- se retrouve en manque : en hypoglycémie. Quoi de mieux alors que de reprendre du sucre sous forme alcoolique,  donc de rallumer la chaudière ?)
James qui s'y connaît m'a illustré le bidule en évoquant les gaziers (ceux qui fabriquaient autrefois jadis naguère) le gaz de ville en enfournant du coke dans les fours. Je te parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Ils avaient chaud au cul. Ils avaient chaud partout. Ils étaient bien obligés de boire. A de certaines époques, l'eau était suspecte : on lui préférait le pinard. Ainsi, on redémarrait le four chaud.
C'est clair ?
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Lexicojolie

On en apprend toujours
 
Etre dromomane

J'aime ce mot qui m'a été légué par un des mes professeurs de littérature féru de Jean-Jacques Rousseau qui était, selon lui, dromomane, c'est-à-dire toujours prêt à marcher, à aller ailleurs, à fuir aussi puisque il n'hésita pas à abandonner ses mômes (du grec dromos : fuir, se déplacer et le morphème -mane (habitude, manie)..
La marche était consubstantielle à Rousseau, il est vrai (les Rêveries d'un promeneur solitaire). En quoi cela était-il pathologique ? J'avoue que je ne saurais le dire.
Je me sens dromomane de la pensée. Il est vrai qu'on m'a toujours dit que j'étais "ailleurs".

"La marche a quelque chose qui anime et avive mes idées : je ne puis presque penser quand je reste en place; il faut que mon corps soit en branle pour y mettre mon esprit. La vue de la campagne, la succession des aspects agréables, le grand air, le grand appétit, la bonne santé que je gagne en marchant, la liberté du cabaret, l'éloignement de tout ce qui me fait sentir ma dépendance, de tout ce qui me rappelle ma situation, tout cela dégage mon âme, me donne une plus grande audace de penser, me jette en quelque sorte dans l'immensité des êtres pour les combiner, les choisir, me les approprier à mon gré sans gêne et sans crainte. Je dispose en maître de la nature entière; mon coeur errant d'objet en objet s'unit, s'identifie à ceux qui le flattent, s'entoure d'images charmantes, s'enivre de sentiments délicieux."
Jean-Jacques ROUSSEAU

Etre en capilotade 

Voilà une expression qui ne paraît nullement imagée en premier rideau. Elle signifie être "en piteux état, en miettes, en marmelade" (cf. Petit Bob). Je l'utilise quant à moi pour dire que je suis en vrac, au bout du rouleau, complètement déjanté et légèrement à la ramasse comme après une demi-journée d'un boulot de con.
Si l'expression n'a plus rien d'imagé aujourd'hui, il est tout de même intéressant d'en voir la formation. Ce mot vient de l'espagnol "capirotada qui signifie "ragoût de câpres". Ainsi, il m'arrive d'avoir le dos en ragoût de câpres...

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